Le patrimoine de Saint-Augustin-de-Desmaures

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Source: Le patrimoine bâti résidentiel

Par sa politique culturelle adoptée en 2012, la Ville s’est engagée à

«Préserver, mettre en valeur et faire connaître le patrimoine matériel et immatériel de Saint-Augustin-de-Desmaures.»

C’est ainsi que le Conseil s’est vu dans l’obligation de prendre les mesures nécessaires afin de citer à titre de bien patrimonial les immeubles (terrains, bâtiments, vestiges) du «Domaine des Pauvres» lors de deux séances extraordinaires qui ont été tenues pendant les vacances (24 juillet et 1er août).

Suite à des transactions immobilières, à l’émission d’un certificat autorisant l’abattage d’arbres et à une demande de permis de construction, il y avait urgence d’agir pour définir et protéger l’ilot patrimonial. Vous pouvez consulter le projet de règlement en cliquant sur ce lien.

Conséquemment, dans le but d’éviter l’altération de d’autres sites jugés d’intérêt, un comité a été formé pour connaître l’étendue de notre patrimoine, en faire l’évaluation et proposer des recommandations.

«La cohabitation entre ce patrimoine, le développement du territoire et la modernité peut se faire de façon harmonieuse si tous nous travaillons de concert pour le conserver et le mettre en valeur.»
Sylvain Juneau, Maire

Pour en savoir plus sur l’histoire de la «Seigneurie des pauvres» et le «Domaine des Pauvres», je vous invite à lire le mémoire rédiger par M. Patrick Blais en juin 2016 dans le cadre de sa maîtrise en cliquant sur ce lien.

De plus, vous pouvez consulter 2 documents de sensibilisation au patrimoine sur le site de la Ville :

Le «Guide de découverte du patrimoine de Saint-Augustin-de-Desmaures», publié par la Ville en 2009, est aussi disponible à la bibliothèque Alain-Grandbois.

Finalement, visiter le site web de la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures : www.histoirestaugustin.com.

Balado Découverte

Ce weekend, les marcheurs étaient de retour en force dans le quartier. L’hiver rigoureux que l’on a connu nous a fait rêver aux douceurs du printemps qui est enfin à nos portes.

Je vous suggère aujourd’hui l’application mobile gratuite «Ballado Découverte» qui vous fera découvrir ou redécouvrir le cœur du village de Saint-Augustin-de-Desmaures.

Allez-y à votre rythme.

«Le trajet de moins d’un kilomètre se fait facilement à pied et représente une promenade qui dure environ une heure, ou plus si vous le désirez.

Huit arrêts pour vous permettre de suivre près de deux siècles d’histoire, jusqu’aux portes des grands changements des années 1960-1970»

Les 8 sites d’intérêts sont dans le district Lahaye (district 3).

IMPORTANT
Il est fortement recommandé de télécharger à l’avance le fichier de baladodiffusion sur votre téléphone ou tablette, en utilisant un accès sans fil à Internet (« Wi-Fi »). Ceci vous permettra non seulement de profiter plus rapidement de l’application une fois sur les lieux, mais aussi de réduire l’utilisation des données cellulaires de votre appareil.

Téléchargez l’application mobile gratuite pour iOS (iPhone, iPad, iPod).
Téléchargez l’application mobile gratuite pour Android (Samsung, HTC, Sony, Blackberry, etc.).

À l’ouverture de l’application, appuyer sur la boussole pour connaître les ballados à proximité ou faites une recherche en appuyant sur la loupe.

«Ce projet a été rendu possible grâce à la collaboration de La Maison Léon-Provancher, de la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures, du Musée de la mémoire vivante, du département des sciences historiques de l’Université Laval et de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures».

Citation patrimoniale et historique


Source: Bulletin Mémoires Vives – Aquarelle de Cockburn (vers 1830) montrant les ruines de l’église de l’Anse-à-Maheu, au pied de la côte Gagnon, fermée au culte en 1816.

Hier soir en séance, le conseil de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a adopté un règlement pour la citation patrimoniale des vestiges de l’église et de la croix de commémoration situés dans l’Anse-à-Maheu.

« Situé dans l’Anse-à-Maheu, ce site est d’une grande importance patrimoniale par la présence de vestiges en pierre associés à l’église ouverte au culte entre 1723 et 1816, et par celle d’éléments commémoratifs érigés à cet endroit en 1946.

