Saint-Augustin-de-Desmaures perd l’un de ses doyens

Francois Racette

Le 25 janvier 2023, M. Francois Racette est décédé à l’âge de 98 ans (avis de décès).

Mes sympathies à la famille et à tous les proches.

M. Racette a été un acteur important du développement agricole régional. Il s’est toujours impliqué dans son milieu et il a eu un impact positif dans sa communauté. Sa contribution exceptionnelle a été marquée par son dévouement, sa détermination et sa grande générosité.


Le 5 mai 2019, M. Racette a reçu la médaille d’argent du Lieutenant-Gouverneur.

Ci-dessous le texte soutenant sa candidature.

«Témoin et acteur important des transformations agricoles du 20e siècle, François Racette a dirigé pendant plusieurs décennies la ferme Racette. Située sur le Chemin du Roy, cette ferme est une véritable institution à Saint-Augustin-de-Desmaures. Elle est exploitée et transmise de père en fils depuis 1678 (11e génération). En plus de ses occupations dans l’entreprise familiale, M. Racette a toujours trouvé le temps de s’impliquer bénévolement pour l’évolution de son secteur d’activité et pour sa communauté.

Son premier engagement bénévole date d’il y a près de 80 ans, alors qu’il préside à l’âge de 15 ans le Club des jeunes éleveurs de la région. Ce club réunissait plusieurs enfants et adolescents qui participaient à des expositions agricoles en y présentant des veaux et des génisses. Au début des années 1950, il devient conseiller municipal, fonction qui n’était pas rémunérée à l’époque. Toujours en parallèle à ses activités à la ferme, il occupe par la suite le poste de président et directeur de la Meunerie coopérative de St-Augustin. À la fermeture de celle-ci, il prend en charge le fonctionnement de la Coopérative de Pont-Rouge, laquelle regroupait alors plus de 250 producteurs des paroisses du comté de Portneuf. Il œuvre également sur le comité de surveillance de la Boulangerie coopérative de Saint-Augustin pendant quatre ans, en plus de diriger l’Union des producteurs agricoles (UPA) locale de St-Augustin pendant 16 ans et le syndicat des producteurs de lait de la région de Québec pendant 18 ans. Il est aussi inspecteur agraire bénévole pour la paroisse de St-Augustin pendant plusieurs années. En 1966, il co-fonde le Club Holstein Portneuf, dont la mission est de faire la promotion de la race et de l’élevage Holstein. Favorisant la création de liens entre les éleveurs et valorisant la coopération et la solidarité entre ceux-ci, le club est toujours actif dans la région et compte plus d’une centaine de membres.

En plus de ses engagements dans le secteur agricole, M. Racette s’implique auprès de la Fabrique de la paroisse, d’abord comme marguillier au début des années 1980, puis comme servant aux messes du samedi soir et aux messes de funérailles pendant plus de 20 ans, soit jusqu’à l’âge de 90 ans.

Au moment de prendre sa retraite et de laisser la gestion de la ferme à la relève au milieu des années 1990, M. Racette continue de s’impliquer dans sa communauté. Il s’engage au sein du conseil d’administration de la FADOQ de Saint-Augustin pendant huit ans. Au cours de ces années, il contribue à faire évoluer plusieurs dossiers : le déménagement de l’organisme dans ses nouveaux locaux à l’hôtel de ville, l’instauration des dîners mensuels et des cours de danse en ligne, la participation du club de Saint-Augustin aux Jeux régionaux de la FADOQ, etc. Parmi les dossiers dont il est le plus fier, notons l’aménagement du terrain de pétanque extérieur près de la bibliothèque Alain-Grandbois vers 1996.

Grand amateur et joueur de pétanque, il est également l’instigateur du projet de salle de pétanque intérieure à la maison Omer-Juneau, un lieu de loisirs et d’animation pour les personnes de 50 ans et plus. Doyen de son groupe et apprécié de ses pairs, il pratique encore cette activité toutes les semaines et il demeure disponible pour offrir des conseils et participer à diverses activités à la maison Omer-Juneau. Il se rend également toutes les semaines au Manoir du Moulin, une résidence pour personnes âgées où il anime le bingo hebdomadaire depuis huit ans.

Intéressé par l’histoire et la généalogie, M. Racette s’est aussi impliqué pendant plusieurs années dans l’Association des familles Rasset. Surnommé « le patriarche », il a participé à l’organisation de trois grands rassemblements sur la terre ancestrale des Racette d’Amérique, à Saint-Augustin-de-Desmaures (1994, 2002 et 2014). Soucieux de faire connaître l’histoire de sa famille et de sa communauté, il a également participé pendant trois ans aux visites organisées par la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures sur le territoire de la ville.

