« Rêver la ville de demain ? Non. Gérer la ville d’aujourd’hui »

« Depuis quelques jours, notre volonté d’examiner sérieusement la possibilité pour Saint-Augustin-de-Desmaures de quitter le Réseau de transport de la Capitale fait beaucoup réagir.

Avant d’aller plus loin, une chose doit être très claire.

Un maire qui fait cavalier seul ne fait rien. Du moins rien de bon. On le constate dans certaines villes.

J’ai le privilège de travailler avec des membres du conseil municipal engagés et une administration compétente. Des gens forts qui n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent et d’en débattre. C’est essentiel.

Je n’ai jamais cru qu’un maire devait être la personne la plus importante dans la pièce. Au contraire. Mon travail consiste notamment à m’entourer de gens compétents, à leur donner les moyens de travailler, à écouter, à poser les bonnes questions et, ultimement, à participer à la prise de décisions.

Un chef d’orchestre.

Les résultats obtenus à Saint-Augustin-de-Desmaures au cours de la dernière décennie sont ceux d’une organisation.

Et cette organisation fonctionne. Très bien.

C’est cette même organisation qui envisage le présent projet. Pas moi seul.

Revenons donc à ce projet de transport collectif.

Les questions soulevées à gauche et à droite depuis quelques jours sont légitimes. Les critiques aussi. Mais après avoir lu et entendu beaucoup de propos, très souvent émotifs, je crois utile de faire quelques mises au point et de rectifier certains faits.

Notre démarche est beaucoup plus simple que certains tentent de la présenter.

Nous payons plus de 9 millions de dollars par année pour le RTC. Pour une ville d’environ 21 000 habitants.

Le service reçu est médiocre et simplement pas à la hauteur. La fréquence est insuffisante. Les temps de parcours sont peu attractifs. Notre territoire ne compte que quatre abribus, nombre qui, de surcroît, ne cesse de diminuer.

Les Augustinois eux-mêmes portent un jugement plutôt sévère sur la situation. Selon notre récent sondage Léger (avril 2026), 96 % des citoyens se disent satisfaits ou très satisfaits des services municipaux dans leur ensemble. Pour le transport collectif, ce score chute drastiquement à 67 %.

À Saint-Augustin-de-Desmaures, 67 % de gens satisfaits d’un service, ce n’est pas notre standard.

C’est carrément pourri.

Le problème est donc facile à poser : nous payons très cher pour un service qui répond mal aux besoins de notre population.

Que fait-on lorsqu’on constate un problème?

En ingénierie, mon domaine :

  • On définit le problème.
  • On analyse.
  • On cherche une solution.
  • On chiffre.
  • On valide.
  • Si ça fonctionne, on agit. Autrement, poubelle. Fin.

Problème? Solution.

Aucune émotion là-dedans.

Des faits. Des données. Des résultats.

Depuis quelques jours, on m’expose plutôt, de façon parfois paniquée, toutes les raisons pour lesquelles ce serait compliqué, voire impossible.

  • Notre territoire est grand.
  • Il faudra modifier la loi.
  • Il faudra organiser le service.
  • Il faudra penser aux correspondances.
  • Il faudra prévoir la perception.
  • Il faudra régler les systèmes informatiques.
  • Il faudra déterminer qui exploitera les véhicules.
  • Il faudra possiblement s’entendre avec le RTC pour les citoyens qui poursuivront leur déplacement vers Québec.

Ben oui. Évidemment. On le sait et on le savait.

Mais ce ne sont pas des raisons pour lesquelles un projet ne peut pas fonctionner. Ce sont des paramètres à considérer pour le concevoir.

C’est précisément pour cela qu’on analyse un projet et qu’on attache tout avant de le réaliser.

À Saint-Augustin-de-Desmaures, je précise.

D’autres fonctionnent différemment. Ça leur appartient. Très peu pour moi.

La première question à se poser est fondamentale et simple : est-il possible, avec plus de 9 millions de dollars par année, d’offrir aux citoyens de Saint-Augustin-de-Desmaures un meilleur service de transport collectif que l’actuel?

Nous croyons très sérieusement que oui.

Nous avons déjà effectué des estimations budgétaires préliminaires. Elles nous indiquent que la démarche est réaliste.

Si les chiffres nous avaient indiqué qu’il fallait dépenser 15 millions de dollars pour remplacer un service qui nous en coûte 9, le dossier aurait été assez vite mis de côté.

Ce n’est pas ce qu’ils indiquent. Nous allons donc poursuivre sur cette voie.

Et la gratuité? Parlons-en.

À peine avions-nous évoqué un réseau autonome qu’au RTC on brandissait déjà le spectre de la double facturation.

« Un citoyen devrait payer son nouveau service à Saint-Augustin, puis payer une deuxième fois pour utiliser le RTC à Québec. Ça coûterait ben cher. »

Pardon? Un instant.

Pourquoi présumer que notre citoyen devra payer son service local? Ou, dit autrement : de quoi on se mêle?

Parmi les scénarios que nous entendons sérieusement étudier figure celui d’offrir gratuitement notre futur service local de transport collectif aux résidents de Saint-Augustin-de-Desmaures.

Pas comme slogan.

Pas comme promesse électorale.

Pas parce que la gratuité serait une fin en soi.

Parce que ça pourrait être efficient.

Si nous récupérons les sommes que nous versons actuellement au RTC et qu’un meilleur service peut être organisé pour moins cher, il serait parfaitement rationnel d’examiner si une partie de cette marge peut servir à éliminer la tarification locale.

C’est exactement ce que nous allons chiffrer.

Et si la gratuité complète n’est finalement pas possible, une chose demeure : les utilisateurs actuels doivent gagner au change, tant sur le plan du service que financièrement.

Notre objectif n’est certainement pas de leur faire payer davantage. Ça serait stupide.

Et clarifions une chose : il ne sera pas davantage question de jouer à la taxite sur l’essence, l’immatriculation, le lait ou la couleur de vos cheveux pour financer le transport collectif.