C’est à proximité du fleuve que les premiers noyaux villageois de SaintAugustin se sont développés et que l’église en pierre a été construite dans l’Anse-à-Maheu, au pied de la côte Gagnon, à l’époque de la NouvelleFrance. Pendant plus d’un siècle, l’église en pierre de l’Anse-à-Maheu a été, avec le moulin banal, au cœur de la vie quotidienne du premier village de Saint-Augustin, situé sur le chemin du Roy, près du fleuve.

Des éléments matériels ont été mis au jour dès les premières interventions archéologiques dans les années 1960 et d’autres plus tard. En plus d’éléments associés au presbytère construit en 1698 et de certains restes osseux rappelant le cimetière ceinturant l’église, une partie des fondations en pierre de cette église a été exposée puis répertoriée. Ce sont ces derniers éléments qui nous intéressent davantage puisqu’en partie toujours visibles ou, du moins, partiellement conservés sous le couvert végétal. Étant donné que le site n’a été que peu bouleversé au cours des années, tout porte à croire que la partie enfouie du site est dans un bon état de conservation.

Rares sont les témoins à Saint-Augustin de l’occupation du territoire au 18e siècle, cela renforce d’autant plus l’importance de conserver, de protéger l’endroit et éventuellement le mettre en valeur. Bien que le site ne soit pas particulièrement menacé à l’heure actuelle, il reste fragile par sa localisation sur une propriété privée.

De plus, une croix en métal ajouré, aujourd’hui recouverte de lierre, est toujours présente sur le site, approximativement là où s’élevait le chœur de l’église en pierre. Cette croix a été élevée par le conseil municipal en 1946 à l’occasion des fêtes du 255e anniversaire de la paroisse. À cette même occasion, une plaque commémorative a également été apposée afin de garder en mémoire l’utilisation ancienne de l’église et de l’endroit par les paroissiens.

Ces éléments présentent un intérêt patrimonial historique et emblématique pour la Ville. Il est important de sauvegarder les fondations de cette église du 18e siècle qui renfermerait toujours, selon l’archéologue Michel Gaumond, la pierre angulaire dont le texte gravé est rapporté dans le journal du curé Pierre Auclair Desnoyers qui a fait construire l’église.

La citation du site de l’église en pierre de l’Anse-à-Maheu permettra de conserver dans son état actuel le site comprenant les vestiges enfouis conservés partiellement ainsi que les éléments commémoratifs rappelant à la mémoire l’histoire du lieu.

Le propriétaire de l’immeuble patrimonial cité doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la préservation de la valeur patrimoniale de ce bien. »

Source: Règlement no 2018-572 de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures

La Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures

Panneau d’information historique au Boisé-Saint-Félix, une contribution de la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures

Le conseil poursuit ses rencontres avec les organismes qui œuvrent dans notre ville.

Hier soir, c’était au tour de la Société d’histoire de Saint-Augustin. Plusieurs membres du conseil d’administration étaient présents.

Depuis sa fondation en 2011, la Société d’histoire s’est donnée pour mission d’être…

«Capteur et passeur de mémoire.»

Pour se faire, les bénévoles :

  • Recueillent, conservent et rendent accessible à la population différents documents historique, photos d’époque et témoignages des bâtisseurs de notre ville;
  • Organisent 6 conférences gratuites à chaque année avec une assistance moyenne de 150 personnes sur l’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures et de ses environs;
  • Favorisent la recherche et le partage des connaissances en produisant des documentaires, capsules et courts métrages;
  • S’impliquent à travers plusieurs projets et réalisations: publications d’articles, livres, BaladoDécouverte, restauration des Calvaires du Lac et du cimetière, installation de panneaux d’information historique dans des parcs à proximité du Chemin du Roy, expositions, «criées», numérisation de films datant 1940 à aujourd’hui, de cartes anciennes, hommages à des familles pionnières;
  • Font découvrir aux plus jeunes la riche histoire de Saint-Augustin au temps de la Nouvelle-France en organisant des visites commentées du chemin du Roy en autobus scolaire à des groupes de 4ième année des écoles Les Bocages et Les Pionniers;
  • Participent avec ces mêmes élèves à des projets spéciaux éducatifs: conception d’une carte interactive intelligente des attraits patrimoniaux de la ville, conception de jeux de société, visites de classes et personnification d’habitants de la Nouvelle-France;
  • Offrent leurs services à son principal partenaire, soit la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, et à tous les Augustinois désirant promouvoir la conservation et la mise en valeur du patrimoine de Saint-Augustin-de-Desmaures.