La contribution de M. Racette dans son milieu a été, et est toujours, exceptionnelle. En plus d’être un acteur important du développement agricole régional, il s’est toujours impliqué au niveau social et communautaire. Âgé de 94 ans, il continue d’être présent et d’avoir un impact positif dans son milieu.»

Source: VSAD.ca

La préservation du patrimoine

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Source: Le patrimoine bâti résidentiel

Par sa politique culturelle adoptée en 2012, la Ville s’est engagée à…

«Préserver, mettre en valeur et faire connaître le patrimoine matériel et immatériel de Saint-Augustin-de-Desmaures.»

C’est ainsi qu’à l’été 2019, le Conseil s’est vu dans l’obligation de prendre les mesures nécessaires afin de citer à titre de bien patrimonial les immeubles (terrains, bâtiments, vestiges) du «Domaine des Pauvres».

Crédit photo: Capture d’écran – Google Maps

Suite à des transactions immobilières, à l’émission d’un certificat autorisant l’abattage d’arbres et à une demande de permis de construction, il y avait urgence d’agir pour définir et protéger l’ilot patrimonial. Vous pouvez consulter le projet de règlement en cliquant sur ce lien.

Conséquemment, dans le but d’éviter l’altération d’autres sites jugés d’intérêt, un comité a été formé pour connaître l’étendue de notre patrimoine, en faire l’évaluation et proposer des recommandations.

«La cohabitation entre ce patrimoine, le développement du territoire et la modernité peut se faire de façon harmonieuse si nous travaillons tous de concert pour le conserver et le mettre en valeur.»
Sylvain Juneau, Maire

Pour en savoir plus sur l’histoire de la «Seigneurie des pauvres» et le «Domaine des Pauvres», je vous invite à lire le mémoire rédigé par M. Patrick Blais en juin 2016 dans le cadre de sa maîtrise en cliquant sur ce lien.

De plus, vous pouvez consulter 2 documents de sensibilisation au patrimoine sur le site de la Ville:

Le «Guide de découverte du patrimoine de Saint-Augustin-de-Desmaures», publié par la Ville en 2009, est aussi disponible à la bibliothèque Alain-Grandbois.

Finalement, la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures a produit un documentaire où l’on aborde la valeur patrimoniale importante du «Domaine des pauvres». Visionnez-le en cliquant sur ce lien.

L’histoire augustinoise

documentaire shsad
Crédit photo: Capture d’écran – Documentaire «Là où tout a commencé – Saint-Augustin-de-Desmaures»

En 2022, la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures (SHSAD) a produit deux ouvrages importants qui nous permettent de connaître l’histoire augustinoise de sa fondation à aujourd’hui.

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D’abord, le 15 mai dernier, le documentaire «Là où tout a commencé – Saint-Augustin-de-Desmaures» a été présenté pour la première fois aux membres de la SHSAD. Ce court-métrage d’une durée d’environ une heure raconte l’établissement du village de Saint-Augustin sur les rives du fleuve Saint-Laurent, au 17e siècle, et son évolution jusqu’à son déplacement au début du 19e siècle. Vous pouvez le visionner sur le site web de la SHSAD.

«Nous souhaitons que ce documentaire soit partagé le plus largement possible. À chacun d’être passeur de mémoire.» – Bertrand Juneau, Président de la SHSAD.

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Dans un deuxième temps, le 23 octobre dernier, la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures était l’hôte du lancement du livre intitulé «Saint-Augustin-de-Desmaures – Un saut dans le temps» (publié dans la collection «100 ans Noir sur blanc» des Éditions GID).

Le volume regroupe 200 photographies commentées prises à Saint-Augustin entre 1860 et 1960.

Vous pouvez emprunter l’ouvrage à la bibliothèque Alain-Grandbois ou vous le procurer auprès de la SHSAD à la Maison Thibault-Soulard (30$ sans taxe):

  • les mardis et jeudis, de 13h30 à 16h30;
  • Et les samedis de 9h à 12h.

«Il permettra à toutes et tous, de Saint-Augustin-de-Desmaures ou d’ailleurs, de découvrir comment notre coin de pays a été courageusement construit au quotidien par nos ancêtres.» – Bertrand Juneau, président de la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures.

Projet de révision du plan d’urbanisme – Suite des travaux

Les consultations publiques sont terminées. Les membres du Conseil prendront connaissance de tous les documents reçus et donneront les orientations à l’administration afin de compléter le processus (révision des règlements). Il est prévu que le nouveau plan d’urbanisme entrera en vigueur en cours d’année 2024.