On se débrouille avec ce qu’on a tant qu’on le peut. Et on n’écoeure pas les gens.

Cela dit, pourquoi croyons-nous être capables de faire mieux que le RTC?

Certainement pas parce que je rêve d’un réseau d’autobus local. Je ne suis pas particulièrement porté sur les rêves municipaux. On y reviendra.

Je préfère les faits, les données et surtout les résultats.

Il y a onze ans, Saint-Augustin-de-Desmaures traînait une dette de quelque 120 millions de dollars.

Nous avons dit que nous allions régler le problème. Les Augustinois nous ont fait confiance.

En 2027, cette dette sera éliminée. Totalement.

Nous avons réduit les taxes de 8 % en 2022 et elles sont gelées depuis.

La satisfaction envers les services municipaux atteint 96 %.

Et lorsqu’on demande aux citoyens s’ils sont satisfaits du déneigement, le résultat est oui pour 99 % des répondants.

Oui, oui, un taux de satisfaction de 99 %.

Pourquoi et comment on obtient un tel résultat?

Parce que notre rôle est de déneiger, alors on déneige.

On ne passe pas notre temps à expliquer aux citoyens à quel point la neige est complexe, que la glace présente cette année des caractéristiques particulières à cause d’El Niño ou de La Niña, que les précipitations varient et surviennent davantage la fin de semaine, que les équipements ont leurs limites, qu’il existe toutes sortes de modèles ailleurs sur la planète, que l’an prochain on va revoir notre politique de déneigement pour que ça aille moins mal d’ici 2035 ou que plusieurs systèmes doivent communiquer entre eux et que le niveau de complexité est proportionnel à leur interconnectivité et aux contraintes du système, alors que pendant ce temps, la neige tombée il y a une semaine est encore là, même pas grattée à plusieurs endroits.

Non.

Pas à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Il neige? On déneige.

Vite, bien, sur-le-champ.

Jour, nuit, soir, semaine ou fin de semaine, congé ou non.

Pas de philosophie, de posture, de discours ou d’approche novatrice découverte en mission à l’étranger.

Pas de tataouinage sur le nombre de centimètres qui doivent tomber avant de bouger.

Il neige, on sort les grattes, les souffleurs, les chenillettes et le reste, pis on déneige. Là.

Verglas? On sale. On sable. Vite.

Le printemps approche? On ne range pas la machinerie. On redouble d’ardeur. On arrache la glace pour pouvoir commencer le balayage des rues sans délai.

Puis passer au lignage et au marquage.

Et on commence à préparer la machinerie. Pour l’hiver qui s’en vient.

Conséquence : 99 % des gens sont satisfaits ou très satisfaits.

Parce qu’on fait ce qu’on a à faire au lieu de participer à des tables de réflexion sur ce que sera le déneigement dans le futur ou à des colloques sur la façon de moins déneiger en se faisant croire que c’est pour sauver la planète.

C’est notamment pour ça que nous croyons être capables de faire mieux que le RTC.

Notre approche. Dans tout. Toujours. Ça fonctionne.

Évidemment, organiser un service de transport collectif est différent du déneigement.

Cette fois, il ne s’agit pas de déplacer de la neige, mais des gens.

Mais la mécanique de gestion demeure étonnamment semblable.

  • Déterminer le besoin.
  • Définir le niveau de service attendu.
  • Analyser les contraintes.
  • Organiser les ressources.
  • Simplifier les opérations.
  • Budgéter.
  • Exécuter.
  • Constater les résultats.
  • Corriger au besoin.

Prioriser, analyser, simplifier et agir.

Dans l’ordre. Avec des chiffres. Pas des impressions, des convictions ou de grandes philosophies.

La base.

On nous dit par ailleurs que le RTC possède une expertise que nous n’avons pas.

Certainement.

Mais l’expertise n’est pas une fin en soi. Elle doit produire des résultats.

En 2024, le gouvernement du Québec a mandaté Raymond Chabot Grant Thornton pour évaluer la performance des dix principales sociétés de transport du Québec. Le RTC s’est classé 9e sur 10 pour sa performance financière. Expertise?

Selon ce rapport indépendant, l’exploitation d’un autobus du RTC coûte 229 $ l’heure, contre 207 $ à la STM et 175 $ à Lévis. Le rapport fait également état d’un taux de 43 % d’autobus immobilisés pour entretien ou en attente d’opération.

Je ne présente pas ces chiffres pour dénigrer qui que ce soit.

Quoique…

Je les présente surtout parce que ce sont des chiffres. Des données. Factuelles.

Et quand une organisation à laquelle nos citoyens versent plus de 9 millions de dollars chaque année affiche de tels résultats, le conseil municipal a non seulement le droit de poser des questions : il en a le devoir. A fortiori quand cette somme croît sans cesse : 50 % d’augmentation depuis 2023! Et le service? Deux abribus de moins…

Bref, si, comme ils l’affirment, c’est le mieux que le RTC peut faire, raison de plus pour changer, et vite.

On ne sait pas comment on va se passer de tant d’expertise, mais on va essayer.

Le garage Newton constitue d’ailleurs un exemple assez spectaculaire de ce qui me préoccupe dans la façon de gérer au RTC.

Un autre exemple d’expertise dont on se passera aisément et sans regret.

Un projet évalué initialement à près de 200 millions de dollars. Le coût projeté a par la suite atteint 647 millions de dollars. Une augmentation de plus de 220 %. Manifestement, l’expertise en estimation est à parfaire.

Un projet dont la mise en œuvre a débuté avant que toutes les conditions essentielles soient sécurisées, notamment les orientations gouvernementales nécessaires à sa réalisation.

Et ce qui devait arriver arriva.

Le projet a finalement été interrompu par le gouvernement alors que près de 100 millions de dollars avaient déjà été dépensés ou engagés.

Des ouvrages de fondation déjà réalisés ont ensuite été remblayés. Littéralement. Enterrés.

Après avoir dépensé ou engagé près de 100 M$ dans le projet.

C’est exactement l’inverse de ma conception de la gestion responsable. Quant à l’expertise… Comment dire…

Analyse. Validation. Action. Dans cet ordre. Toujours. Jamais l’inverse.

