Ce soir en séance, comme prévu au budget 2022 adopté en décembre dernier, nous avons confirmé un remboursement anticipé de la dette de 4 670 000 $. Nous profitons de l’ouverture d’une fenêtre de remboursement.
La dette de la Ville, c’est un peu comme une hypothèque. Les remboursements anticipés ne peuvent se faire qu’au renouvellement des emprunts.
En 2022, au total, il est prévu de payer 5,1 millions $ de manière anticipée.
La dette est payée avec notre épargne collective (surplus cumulés).
En incluant les paiements réguliers (service de la dette: capital + intérêts), la dette nette sera alors de 48,8 millions $ au 31 décembre 2022. En 2017, la dette nette était de 104,2 M$.
Le ratio d’endettement* passera donc de 158% en 2021 à 140% en 2022.
Le premier objectif est de ramener le ratio d’endettement à 100% d’ici 2024.
Puis, tout comme plusieurs collègues, j’appuie la proposition de poursuivre la stratégie de remboursement de la dette nette en accéléré jusqu’à son extinction complète.
La Friperie Saint-Augustin s’est doté d’un nouvel équipement pour la cueillette des dons de vêtements et de petits articles. Un grand conteneur maritime situé au fond du stationnement permettra à l’organisme d’optimiser ses opérations.
«La Friperie récupère, valorise et revend les surplus domestiques reçus en dons. Elle favorise l’intégration de la main d’œuvre par la création d’emploi durable et de qualité. Finalement, elle soutient des organismes comme Présence-Famille et des projets dans la communauté.»
À noter que la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures accorde une subvention annuelle (entre 25000$ et 30000$) à la Friperie Saint-Augustin. Leur travail est un apport environnemental non négligeable qui permet entre autres de réduire les quantités de déchets collectés par la municipalité.
Vous trouverez dans le MIM les faits saillants du rapport financier pour l’année 2021. Cette dernière se termine sur un appréciable surplus de plus de 40 M$.
Cette somme vient s’ajouter à nos épargnes existantes, obtenues via les surplus dégagés au cours des dernières années grâce notamment aux ventes de terrains industriels, aux augmentations de revenus de taxes commerciales associées à la construction de nouveaux immeubles, aux gains réalisés en Cour d’appel contre la Ville de Québec dans le dossier de la quote-part et à plusieurs subventions obtenues.
Ainsi, malgré la turbulence et l’incertitude économiques que nous vivons, nos épargnes nous placent en excellente position pour l’avenir. En effet, notre bas de laine collectif nous permettra de maintenir les dépenses prévues en entretien et mise à niveau de nos infrastructures (immobilisations) sans emprunter au cours des prochaines années, tout en respectant l’engagement de geler les taxes et les divers tarifs et en maintenant notre programme de remboursement accéléré de la dette.
Cette gigantesque dette qui atteignait un sommet de près de 120 M$ à mon arrivée en poste en 2015 a été rabattue de plusieurs dizaines de millions de dollars depuis. Nous en sommes aujourd’hui à un endettement d’un peu plus de 50 M$ et devrions atteindre l’extinction totale d’ici quelques années.
Il y aura sept ans le 7 juin prochain que vous m’avez élu à la mairie de notre Ville. Je m’étais alors notamment engagé à mettre de l’ordre dans nos pitoyables finances de l’époque. Ce n’est pas encore terminé, mais vous conviendrez avec moi que le portrait a radicalement changé et qu’aujourd’hui, Saint-Augustin-de-Desmaures est très bien positionnée pour la suite des choses. On peut collectivement s’en féliciter.
«Il n’est de pire pauvreté que les dettes» – Proverbe indien.
Sylvain Juneau, maire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures
Au cours des dernières semaines, la Banque du Canada a haussé son taux directeur de près de 1%, ce qu’on n’avait pas vu depuis des années. Et selon les spécialistes, cette hausse n’est qu’un avant-goût de nouvelles fortes hausses à venir dans les prochains mois. La banque centrale souhaite ainsi ramener l’inflation à une cible de 2%, alors que l’on mesure plutôt actuellement, via l’Indice des prix à la consommation (IPC), une inflation de près de 6%.