Les citoyens peuvent toujours consulter les documents du projet, ainsi que toutes les pièces reçues (commentaires, mémoires, courriels, pétitions), en cliquant sur le lien ci-dessous.

VSADjeparticipe.ca/plan-urbanisme

À noter que j’aborde régulièrement sur ce blogue des éléments qui font partie du plan d’urbanisme. Voici quelques rubriques:

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Plan directeur immobilier (PDI) de la paroisse

Les paroissiens de Saint-Augustin-de-Desmaures sont invités à une soirée d’information et de consultation sur l’avenir des bâtiments paroissiaux. Cette rencontre est le 10 novembre à 19h à l’église de Saint-Augustin-de-Desmaures.

Voici les thèmes qui seront abordés lors de cette rencontre:

  • les états financiers;
  • l’état de santé des bâtiments et les travaux à y faire;
  • le portrait des ressources humaines; et;
  • les usages des bâtiments.

«Saint-Augustin-de-Desmaures – Un saut dans le temps»

Ce dimanche, la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures était l’hôte du lancement du livre intitulé «Saint-Augustin-de-Desmaures – Un saut dans le temps» (publié dans la collection «100 ans Noir sur blanc» des Éditions GID).

Les autrices, Geneviève Auger et Louise Prieur, ont présenté les faits saillants de leur aventure à l’hôtel de ville.

Le volume regroupe 200 photographies commentées prises à Saint-Augustin entre 1860 et 1960.

«Il permettra à toutes et tous, de Saint-Augustin-de-Desmaures ou d’ailleurs, de découvrir comment notre coin de pays a été courageusement construit au quotidien par nos ancêtres.» – Bertrand Juneau, président de la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures.

Vous pouvez vous procurer l’ouvrage auprès de la Société d’histoire à la Maison Thibault-Soulard (30$ sans taxe):

  • les mardis et jeudis, de 13h30 à 16h30;
  • Et les samedis de 9h à 12h.

Cliquez sur les photos ci-dessous pour agrandir…

Crédit photo: Alain Charié – Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures

«Là où tout a commencé

J’ai assisté ce soir à la première du documentaire «Là où tout a commencé» produit par la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures (SHSAD).

Source: SHSAD

Près de 100 personnes ont participé à cet événement.

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Il y a quatre autres projections prévues ce week-end à l’hôtel de ville et au nouveau centre communautaire secteur est.

Ce magnifique court-métrage d’une durée d’environ une heure raconte l’établissement du village de Saint-Augustin sur les rives du fleuve Saint-Laurent, au 17e siècle, et son évolution jusqu’à son déplacement au début du 19e siècle.

Bravo à toutes les personnes impliquées dans ce projet.


Le documentaire est maintenant disponible sur le Web de la SHSAD.

Source: SHSAD

«Nous souhaitons que ce documentaire soit partagé le plus largement possible. À chacun d’être passeur de mémoire.» – Bertrand Juneau, Président de la SHSAD.

Source: histoiresaintaugustin.com

«Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va.»

Otto von Bismarck

Travaux de restauration au Calvaire du Rang des Mines

Récemment, le nouveau Conseil Local du Patrimoine (CLP) devait donner son avis au conseil municipal sur les travaux de restauration du Calvaire du Rang des Mines (réalisés par la Fabrique), faisant partie du site patrimonial du Domaine des Pauvres.

Crédit Photo: Répertoire du Patrimoine culturel du Québec

Ce comité est formé de six citoyens membres du comité consultatif d’urbanisme (CCU), du directeur adjoint du service juridique et du greffe – Urbanisme et opérations immobilières, de ma collègue conseillère Mme Marie-Josée Tardif et de moi-même (à titre de président).

Les travaux consistent au remplacement des structures de bois pourries, à la peinture de la structure de bois ainsi que de la toiture.

J’ai vraiment apprécié participer à cette première analyse avec les membres du CLP. Nous sommes choyés à Saint-Augustin-de-Desmaures de pouvoir compter sur des citoyens bénévoles engagés et possédant une certaine expertise.

L’avis du CLP et la recommandation du service de l’urbanisme ont été d’autoriser les travaux à condition «de ne pas modifier la forme ou la couleur du Calvaire du Rang des Mines afin d’assurer la conservation des caractéristiques propres à cet immeuble patrimonial». À la séance du 30 août, le conseil municipal a autorisé les travaux sous cette condition.