Autre sujet d’excitation la semaine dernière : de prétendues chicanes politiques.

Pour ma part, il n’y en a pas. On m’a demandé de réagir aux commentaires négatifs et critiques du maire de L’Ancienne-Lorette concernant notre projet et moi-même.

Je n’ai aucune émotion à l’égard des propos du maire de L’Ancienne-Lorette.

S’il est satisfait du RTC pour ses citoyens et des coûts associés, actuels et à venir, tant mieux. C’est sa ville, pas la mienne. Ses citoyens, pas les Augustinois.

Saint-Augustin-de-Desmaures m’importe. Je ne prends pas mes décisions en fonction des émotions de mes homologues et de leurs priorités.

Ce qui compte, ce sont les idées, les faits, les données et les résultats. Point.

Cela dit, simplement pour rappel, en juin 2025, le quotidien Le Soleil rapportait ces propos du maire de L’Ancienne-Lorette à mon sujet :

« S’il veut se départir du service du RTC et que ça ne lui convient pas, je vais l’aider. Qu’il débarque, qu’il enlève le RTC à Saint-Augustin, il s’organisera. S’il dit que c’est trop cher, c’est qu’il pense qu’il peut avoir moins cher ailleurs. »

C’est précisément ce que nous proposons maintenant d’étudier.

Il devrait donc être content, mais ne l’est pas.

Ben coudonc.

Il est d’ailleurs à noter que nous ne demandons absolument rien aux maires des autres villes de l’agglomération de Québec, ni au RTC et à son nouveau président. Ça aussi semble commander une mise au point.

La situation actuelle découle de la loi. C’est donc au gouvernement du Québec que revient la décision de modifier le cadre législatif pour permettre éventuellement à Saint-Augustin-de-Desmaures de se retirer du RTC.

C’est pourquoi notre conseil municipal s’adresse actuellement aux candidats et aux partis politiques qui sollicitent la confiance des Québécois. À personne d’autre.

La première décision n’est pas de déterminer aujourd’hui la marque des autobus, leur couleur, le système informatique utilisé ou l’emplacement de chaque arrêt.

La première décision consiste à nous donner la possibilité d’étudier sérieusement une autre façon de faire et, si les chiffres fonctionnent, de la mettre en œuvre.

Ensuite, nous ferons ce que nous faisons normalement.

  • Nous analyserons.
  • Nous chiffrerons.
  • Nous comparerons.
  • Nous sécuriserons les aspects juridiques, financiers, opérationnels et politiques.
  • Et seulement ensuite, le cas échéant, nous agirons.

Notre objectif demeure d’amorcer les discussions formelles et les analyses en 2027 afin qu’un nouveau modèle puisse éventuellement être mis en place en 2028.

Alors les nerfs.

On n’a rien demandé à qui que ce soit, sauf aux partis et aux candidats actuellement en campagne.

Je suis allé en politique pour régler des problèmes. Pas pour expliquer éternellement pourquoi ils sont impossibles à régler. Je laisse ça à d’autres. Certains sont excellents à ce jeu.

Lorsque je suis arrivé à la mairie, les finances de Saint-Augustin-de-Desmaures constituaient un problème majeur.

Avec le conseil et notre administration, nous l’avons réglé.

Nous avions une dette énorme.

Nous l’avons réglée.

Nous voulions améliorer les services tout en contrôlant les coûts.

Nous l’avons fait.

Nous voulions réduire la pression fiscale.

Nous l’avons fait.

Aujourd’hui, nous avons un problème de transport collectif.

Même approche. On veut le régler.

Peut-être qu’au terme des analyses, certaines de nos hypothèses devront être modifiées. C’est précisément à cela que servent les analyses.

Je n’ai aucun attachement émotif à un autobus, à une structure administrative ou à un modèle particulier.

Je veux un résultat.

Un meilleur service.

Un service plus attractif.

Un coût inférieur ou, à tout le moins, mieux maîtrisé.

Aucune détérioration de la situation financière des utilisateurs actuels.

Et, si les chiffres le permettent, un service local gratuit pour nos résidents.

Voilà le projet.

Pas davantage, pas moins.

On peut évidemment continuer à nous expliquer pourquoi tout cela est très compliqué, voire impossible.

Nous préférons chercher comment le faire. C’est une approche d’ingénierie.

Peut-être plate, mais furieusement efficace.

Ça m’amène à quelque chose de plus fondamental, pour terminer.

On entend constamment parler de rêver la ville de demain.

C’est joli. Mais un peu insignifiant.

Il faut gérer la ville d’aujourd’hui. Pas rêver celle de demain.

Gérer, pas rêver.

Aujourd’hui, pas demain.

  • Réparer les routes.
  • Entretenir les infrastructures.
  • Ramasser les ordures.
  • Distribuer l’eau potable et collecter les eaux usées.
  • Déneiger les rues.
  • Entretenir les parcs.
  • Gérer correctement les finances.
  • Offrir de bons services.
  • Et, oui, assurer un transport collectif digne de ce nom.

La base.

Parce qu’une municipalité n’a pas à rêver à la place de ses citoyens. Son rôle est de leur fournir une ville qui fonctionne, des services qui répondent à leurs besoins et des finances suffisamment solides pour ne pas hypothéquer leur avenir.

Bien gérer la ville d’aujourd’hui pour permettre aux citoyens, eux, de rêver demain.

C’est moins spectaculaire, moins glamour, moins glorifiant, certes.

Mais je m’en sacre.

C’est mon rôle, mon travail, ma responsabilité.

Et avec les membres du conseil, notre administration et les gens compétents dont nous avons su nous entourer, c’est exactement ce que nous allons continuer de faire.

La base.

Sylvain Juneau
Maire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures »

Solution augustinoise de transport collectif : la gratuité à l’étude

« À la suite de l’annonce de notre volonté d’évaluer le retrait de Saint-Augustin-de-Desmaures du RTC, le spectre d’une double facturation a rapidement été brandi. Certains ont laissé entendre que nos citoyens pourraient éventuellement devoir payer deux laissez-passer, que ça coûterait « ben cher » et que le salut résiderait dans le statu quo, avec le RTC.