Le taux directeur est le taux d’intérêt sur lequel se basent les différentes institutions financières pour prêter des fonds sur les marchés financiers. Lorsque la banque centrale hausse le taux directeur, les taux d’intérêt pour les prêts hypothécaires, cartes de crédit et autres prêts grimpent eux aussi. Ce faisant, on décourage la consommation, il y a moins d’emprunts qui se réalisent et la tendance à l’épargne augmente. C’est cette diminution des dépenses qui est recherchée par la banque centrale et qui viendra, normalement, relâcher la pression inflationniste et ramener l’IPC autour de 2%. Cela dit, si ce mécanisme économique fonctionne et a largement fait ses preuves, il demande du temps. Beaucoup de temps. Selon les experts, il faudra facilement un an ou deux avant de constater un effet suffisant des interventions de la Banque du Canada sur l’inflation pour un retour à la cible de 2%.
Dans l’intervalle, la Ville subit les mêmes contrecoups financiers que tout le monde. Les dépenses de fonctionnement augmentent puisque tout coûte plus cher, incluant le financement de nos emprunts, les taux d’intérêt étant à la hausse. La bonne nouvelle, c’est que nous avons de l’argent de côté pour faire face à la situation. Et que par ailleurs, les taux d’intérêt augmentent aussi (dans une moindre mesure) pour l’épargne. Les sommes engrangées via les surplus réalisés au cours des dernières années, notamment par les ventes de plusieurs dizaines de M$ de terrains industriels et le gain en cour contre l’Agglomération, totalisent près de 90 M$. Ainsi, non seulement ces épargnes des sept dernières années rapporteront un peu plus en intérêts, mais surtout, elles nous permettent d’envisager l’avenir du point de vue financier sans crainte. Aucune mauvaise surprise en vue.
Ainsi, malgré la turbulence économique que l’on connait, les dépenses prévues de l’ordre de 89 M$ en immobilisation (entretien et mise à niveau des infrastructures) au Plan quinquennal pourront être maintenues et payées comptant, l’engagement pris de geler les taxes et les divers tarifs pour toute la durée du mandat pourra être respecté, et ce, tout en maintenant notre programme de remboursement accéléré de la dette. Cette volonté quant au remboursement de la dette est aujourd’hui d’autant plus pertinente, sachant que les quelque 2 M$ versés annuellement en intérêts aux banquiers en pure perte pour financer ladite dette iront en augmentant de façon vertigineuse si on ne finit pas de la rembourser rapidement.
Gouvernance et gestion avisées auront marqué le passé récent de Saint-Augustin-de-Desmaures. On retiendra que le fait d’avoir gardé la tête froide et misé sur la prudence aura été le bon choix. La Ville est aujourd’hui solidement outillée pour faire face aux perturbations économiques que nous vivons, et ce, sans être déstabilisée.
Les travaux routiers totaliseront 10M$ en 2022 à Saint-Augustin-de-Desmaures. À noter que la Ville a obtenu trois subventions du gouvernement provincial (3,5 M$) pour ces travaux.
Tel que prévu au PQI, ces investissements sont payés comptant avec les surplus cumulés (sans emprunter).
Les deux grands objectifs de ce Conseil sont clairs: payer la dette et «garder la maison en ordre».
La carte ci-dessus indiquent les endroits où il y aura des travaux (traits rouges).
Taxes.. Nouvelles unités d’évaluation et autres: + 3,6 M$
Droits de mutation: + 1,5 M$
Transferts (subventions): + 160 000$
Autres revenus et services rendus: + 0,7 M$
*Les ventes de terrain industriel et les montants du litige sont non-budgétés (imprévisibles). Ces sommes sont non-récurrentes.