Calvaire du Rang des Mines

Extrait du document «LES CROIX DE CHEMIN et autres lieux de culte populaires de Saint-Augustin-de-Desmaures»:

« […]

Situé au 234, Rang des Mines, ce calvaire se distingue en raison de sa valeur patrimoniale exceptionnelle. Il a été érigé en 1850 par Pierre Jobin, habitant L’Ancienne-Lorette mais propriétaire du Domaine des Pauvres à Saint-Augustin-de-Desmaures, en guise de «souvenir durable» de l’ancienne chapelle que les gens du Rang des Mines avaient construite au début du 19e siècle dans l’espoir d’obtenir une nouvelle paroisse. Il sera question de cette chapelle dans la section des éléments patrimoniaux disparus, plus loin dans le présent document.

Le calvaire se présente sous la forme d’un Christ en croix, sculpté et peint en blanc. La croix de bois est peinte en noir et comporte des extrémités fleurdelisées, l’inscription INRI, un tronc et une plaque où on peut lire: «Trois cents jours d’indulgence sont accordés à toute personne récitant ici un pater et un ave. Donnez pour la conversion des pécheurs». Ce corpus est l’œuvre d’André-Raphaël Giroux, un sculpteur et architecte originaire de Charlesbourg qui a étudié auprès du célèbre Thomas Baillairgé. Parmi les autres projets auxquels Giroux a contribué dans la région de Québec, citons la chapelle de l’Hôtel-Dieu de Québec (1847-1850), le décor intérieur de l’église de Notre-Dame-de- la-Victoire de Lévis (1853), le maître-autel de l’église Saint-Roch (1854) et deux ailes du monastère des Ursulines de Québec (1858-1860). Jusqu’en 1995, des statues de la Vierge et de saint Jean sculptées par Louis Jobin figuraient au pied de la croix, mais ces statues ont été retirées en raison de leur détérioration avancée. Elles sont entreposées à l’église paroissiale et sont visibles dans le jubé arrière.

La croix est abritée sous un édicule de bois en forme de parallélépipède, ouvert sur quatre faces et comportant un toit à quatre pans couronné d’une croix en fer forgé. Cet édicule a été reconstruit en 1980-1981, en prenant soin de récupérer le bois d’origine. Son état de conservation actuel est bon, en dépit de la peinture qui a tendance à s’écailler sur le toit. L’ensemble est bordé d’une clôture de bois ouverte sur le chemin.

Le calvaire a longtemps été entretenu par les gens du Rang et par des pompiers-bénévoles de la Ville de Québec, en collaboration avec l’ancien propriétaire. En 2013, il a fait l’objet d’une restauration par la Fondation du Patrimoine religieux international du Canada, à la demande de la Fabrique de Saint-Augustin-de-Desmaures.

Doyen parmi les lieux de culte populaires augustinois depuis l’effondrement du calvaire du Lac en 1977, ce calvaire figure parmi les 25 «trésors» identifiés par l’ethnologue et professeur Jean Simard en 1994, parmi 2863 autres croix et calvaires québécois.

[…] »

Source: vsad.ca//uploads/attachments/rap-lieuxculte-20181206.pdf

«Là où tout a commencé»

La Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures vous invite à la première du documentaire «Là où tout a commencé», le vendredi le 9 septembre à 19h30 à la salle Jobin de l’hôtel de ville. L’entrée est gratuite et aucune réservation n’est requise.

Quatre autres projections sont prévues le samedi 10 septembre et le dimanche 11 septembre.

Cliquez sur l’affiche pour agrandir…

Source: SHSAD

Journée nationale des peuples autochtones

Le 21 juin, c’est la Journée nationale des peuples autochtones.

Source: Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures

En 2018, la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures a produit un documentaire qui nous fait «découvrir comment des archéologues spécialistes de la préhistoire réussissent à percer le secret de la vie des premiers humains ayant vécu dans la vallée du Saint-Laurent après la grande glaciation.

Les premières fouilles exécutées à Saint-Augustin-de-Desmaures, dans le domaine de l’archéologie préhistorique, remontent au début des années 1980, dans le parc du Boisé Saint-Félix. En 2010-2011, les recherches se sont à nouveau concentrées au Boisé Saint-Félix avec l’archéologue Michel Plourde et une équipe d’étudiants de l’Université Laval. Ils ont effectué de nouvelles fouilles à l’été 2017, au parc Riverain du lac Saint-Augustin. Des fouilles ont aussi eu lieu au début des années 2000, à la halte routière de Cap-de-Pierre.»

Visionnez ce documentaire ici.