Soyons sérieux. Il n’est évidemment aucunement dans notre intention de faire payer davantage les Augustinois. Nous ferons en sorte que ce ne soit pas le résultat de notre démarche.

Saint-Augustin-de-Desmaures verse actuellement plus de 9 M$ par année au RTC. Nous considérons tout à fait réaliste qu’un service conçu spécifiquement pour une ville de 21 000 habitants puisse coûter moins cher, tout en offrant un meilleur service.

Parmi les scénarios que nous entendons sérieusement considérer figure donc la gratuité de notre futur service local de transport collectif pour les résidents de Saint-Augustin-de-Desmaures.

La gratuité n’est toutefois pas une fin en soi. L’objectif demeure l’efficience. Si un nouveau modèle permet d’offrir un meilleur service pour moins que les 9 M$ versés annuellement au RTC, la gratuité pourrait devenir une utilisation parfaitement rationnelle d’une partie de cette marge de manœuvre. Elle sera donc chiffrée et analysée sérieusement.

Si les analyses devaient démontrer que la gratuité complète n’est pas possible, nous ferons en sorte que le nouveau modèle n’entraîne aucune augmentation du coût du transport collectif pour nos usagers.

C’est une recette que nous appliquons déjà. L’efficience n’est pas une théorie ou une nouveauté à Saint-Augustin-de-Desmaures. Notre déneigement en constitue probablement l’exemple le plus frappant. Selon le récent sondage réalisé chez nous par Léger, 99 % de nos citoyens s’en disent satisfaits ou très satisfaits. Vous avez bien lu : 99 %.

Pourquoi obtenons-nous un tel résultat pour un service aussi sensible et exigeant?

Parce que nous ne nous employons pas constamment à expliquer que le déneigement est complexe ou à justifier pourquoi le réseau est encore dans un état lamentable cinq jours après une chute de neige ou un épisode de verglas. Ben non. Notre rôle est de déneiger. Alors on déneige. Vite, bien, sur-le-champ, toujours.

On ne va pas voir ailleurs sur la planète comment ils font et on ne tente pas de réinventer le déneigement. On déneige. Point. Nous en faisons une priorité. Nous définissons le niveau de service attendu, nous analysons les besoins, nous simplifions les opérations autant que possible et nous agissons. Et nous ne lésinons pas sur la qualité du service à livrer. Jamais.

Il y aura toujours de grands spécialistes pour exposer la complexité d’une opération. À force d’empiler les savantes théories, les contraintes, les structures, les systèmes et les processus, on finit par rendre complexe ce qui est pourtant fort simple.

Notre approche : prioriser, analyser, simplifier et agir. Pas de discours ou de posture. Pas de rêve. On agit. Dans l’ordre. L’efficience. La base.

Le transport collectif est évidemment une autre activité. Cette fois, il ne s’agit pas de déplacer de la neige, mais des gens. L’opération de gestion demeure fondamentalement la même : déterminer le service dont les citoyens ont besoin, l’organiser efficacement, y consacrer les ressources nécessaires et le livrer. Point.

C’est cette recette de gestion de projet qui guidera notre réflexion sur le transport collectif. Un service de qualité, simple, efficient et conçu pour être attractif. Sans lourdeur administrative inutile. Du transport. Comme du déneigement.

Nous considérons très réaliste de pouvoir faire mieux pour moins cher. Plutôt que de multiplier les raisons pour lesquelles ce serait trop complexe, nous avons minimalement le devoir de l’analyser sérieusement.

Nous avons fait ce genre d’exercice il y a dix ans devant la situation financière et de gestion catastrophiques de notre Ville. Aujourd’hui : taux de satisfaction de 96 %, première place à l’indice du bonheur Léger dans la grande région de la Capitale, dette entièrement éliminée en 2027, taux de taxation parmi les plus bas de la grande région selon les catégories, taxes baissées de 8 % en 2022 et gelées depuis. Les tarifs aussi.

Je suis allé en politique pour régler des problèmes. J’ai réalisé ce que j’avais annoncé il y a dix ans pour notre Ville. Nous avons pris les moyens, tassé le bois mort et nous nous sommes entourés des bonnes personnes : des gens forts et compétents. Du rationnel, de la méthode et des résultats.

Aujourd’hui, nous avons un problème de transport collectif.

Même approche. On va le régler.

Sylvain Juneau
Maire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures »

Se retirer du RTC pour bâtir un service de transport collectif adapté à Saint-Augustin-de-Desmaures

Le transport collectif demeure un service important pour notre communauté. La question qui se pose aujourd’hui n’est donc pas de savoir si Saint-Augustin-de-Desmaures doit continuer d’offrir du transport collectif, mais plutôt comment nous pouvons offrir un service mieux adapté à notre réalité et aux besoins de nos citoyens.

Actuellement, notre contribution au Réseau de transport de la Capitale (RTC) dépasse les 9 millions de dollars par année. Pour une ville d’environ 21 000 habitants, il s’agit d’une somme considérable. Il est donc tout à fait légitime de se demander si, avec les ressources que nous consacrons déjà au transport collectif, nous pourrions mettre en place un modèle plus efficace et davantage conçu pour notre territoire.

Saint-Augustin-de-Desmaures possède des caractéristiques bien différentes de celles des secteurs plus densément peuplés de Québec. Notre territoire est étendu, nos quartiers sont répartis sur plusieurs secteurs et les besoins de déplacement ne sont pas les mêmes partout. Un modèle conçu spécifiquement pour Saint-Augustin pourrait justement permettre d’offrir davantage de souplesse.

On pourrait notamment imaginer des parcours plus directs vers les principaux pôles de destination, des horaires et des fréquences mieux adaptés aux périodes de pointe, du transport à la demande dans certains secteurs ainsi que des connexions efficaces avec les grands axes de transport collectif de la région.

