Électoraliste ou à l’écoute ?

Le 18 décembre dernier, n’ayant pas conclu de protocole d’entente avec la CSD sur l’utilisation gymnases/locaux, la Ville retirait l’aide financière à Laure-Gaudreault.

J’avais alors pris une décision que je croyais «juste».

Ce soir-là, à la séance du conseil municipal, des gestionnaires, des enseignants et de jeunes adolescents ont courageusement pris la parole devant une salle bondée et ont tenté d’influencer les décisions.

Le soir même, et les quelques jours suivants, j’ai reçu des centaines de réactions (courriels, appels, textos, commentaires facebook, etc).

Force était de constater comment ma position était incomprise, impopulaire et incompatible avec la situation et l’état d’avancement du projet.

En contrepartie, comme j’ai aimé voir la mobilisation positive des augustinois. Une vraie participation citoyenne constructive.

Je me suis alors remis en question.

J’ai consulté mon entourage, mes voisins, mes amis, tous ceux que je pouvais interpellé.

J’ai participé à la négociation du 21 décembre 2018 entre la commission scolaire et la Ville.

J’ai fait des recherches additionnelles :

Ensuite, j’ai analysé les ententes conclues récemment.

Le 14 mai dernier, comme la majorité de mes collègues, j’ai voté en faveur des ententes conclues, donc en accord avec l’aide financière et la cession du terrain permettant l’agrandissement du pavillon Laure-Gaudreault.

Les 21, 22 et 23 mai, les citoyens ont eu la possibilité de signer un registre pour demander un référendum.

« Alea jacta est ! »

Quelques personnes CONTRE le projet, de manière à peine voilée, me taxent d’être «électoraliste»…

Selon Le Petit Robert…

électoraliste, adjectif
Qui relève de l’électoralisme.
Péjoratif. Attitude d’une personne politique ou d’un parti déterminant ses positions ou son programme en fonction du bénéfice électoral escompté.

écoute, nom féminin
Accueillir avec faveur ce que dit quelqu’un, jusqu’à apporter son adhésion, sa confiance.
Qualité de quelqu’un, qui sait écouter les autres et dégager le sens d’un énoncé.

Électoraliste ou à l’écoute?

À vous de choisir… l’un ou l’autre ou bien les deux!

Rectification de certains propos qui circulent sur l’aide financière à l’école Laure-Gaudreault

1.
La tenue d’un registre de signatures pouvant menée à un référendum est une obligation légale (projet de loi 122). Depuis le 16 juin 2017, lorsqu’une ville conclut des ententes qui implique des sommes importantes comme dans le cas qui nous concerne, ces ententes doivent être «soumis à l’approbation des personnes habiles à voter».

2.
La majorité des élus ne souhaite pas de référendum et je suis convaincu que les augustinois approuvent «massivement» le projet.

3.
Le ministère de l’éducation a accordé une subvention de 3M$
au projet. La commission scolaire y investie 5M$.

4.
L’aide financière de 1,7M$ et la cession du terrain permettent à la
 Ville d’avoir un accès minimal et garanti aux gymnases et aux locaux: 30 heures de septembre à juin et de 60 heures durant la relâche estivale. Actuellement, la Ville n’a aucun gymnase.

5.
415 élèves (secondaires 1 à 5) fréquentent Laure-Gaudreault. Les districts 1, 2 et 3 sont approximativement également représentés parmi la clientèle étudiante (environ 30% chacun) et 5 à 10 % proviennent des districts 4, 5 et 6.

6.
Il peut être économiquement avantageux de conclure de bonnes ententes avec des partenaires locaux
, tel que la Commission scolaire des Découvreurs.

Les co-investissements se font ailleurs.

Voici 5 exemples:
Ville de Québec et l’École Rochebelle;
Ville de Québec et nouveau gymnase à l’école primaire des Écrivains;
Ville de Lévis et l’école Notre-Dame-d’Etchemin;
Ville de Saint-Constant et l’école Jacques-Leber;
Ville de Saint-Basile et l’école de la Mosaïque.

Projet Tessier – La Butte

Cliquer sur les photos pour agrandir…

Le 4 juillet dernier, tout comme l’ensemble de mes collègues, j’ai voté en faveur de l’octroi du contrat relatif au prolongement des services d’aqueduc et d’égouts de la route Tessier et du chemin de la Butte.

L’aboutissement est le résultat d’un long processus qui a commencé il y a plus de 3 ans.  Les travaux débuteront finalement le 12 juillet prochain.

Les discussions à ce propos ont été et sont toujours émotives.

Ce projet est financé par 2 règlements d’emprunt, dont l’un est à 75% à la charge des propriétaires. Les taxes de secteur seront d’environ 1600$ pour les résidents de Tessier et de 3500$ pour les résidents du chemin de la Bute pour une période de 20 ans.

Quelques citoyens demandaient le report des travaux afin d’espérer une possible qualification du projet à un éventuel programme de subvention.

J’ai appuyé le début des travaux cet été pour les raisons suivantes :

  • En date du 4 juillet 2018, le projet ne peut se qualifier à aucun programme de subvention et je n’ai aucune indication qu’un tel programme est à venir;
  • Pour plusieurs considérations (techniques, environnementales, financières, décisionnelles à l’agglomération), le projet est indivisible et les travaux doivent se faire simultanément sur Tessier et La Butte;
  • Le 5 novembre dernier, les résultats d’un référendum ont clairement indiqué l’appui des citoyens pour le projet;
  • Aujourd’hui, une majorité de résidents concernés réclame toujours que l’on procède sans délai supplémentaire avec le début des travaux;
  • J’ai reçu et entendu les témoignages de propriétaires exaspérés par leur situation et qui souhaite une amélioration de leur qualité de vie dès que possible;
  • Les règlements doivent être appliqués (Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées Q-2, r. 22);
    Le report du projet aurait entraîné des coûts importants chez certains propriétaires pour la mise au norme et/ou aurait pu mener à des infractions;
  • Le conseil a décidé de réduire d’au moins 25% le montant des taxes de secteur (à environ 1200$ pour Tessier et à 2600$ pour la Bute) en y affectant un montant important du remboursement TECQ que reçoit la municipalité;
    De même, les coûts supplémentaires des travaux de l’ordre de 300 000$ seront absorbés par le budget de l’ensemble;
  • Repousser les travaux à l’an prochain aurait fait augmenter les coûts à priori de par l’inflation;
    Ensuite, l’hypothèse d’une charge de travail plus élevée des entrepreneurs au moment d’effectuer les travaux peut influencer de manière significative les coûts du projet (SAD a déjà annulé des travaux de pavage pour ne pas subir de telles hausses);
  • Il est entendu que selon les termes de l’appel d’offres, le plus bas soumissionnaire à qui le contrat est octroyé en date du 4 juillet 2018 avait certainement planifié les travaux et inclus ceux-ci dans son calendrier;
    Il est possible que le fait de ne pas procéder aurait exposé la ville à une demande de compensation.