Comme vous pouvez le constater, la Société d’histoire de Saint-Augustin est bien vivante et joue un rôle essentiel. Tout le travail accompli est impressionnant.

Les membres et les administrateurs sont animés d’une grande passion et l’avenir semble très prometteur.

Site web: http://histoirestaugustin.com

Séance de consultation publique le 12 décembre prochain: Citation patrimoniale et historique


Source: Bulletin Mémoires Vives – Aquarelle de Cockburn (vers 1830) montrant les ruines de l’église de l’Anse-à-Maheu, au pied de la côte Gagnon, fermée au culte en 1816.

La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures tiendra une consultation publique pour la citation patrimoniale des vestiges de l’église et de la croix de commémoration situés dans l’Anse-à-Maheu. Celle-ci aura lieu mercredi le 12 décembre prochain à 19h00, à l’Hôtel de Ville.


Un peu d’histoire…

«La seigneurie de Maur est l’une des 300 seigneuries attribuées de part et d’autre du fleuve sous le Régime français.

Pragmatiques, les premiers habitants s’installent près de la principale voie de communication: le Saint-Laurent.

Après l’érection de Saint-Augustin en paroisse en 1691, ils construisent une chapelle (1694), puis une première église en pierre (1719-1723) à l’Anse-à-Maheu, autour de laquelle le premier village prend forme, animé par des artisans et des familles vivant principalement de l’agriculture.

Avec la construction de routes donnant accès aux concessions plus éloignées du 1er Rang, la population de Saint-Augustin augmente rapidement, passant de 309 habitants en 1706 à 801 habitants en 1739, pour atteindre un pic surprenant de 1998 habitants en 1790.

Cette croissance sur un vaste territoire engendre de nouvelles difficultés chez une population qui vit au rythme des saisons, du calendrier liturgique et des préceptes de l’Église catholique.

L’église de l’Anse-à-Maheu, trop petite et en mauvais état (elle a été bombardée par les Anglais en 1759), se trouve bien loin pour les habitants des concessions plus au nord. Aussi ceux-ci décident-ils de bâtir une chapelle en 1804 avec l’idée de former une nouvelle paroisse.

Mgr Plessis ordonne la construction d’une nouvelle église, mais sur une terre entre le 1er et le 2e Rang. Érigée dès 1809, elle est ouverte au culte en 1816.

Les conséquences de cette décision forgeront les traits actuels de Saint-Augustin. En quelques décennies, le centre du village se déplace et se forme près de l’église, où se concentrent marchands et artisans. Autour du noyau paroissial, les habitants poursuivent la culture des terres et l’exploitation des forêts.»

Source: «Saint-Augustin-de-Desmaures: Une histoire en accéléré», Bertrand Juneau, historien

Non-conformités constatées à la Maison Thibault-Soulard

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Crédit photo: Répertoire du patrimoine culturel du Québec

En 2009, la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a fait l’acquisition de la résidence Thibault-Soulard. Elle relocalise le bâtiment au centre du village et effectue des travaux de «restauration».

Malgré une opposition significative des citoyens, le conseil municipal de l’époque est quand même allé de l’avant.

Et la facture est salée…
Les coûts du projet ont largement dépassé le budget initial et ont atteint 1.5 millions$.

Planification?  Gestion? Suivi?

«Ce lieu était destiné à devenir un lieu de rencontre au rez-de-chaussée et un lieu d’exposition dans les combles de la maison.»

Suite à la fermeture du Centre Communautaire Jean-Marie-Roy, lors de l’exercice de relocalisation des organismes, l’analyse de nos espaces disponibles a mis en évidence certaines irrégularités de la maison rénovée devenue publique.

L’absence d’issue de secours au sous-sol et à l’étage a contraint le Conseil à interdire l’accès et l’utilisation de ces 2 espaces. Seul le RC, soit le tiers de l’édifice, est actuellement occupé par la Société d’histoire.

De plus, la détérioration prématurée de la galerie avant a été observée.

Un entrepreneur en construction a estimé les corrections requises à 120 000$.