L’objectif serait simple : offrir un meilleur service aux utilisateurs actuels tout en le rendant suffisamment efficace et attrayant.

Les résultats du plus récent sondage Léger démontrent d’ailleurs qu’il existe une marge importante d’amélioration. Alors que la satisfaction générale à l’égard des services municipaux est très élevée, celle concernant le transport en commun atteint 67 %. Nous pouvons certainement viser mieux.

La réflexion est également importante sur le plan financier. Lorsqu’une municipalité investit plus de 9 millions de dollars chaque année dans un service, elle doit chercher à obtenir le meilleur résultat possible pour ses citoyens. Un réseau davantage adapté à notre territoire pourrait nous donner une plus grande maîtrise des coûts, mais également la possibilité de réinvestir directement les sommes disponibles dans l’amélioration du service.

Il ne s’agit donc pas de remettre en question l’importance du transport collectif. Au contraire. La démarche vise à nous donner les moyens d’en offrir davantage, de façon plus simple, plus efficace et plus près des besoins des Augustinois.

Évidemment, plusieurs questions devront être étudiées avant qu’un changement puisse se concrétiser : les aspects juridiques et financiers, les parcours, les équipements nécessaires, les ententes avec les réseaux voisins ainsi que les besoins réels des utilisateurs. Cette analyse devra être faite sérieusement avant de déterminer le modèle à privilégier.

Mais l’idée mérite pleinement d’être explorée.

Si nous pouvons, avec les sommes que nous consacrons déjà au transport collectif, développer un réseau plus flexible, plus direct, plus efficace et véritablement pensé pour Saint-Augustin-de-Desmaures, nous avons la responsabilité d’étudier cette possibilité.

Au bout du compte, le véritable objectif demeure celui qui devrait guider toutes nos décisions : offrir le meilleur service possible aux citoyens, au meilleur coût possible.

Source

Mot du maire de septembre en page 2 et 3 du MIM


Sur le sujet

Solution augustinoise de transport collectif : la gratuité à l’étude

Le laissez-passer A38

« Rêver la ville de demain ? Non. Gérer la ville d’aujourd’hui »

Résolution adoptée de 25 août 2026


Dans les médias

Retrait du RTC : Sylvain Juneau persiste et signe – Vidéo (Radio-Canada)

Retrait du RTC : les Augustinois ne paieraient pas plus cher, assure le maire Juneau (Radio-Canada)

Saint-Augustin souhaite débarquer du RTC (Le Soleil)

Sylvain Juneau veut se retirer du RTC (Journal de Québec)

Saint-Augustin-de-Desmaures désire mettre en place sa propre solution de réseau de transport (Radio-Canada)

« Scooters », trottinettes électriques et circulation en général dans notre quartier

Un petit mot concernant les échanges des derniers jours à propos des « scooters », trottinettes électriques et de la circulation en général dans notre

Plusieurs citoyens s’inquiètent de la vitesse, du bruit ou de certains comportements observés dans nos rues. D’autres rappellent, avec raison, que les jeunes ont aussi le droit de profiter de leur été et de vivre pleinement leur jeunesse.

Il ne s’agit pas de choisir un camp… Il est tout à fait possible de trouver un équilibre entre la liberté, la sécurité, le plaisir de vivre et le respect de ses voisins.

Se déplacer sur le réseau routier est un « privilège » qui s’accompagne de responsabilités. Peu importe le moyen de transport utilisé, le respect des règles, la courtoisie et l’attention portée aux autres sont essentiels à une cohabitation harmonieuse.

Abordons ces sujets avec notre entourage et rappelons que chacun doit pouvoir s’amuser, circuler et profiter pleinement de son milieu de vie, tout en contribuant à maintenir un environnement sécuritaire et agréable pour tous.

Enfin, lorsqu’il y a des situations dangereuses ou des dérapages, nous devons les signaler au Service de police (SPVQ), l’autorité compétente pour intervenir sur notre territoire. Plus il y aura de signalements, plus il y aura de surveillance.

L’avenir du CNDF – La base

« L’actualité récente entourant l’avenir du Campus Notre-Dame-de-Foy suscite beaucoup de réactions. Comme maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, je me permets une réflexion qui se veut respectueuse, motivée par l’importance de ce qui se joue présentement pour cette grande institution et, surtout, pour les étudiants qu’elle dessert.

D’abord, il importe de rappeler ce qu’est le Campus Notre-Dame-de-Foy.

 Le CNDF occupe une place unique dans notre communauté. Depuis des décennies, cette institution privée contribue à former des générations d’étudiants, à faire rayonner notre région et à enrichir l’offre éducative de tout l’ouest de la Capitale-Nationale.

Derrière le CNDF, il y a un patrimoine bâti exceptionnel, mais surtout une histoire. Des personnes. Des milliers d’étudiants, des enseignants, des membres du personnel et des administrateurs qui ont consacré temps, énergie et passion à bâtir une institution dont nous pouvons collectivement être fiers.

Je respecte pleinement l’autonomie du conseil d’administration et la décision qu’il a prise de refuser l’offre du gouvernement. Je n’ai pas participé aux discussions entourant ce dossier, n’ai pas contacté les dirigeants du CNDF et n’ai pas l’intention de le faire. Cette décision leur appartient.

Cela dit, comme élu et comme gestionnaire, j’ai sur cette situation un regard particulier. Parce que cela se passe chez nous, à Saint-Augustin-de-Desmaures. Les membres du conseil municipal et moi-même sommes préoccupés par l’avenir de cette institution.

 Depuis plus de dix ans, à la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, notre approche est demeurée la même : assurer d’abord et avant tout la solidité des fondations. Les bâtiments. Les infrastructures. Les services. Les finances. La base.

Faire avant de plaire.

Les débats sur la gouvernance ou les structures administratives sont légitimes. Ils ont leur importance. Mais ils doivent demeurer au service de l’objectif principal : assurer l’avenir de l’institution, préserver son patrimoine et surtout, offrir aux étudiants d’aujourd’hui et de demain un établissement solide, attractif et durable.

Le CNDF est plus grand que n’importe quel conseil d’administration, n’importe quel élu ou n’importe quelle génération de dirigeants. Son histoire et son importance pour notre région méritent que toutes les avenues permettant d’assurer sa pérennité soient examinées avec ouverture, pragmatisme et humilité. Une solution imparfaite peut parfois être améliorée, bonifiée ou adaptée. Encore faut-il accepter d’explorer cette possibilité.

Si les parties concernées jugeaient qu’une contribution de ma part pouvait être utile pour favoriser le dialogue, rapprocher les points de vue ou permettre la reprise d’échanges constructifs, je suis disponible. Non pas pour dicter une solution ou choisir une voie à privilégier, mais pour aider à préserver l’essentiel en permettant de rouvrir les échanges. L’essentiel. Une institution scolaire de qualité qui contribue à la formation d’étudiants. 

Les intentions se discutent. Les résultats se mesurent.

Et le résultat que tous devraient rechercher est simple et clair : assurer durablement l’avenir du Campus Notre-Dame-de-Foy et des étudiants qu’il sert. Point.

Pour que cette belle histoire puisse se poursuivre encore longtemps, ici, chez-nous, à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Sylvain Juneau, Maire de Saint-Augustin-de-Desmaures »


Résolution adoptée le 2 décembre 2025 par le Conseil Municipal

CONSEIL — DEMANDE D’INTÉGRATION DU CAMPUS NOTRE-DAME-DE-FOY (CNDF) AU RÉSEAU PUBLIC DES CÉGEPS — APPUI

CONSIDÉRANT QUE l’accès aux études collégiales dans la grande région de Québec est limité en raison de la capacité maximale atteinte dans plusieurs établissements;

CONSIDÉRANT QUE l’ouest de la région de Québec et la MRC de Portneuf sont en croissance démographique sans toutefois bénéficier d’un cégep public sur leur territoire;

CONSIDÉRANT QUE, faute d’options accessibles, plusieurs jeunes doivent soit se déplacer sur de longues distances, soit reporter leur projet d’études, soit y renoncer, une situation qui est inacceptable pour une région dynamique, en développement et en plein essor économique;

CONSIDÉRANT QUE le Campus Notre-Dame-de-Foy (ci-après « CNDF ») est déjà implanté sur le territoire de Saint-Augustin-de-Desmaures, pleinement fonctionnel et reconnu pour des programmes spécialisés tels que sécurité civile, soins préhospitaliers d’urgence, techniques policières, techniques de sécurité incendie, techniques de thanatologie, design et commercialisation de la mode, ainsi que d’autres formations répondant aux besoins actuels et futurs de la région;

CONSIDÉRANT QUE l’intégration du CNDF au réseau public permettrait d’améliorer l’accessibilité aux études collégiales, de favoriser l’équité territoriale et de maintenir localement des formations spécialisées qui, autrement, nécessitent souvent un déplacement jusqu’à Montréal pour être suivies gratuitement;

CONSIDÉRANT QUE cette démarche est complémentaire aux initiatives de collaboration déjà entreprises par les cégeps de la région de Québec, notamment en matière de formation continue;

CONSIDÉRANT QU’un meilleur accès aux études collégiales est essentiel pour soutenir la relève des entreprises régionales, répondre aux besoins du marché du travail et contribuer à la vitalité socioéconomique de l’ouest de Québec;

EN CONSÉQUENCE,
IL EST RÉSOLU :

D’appuyer la démarche d’intégration du Campus Notre-Dame-de-Foy (CNDF) au réseau public des cégeps afin de répondre aux besoins croissants de formation collégiale dans l’ouest de la région de Québec;

DE demander au ministère de l’Enseignement supérieur d’analyser favorablement cette demande et d’en évaluer la mise en œuvre afin de bonifier l’accessibilité aux études collégiales pour les jeunes de la région;

DE transmettre copie de la présente résolution au Campus Notre-Dame-de-Foy, à Mme Martine Biron, ministre de l’Enseignement supérieur, à Mme Geneviève Guilbault, députée de Louis-Hébert, à M. Jean-Francois Simard, ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale ainsi qu’à Mme Marie Montpetit, présidente-directrice générale de la Fédération des cégeps.

Quote-part d’agglomération : un règlement inéquitable

Crédit image: Ville de Québec

L’actualité des derniers jours a remis à l’avant-plan le règlement de partage des dépenses d’agglomération, adopté par le conseil d’agglomération et jugé inéquitable pour Saint-Augustin-de-Desmaures. Le maire Juneau a tenu à préciser les éléments qui posent problème dans un texte transmis aux médias le 8 décembre.


«Dès mon arrivée à la mairie, il y a plus de dix ans, j’ai soutenu que le mécanisme de partage des dépenses devait être revu, car profondément dysfonctionnel et inéquitable.

Depuis le début des discussions entre les trois villes liées, nous avons défendu une approche simple: une quote-part basée sur un montant de départ fixe et raisonnable, indexé annuellement, sans recours au potentiel fiscal. Stabilité, prévisibilité, équité. VSAD a maintenu cette position tout au long d’un processus de plusieurs années.

Le règlement sur les quoteparts récemment adopté par l’Agglomération ne présente rien en ce sens.