Il y a quelques mois, c’était 282 000$ qu’il fallait dépenser pour acheter 17 cases de stationnement tel qu’entendu il y a 3 ans.

«Tout ceci est navrant et choquant!»

Ce soir, en séance, le Conseil a mandaté ses procureurs afin «qu’ils entament les démarches en vue d’obtenir compensation pour corriger les non-conformités au code du bâtiment constatées dans la maison et pour lesquelles la responsabilité de l’architecte au dossier pourrait être engagée.»

Inauguration du Parc des Augustines», un hommage à la riche histoire des Augustines

Ce matin, j’ai assisté à l’inauguration du Parc des Augustines, un hommage à la riche histoire des Augustines.

Le parc est situé à l’intersection du chemin de la Butte et du chemin du Lac, là où a été reconstruit en 2016 le calvaire du lac Saint-Augustin.

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Fiduciaires depuis 1734 pour les Pauvres de la seigneurie de Demaure, les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec ont fait ériger, en 1747, un calvaire et son corpus à proximité du chemin du Roy et de la côte conduisant au moulin à farine, au sud-ouest du lac Saint-Augustin. Il a occupé ce lieu jusqu’en 1939. À la suite d’un important éboulis, il a été déménagé à proximité de l’école du rang du lac. En 1977, un fort vent a écrasé l’édicule; il n’a pas été reconstruit. Le corpus a été épargné; il est conservé depuis dans l’église de Saint-Augustin. Il est classé par le ministère de la Culture du Québec. Pendant 230 ans, le Calvaire du lac a été, pour la collectivité, un témoin de la foi et un point de repère sur le chemin du Roy, à l’ouest de Québec.

Source: Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures

 

La Ville rend ainsi hommage au rôle important des Augustines dans l’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures, notamment par leur contribution au développement de la seigneurie, tout en soulignant la pérennité de leur mission sociale et culturelle.

«Les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec ont marqué l’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures. La présence de ce parc rappelle les 134 années de l’administration de seigneuresses sur le territoire et confirme les liens historiques qui les unissent à la ville », mentionnait le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, M. Sylvain Juneau.

L’invitée d’honneur, Sœur Lise Tanguay, supérieure générale de la Fédération des Monastères des Augustines, a pour sa part loué l’initiative de la Ville en ces mots : «N’oublions jamais que la croix de chemin était pour nos ancêtres un lieu de rendez-vous dans les beaux comme les mauvais jours. Ainsi, quels que soient nos allégeances religieuses, un devoir de mémoire s’impose et c’est respecter leur mémoire et leur rendre hommage que ce geste qui est posé aujourd’hui par l’inauguration du parc des Augustines et la réhabilitation du Calvaire!»

Source: Communiqué de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures

Articles sur la démolition annoncée du CCJMR

(Crédit Photo: L’appel et Le Devoir)

Quelques articles ont été publiés ces derniers jours à propos de la démolition annoncée du Centre Communautaire Jean-Marie-Roy.

Les auteurs de ces articles ont un ton accusateur :
« La ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, de par son nouveau conseil, serait destructrice du patrimoine et de l’œuvre architecturale de Jean-Marie-Roy. »

D’abord, je respecte le travail important accompli par M. Jean-Marie Roy.  Il était un architecte reconnu par ses pairs, « ses productions sont qualifiées d’avant-gardistes et il a reçu à peu près tous les honneurs dans son domaine.

Le catalogue de M. Roy compte des dizaines et des dizaines d’édifices.  Il a construit pour des écoles, des centres de recherche, des centres médicaux, des immeubles à bureaux, des concessionnaires automobiles, des caisses populaires, des hauts lieux de la finance, des couvents, des presbytères et des églises, toute une gamme de bâtiments religieux.

Les travaux de M. Roy sur les campus intercommunautaires de Saint-Augustin auraient permis à asseoir sa renommée au milieu des années 1960.  À l’époque, il a donné une cohérence à un ensemble de 20 bâtiments en les intégrant dans le paysage, en imposant des toits plats, l’utilisation du béton blanc et les bâtiments sur pilotis. »  (Source: Le Devoir)

Ces dernières années, le secteur des campus intercommunautaires a subi des transformations majeures.  En particulier sur les rues Lionel-Groulx et Saint-Félix.  Plusieurs bâtiments faisant partie de cet ensemble ont été démolis et des promoteurs privés ont construit des tours d’habitation.