Les chiffres et les faits sont clairs:

  1. Un montant de départ arbitraire: Le montant de départ proposé pour VSAD (plus de 27 M$ pour la portion indexable seulement) est près du double de celui de l’autre ville liée, basé sur notre potentiel fiscal versus cette dernière, sans lien logique avec les coûts des services rendus, leur quantité ou leur qualité. Aucune explication valable ne nous a par ailleurs été fournie sur ce qui a mené à l’établissement du montant de départ de l’autre Ville liée, et ce, malgré nos demandes.
  2. La contribution au RTC – un gouffre financier annoncé: Près de 25 % de notre quote-part demeure calculée selon l’ancienne formule. Nous suggérions que cela soit inclus dans la formule globale. Pour VSAD, en 2025, cela représente 8,3 M$, soit une hausse de 40 % en un an, pour un service minimal. Et malgré l’exclusion des infrastructures du tramway, les coûts d’exploitation, l’électrification et les hausses salariales feront inévitablement enfler la facture. Sans parler de l’endettement et des évidents problèmes de gestion. Il n’est par ailleurs pas question de taxer davantage les automobilistes (essence, immatriculation ou autres) ni d’inventer de nouvelles surtaxes pour générer des revenus supplémentaires. Une organisation bien gérée n’en a pas besoin. Il n’y a pas que la colonne des revenus dans un budget; celle des dépenses importe tout autant.
  3. Une indexation bancale: L’indexation de la quotepart selon l’IPC, la population et le potentiel fiscal crée une redondance et une iniquité évidentes. Une hausse de la population de VSAD augmentera notre quote-part, mais cette mathématique ne s’appliquera pas pour la Ville de Québec. Et l’ajout du potentiel fiscal par-dessus le tout perpétue une iniquité de fond.
  4. Les surplus d’agglomération conservés par Québec: Le règlement prévoit que la Ville de Québec conservera tous les surplus futurs. VSAD récupérera sa part du surplus 2024 (1,7 M$) uniquement grâce à nos procureurs. Ce mécanisme disparaît ensuite. Si on paie trop pour des dépenses décidées par l’Agglomération, on ne récupérera rien de ce qu’on aura payé en trop.
  5. Une subvention provinciale dont le risque nous est imposé: Si Québec perd sa subvention annuelle de 7 M$ à titre de Capitale Nationale, les villes liées devront dorénavant absorber 50 % du manque à gagner. Pour VSAD: 2,3 M$ additionnels. Jamais jusqu’à maintenant on ne nous avait imposé d’être les « co-assureurs » de cette entente qui date de plus de quinze ans entre le gouvernement et la Ville de Québec et sur laquelle nous n’avons aucune prise.
  6. La compétence sur le Lac Saint-Augustin toujours ignorée: Malgré la clarté de la Loi, cette compétence d’agglomération n’est toujours pas reconnue et conséquemment les coûts associés doivent être assumés par VSAD. Nous demandions que la situation soit corrigée. 
  7. Une poursuite de Québec contre VSAD demeure: La Ville de Québec maintient une poursuite d’environ 3 M$ pour des travaux effectués dans le parc industriel et relevant de l’Agglomération. Nous avions demandé son retrait: cela avait été accepté, puis refusé.

La finalité de toutes ces négociations reste décevante: l’équité n’était pas au rendez-vous. Pourtant, nous avons négocié de bonne foi, cherché des compromis, proposé des solutions et sommes demeurés ouverts. Cette ouverture n’a pas été réciproque.

À VSAD, je suis entouré de gens forts, qui n’hésitent pas à remettre en question mes idées et réflexions. Cela nous permet de prendre des décisions réfléchies, cohérentes, et assumées et de tenir tête lorsque c’est nécessaire, sans éclat ou effet théâtral inutiles.

Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures n’est pas au service d’un système; il est au service des Augustinois. Je n’accepterai jamais qu’on tente de leur faire porter un fardeau qui ne leur revient pas. Tenir sa ligne est parfois moins commode politiquement, mais infiniment plus respectable.

C’est exactement ce qu’on attend d’un maire. C’est ce que je continuerai de faire.»

Sylvain Juneau, maire de Saint-Augustin-de-Desmaures


Entrevue du maire Juneau à Boulevard 102.1

Article du journal Le Soleil

Une excellente nouvelle pour le projet de piste cyclable entre le Village et les Bocages

Piste cyclable Chemin de la Butte

La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a reçu la confirmation de l’octroi d’une importante subvention de 3,2 M$ du ministère des Transports et de la Mobilité durable, couvrant 80 % des coûts d’aménagement (4 M$) d’une nouvelle piste cyclable avec voie piétonne.

Elle reliera la route Tessier jusqu’au carrefour giratoire Lionel-Groulx / l’Hêtrière, en passant par le chemin de la Butte et la route de l’Hêtrière (3,6 km).

Après trois ans de préparation, grâce à l’aide financière obtenue, nous pouvons planifier le début de la construction à l’été 2026.

La réalisation de cette piste hors chaussée figure parmi les grands projets annoncés au dernier budget (PQI). Elle représente une étape importante dans notre volonté d’augmenter la part des déplacements actifs, de les sécuriser et de contribuer à l’effort collectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

D’autres investissements devront suivre dans les prochaines années. Nous devons boucler le réseau cyclable, du village (secteur centre) jusqu’aux Bocages. Ce sera l’un de mes engagements pour le prochain mandat 2025-2029.

Le Conseil remercie chaleureusement Mme Geneviève Guilbault, ministre des Transports et de la Mobilité durable et députée de Louis-Hébert, pour son appui déterminant dans la concrétisation de ce beau projet.

Renouvellement de l’entente – Les augustinois ont accès aux 26 bibliothèques de la Ville de Québec

Lors de la dernière séance, le Conseil a confirmé le renouvellement(1) de l’entente avec L’Institut Canadien de Québec, gestionnaire des 26 bibliothèques de la Ville de Québec, incluant la bibliothèque Roger-Lemelin de Cap-Rouge, située tout près des Bocages.

Tous les citoyens de Saint-Augustin-de-Desmaures peuvent s’abonner gratuitement à ce vaste réseau et accéder à l’ensemble de ses services. Cela représente plus d’un million de documents empruntables(2), dont une imposante collection numérique accessible en ligne. De plus, des centaines d’activités y sont proposées chaque année: expositions, clubs de lecture, ateliers littéraires, assistance technologique, conférences, et bien plus.

Les abonnés à la Bibliothèque de Québec peuvent également obtenir un abonnement gratuit à la Bibliothèque de l’Université Laval, et ainsi bénéficier de ses riches collections spécialisées dans de nombreuses disciplines.

Crédit photo: Ville de Québec / Bibliothèque Monique-Corriveau

Consultez le site des bibliothèques de la Ville de Québec : https://www.bibliothequedequebec.qc.ca.

Téléchargez l’application pretnumerique.ca et accédez aux collections numériques des deux villes. Cliquez sur ce lien.


(1) La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures versera annuellement 74 852 $ + taxes à L’Institut Canadien de Québec. L’entente est d’une durée de un an et est renouvelable.

(2) À noter que les livres de la Bibliothèque Alain-Grandbois ne peuvent être mélangés à ceux des Bibliothèques de Québec. Les documents doivent être retournés à leur lieu d’origine.

Nouvelle formule de calcul des quotes-parts: le règlement a été adopté par l’agglomération sans l’aval de Saint-Augustin-de-Desmaures

Agglomération de Québec

Le 18 juin dernier, les membres du conseil d’agglomération représentant les villes de Québec et de L’Ancienne-Lorette ont voté en faveur du règlement R.A.V.Q. 1714 qui défini un nouveau mode de calcul des quotes-parts pour les trois villes liées. Le maire Sylvain Juneau s’y est opposé. Le règlement a donc été adopté à la majorité.

Le conseil municipal de Saint-Augustin-de-Desmaures appuie unanimement la position du maire Sylvain Juneau.

La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures ne pouvait appuyer ce règlement pour les raisons suivantes;

  • Le montant de base (plus de 27 M$) est près du double de l’autre ville lié, sans relation avec les services reçus, basé sur le potentiel fiscal (PF = capacité de taxer), un critère maintes fois jugé inéquitable;

  • L’indexation prévue est complexe, redondante (3 facteurs) et imprévisible;

  • Près de 25 % de notre contribution (celle au RTC de près de 8,3 M$) demeure soumise à l’ancienne formule (PF), sans lien avec les besoins, l’utilisation ou la qualité des services;

  • VSAD devrait même assumer un manque à gagner potentiel si une subvention à la Ville de Québec était coupée par le gouvernement (jusqu’à 2,3 M$); c’est un risque que nous n’avons pas à assumer;

  • Et malgré nos demandes répétées, plusieurs enjeux importants sont ignorés (Lac Saint-Augustin, poursuites non retirées, etc.).

Oui, il y aura une réduction de 5,6 M$ de notre quote-part en 2025, mais celle-ci ne compense pas les problèmes structurels du règlement. Comme en 2009, nous connaissons le point de départ, mais l’avenir est tout sauf prévisible.

Malgré ce que certains ont laissé entendre, notre administration a été impliquée tout au long des discussions et il n’y avait pas d’urgence à voter sur ce règlement. Les négociations auraient pu se poursuivre.

Merci au maire, à notre directrice générale et aux procureurs de VSAD pour leur travail rigoureux et le suivi constant offert aux membres du conseil dans ce dossier.

Extrait vidéo : Position du maire M. Sylvain Juneau et du conseiller municipal M. Jean Simard


Frais d’avocats

Depuis 2009, la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a payé plus de 1,3 million $ en frais d’experts externes (avocats, juricomptables, etc.) pour être représentée et défendue dans le litige des quotes-parts d’agglomération.

Les augustinois ont payé leur part. Affirmer le contraire est tout simplement faux. C’est de la désinformation. On est dans le monde des «faits alternatifs» …

1,3 million $ d’honoraires externes en 16 ans, ce n’est pas rien. Ça représente en moyenne 81 250 $ par année, soit environ 230 heures de services professionnels, l’équivalent d’une ressource à temps complet pendant plus de 6 semaines par année, uniquement pour ce dossier.

Et à ce montant s’ajoute le travail effectué par notre service juridique ainsi que par nos employés internes.

Pourquoi ne peut-on pas contribuer aux frais juridiques d’une autre ville?

Parce que :

  • Nous n’avons pas participé à la décision ni à l’élaboration du mandat;
  • Nous n’avons pas accès à toutes les informations, à tous les documents ni aux stratégies juridiques utilisées;
  • Nous n’avons aucun pouvoir sur la gestion du dossier;
  • Et surtout, nous devons être en mesure de rendre des comptes à nos citoyens pour chaque dollar dépensé.

En tant que gestionnaires responsables des fonds publics, nous ne pouvons pas engager les contribuables de Saint-Augustin-de-Desmaures dans des frais juridiques engagés unilatéralement par une autre ville, sans entente préalable ni obligation légale. Un tel paiement ne respecterait pas les principes de saine gouvernance municipale ni le cadre prévu par la Loi.

Extrait vidéo : Position du défunt maire M. Loranger sur le sujet.


Couverture médiatique

2025-06-18 – Québec et L’Ancienne-Lorette s’allient, Saint-Augustin à part (Le Soleil)

2025-06-18 – Dépenses d’agglomération: le nouveau règlement est adopté sans l’aval de Saint-Augustin-de-Desmaures (Journal de Québec)

2025-06-09 – Le maire Sylvain Juneau n’est ni un touriste ni un passager clandestin (Journal de Québec)

2025-06-03 – Quotes-parts: Saint-Augustin demande plus d’«équité» (Le Soleil)

2025-06-03 – Sylvain Juneau rejette le projet de règlement sur la quote-part (Journal de Québec)

2025-06-03 – Le maire de Saint-Augustin dénonce une iniquité dans le projet de règlement sur les quotes-parts (Radio-Canada)

2025-06-02 – Un nouveau partage des dépenses d’agglomération – Le projet de règlement est présentement à l’étude par les membres du conseil municipal de Saint-Augustin-de-Desmaures (Radio-Canada)

FEQ : Le RTC offrira une nouvelle navette événementielle à l’ouest 

Crédit photo: RTC

Le transport en commun est une excellente option pour profiter du Festival d’été de Québec sans tracas, en évitant les défis de stationnement et de circulation au centre-ville.

Nouveauté cette année: une version bonifiée de la navette 420 s’arrêtera au Parc-O-Bus Le Gendre, facilitant l’accès pour les citoyens de l’ouest de l’agglomération, dont Saint-Augustin-de-Desmaures.

Merci à mon collègue Jean Simard, qui a soutenu activement cette amélioration au sein du CA du RTC. 

Une belle avancée!

Plus d’informations ici!