À l’ère Corriveau, les levées de bouclier ont été plutôt timides.  Aujourd’hui, lorsque l’on s’apprête à démolir un bâtiment qui a été négligé par les ex-propriétaires et ensuite par l’ancien conseil, voilà que des voix s’élèvent jusqu’à me comparer à un terroriste détruisant le patrimoine de l’Unesco.  Ceci est très malhonnête.

Il faut rappeler que l’œuvre de Jean-Marie Roy et le patrimoine de SAD sont déjà en partie préservés par l’institution privée qu’est le CNDF qui est maintenant protégé, d’autant plus que la vocation initiale des bâtiments, l’enseignement, ne se trouve pas altérée.

En 2009, la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a acquis le bâtiment du centre communautaire Jean-Marie-Roy (CCJMR):

  • Sans rapport d’inspection sur son état réel;
  • Sans étude de coûts de transformation de vocation;
  • Sans aucune analyse des besoins;
  • Sans connaître les coûts d’opération;
  • Sans plan d’urbanisme.

En 2009, le coût d’acquisition du bâtiment et du terrain était de 3,4 M$.  Des travaux de mise à niveau et de conversion intérieure du bâtiment ont été ensuite réalisés (sous-sol et au rez-de-chaussée) entre 2009 et 2015 et ont déjà nécessité des déboursés de 15 M$.

Maintenant, pour compléter les travaux amorcés, selon les plus récentes expertises d’architectes externes, il en coûterait plus de 25 M$, car voici l’état actuel du bâtiment :

  • Des corrections immédiates de 1,2M$ sont requises pour répondre à une vingtaine de non-conformités relevée par la régie du bâtiment du Québec;
  • La salle de spectacle rénovée à grands frais est fermée due à la possibilité d’exposition à des particules d’amiante non-sécurisées;
  • Le toit n’est pas étanche et doit être refait complètement dû au double toit qui ne rencontre pas les normes;
  • L’isolation est inadéquate et l’usage de nouveaux matériaux éco énergétiques seront requis;
  • Tous les panneaux de fibro-ciments blancs des murs extérieurs sont à changer et leur concept de support en porte à faux datant de la construction est à repenser.  Les barres plates en acier qui retiennent ces panneaux sont corrodées et les panneaux risquent de tomber;
  • Les fenêtres sont toutes à changer;
  • La structure est à mettre aux normes sismiques d’aujourd’hui;
  • L’amiante et d’autres matières dangereuses (ex. plomb dans la peinture) doivent être enlevées et détruites;
  • Les locaux inutilisés de deux étages complets sont à mettre à terre, à reconfigurer, à réaménager, selon des besoins inconnus ou inexistants et tout l’électricité, le chauffage, la plomberie, la ventilation, les gicleurs, etc. de ceux-ci est à faire.

Que reste-t-il de patrimoniale une fois tous ces travaux effectués?

Selon une firme comptable reconnue, le maintien des opérations (frais de fonctionnement) du CCJMR impliquerait des déboursés de plus de 60 M$ sur 20 ans.

La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, et ses citoyens, n’ont pas cette capacité financière.

Saint-Augustin-de-Desmaures est au prise avec une dette de 104 M$.  Son taux d’endettement est de 305%.  En 2018, c’est près du tiers du budget de proximité qui est affecté au service de la dette (en paiements sur les emprunts – capital et intérêts).  Les taux de taxation de Saint-Augustin-de-Desmaures sont les plus élevés de la région de Québec. Dû à un mécanisme de calcul de la quote-part d’agglomération inéquitable, notre développement est contraint.

Depuis le 5 novembre dernier, une nouvelle gouvernance est en place à Saint-Augustin-de-Desmaures.  Le dossier du CCJMR a été mainte fois débattu.

L’inconscience politique des 10 dernières années fait maintenant place à une prise en main collective. Les Augustinois ont clairement exprimé leurs attentes envers leurs élus. La Ville doit répondre à ses obligations en prenant des décisions réfléchies, centrées sur les besoins des citoyens et tournées vers l’avenir.  Les récentes décisions de démolir le CCJMR et de maintenir des infrastructures dans le secteur est de la ville vont en ce sens.

Yannick LeBrasseur
Conseiller municipal du district 3 de Saint-Augustin-de-Desmaures