Dépenses inférieures aux prévisions: – 3,6 M$
Rémunération: – 1,5 M$
Honoraires professionnels (externes): – 700 000$
Réclamations et dommages: – 520 000$
Électricité et gaz: – 220 000$
Déneigement: – 260 000$
Autres dépenses: – 400 000$
Surplus de 41,6 M$
Au 31 décembre 2021, l’encaisse, donc l’argent disponible (surplus cumulés affectés et non affectés), était de 87,5 millions $. La dette nette était de 53,8 millions $ (8 M$ de moins qu’au 31 décembre 2020).
Plan 2022-2026
À noter que le Conseil a adopté en décembre 2021 un plan quinquennal d’immobilisations 2022-2026(PQI = investissements sur 5 ans) de 89 M$. L’objectif du Conseil est réaliser ces investissements sans emprunter, tout en continuant de rembourser la dette en accéléré et en gelant les taxes et les tarifs jusqu’en 2025. Étant dans une période inflationniste importante, notre plan ambitieux, mais réaliste, nécessite prudence et rigueur.
Il n’est pas question de dilapider nos économies collectives en promesses électorales démesurées et irresponsables comme le font certains opportunistes. Il ne faut pas lâcher aussi près du but. «Gardons le cap» sur la gestion prudente et rigoureuse des finances. CONTINUEZ d’exprimer massivement votre appui au plan de redressement mis en place en 2018 (administration Juneau). VOTEZ le 7 novembre prochain (9h30 à 20h à l’École des Pionniers-Laure-Gaudreault).
Lisez le texte ci-dessous du Maire Sylvain Juneau.
« NOS ÉPARGNES COLLECTIVES : PRUDENCE ET STABILITÉ
Le surplus financier dégagé au cours des dernières années, essentiellement dû aux ventes de terrains industriels, aux augmentations de revenus de taxes commerciales associées à la construction de ces nouveaux immeubles, aux gains réalisés en cour contre la Ville de Québec dans le dossier de la quote-part et à plusieurs subventions obtenues, permet d’envisager l’avenir avec confiance et optimisme d’un point de vue financier à Saint-Augustin-de-Desmaures. Le contexte financier actuel permet de considérer éliminer la surtaxe à la dette du compte de taxes (une réduction de près de 4%) dès 2022 et ensuite geler ce dernier pour les années à venir.
La dette astronomique de la Ville a été rabattue de plusieurs dizaines de millions de dollars au cours des dernières années, tout en maintenant des investissements importants dans nos infrastructures (routes, bâtiments et autres) en les payant systématiquement comptant. En remboursant notre dette, on dégage de l’argent en ayant de moins en moins de capital et d’intérêts à verser chaque année. Cet argent rendu disponible permet notamment de payer nos immobilisations sans emprunter et donc de rembourser notre dette encore plus rapidement, laquelle est encore deux fois trop élevée.
L’opération est planifiée sur le long terme et pour qu’elle soit une réussite, il faut faire preuve de prudence. En matière de finances publiques, c’est la clé du succès. Prudence, stabilité, prévisibilité.
Il faut donc se garder de dilapider nos économies collectives, notamment en baissant d’un coup les taxes de façon drastique.
Une telle option impliquerait en effet de recourir éventuellement à nouveau au coûteux endettement. Avec les augmentations de taux d’intérêt annoncées, ce serait catastrophique. Par ailleurs, cela engendrerait aussi nécessairement des coupures de services. En effet, on ne peut sérieusement promettre à la fois des baisses de taxes majeures et une réduction significative de la dette sans couper quelque part. L’argent ne pousse pas dans les arbres…
Dépenser moins en équipement de voirie? Paver moins de rues à chaque année? Négliger l’entretien de nos bâtiments? Revenir à la cueillette du recyclage aux deux semaines? Déneiger les rues et trottoirs moins rapidement? Laisser fondre la neige plutôt que de souffler après les bordées? Laisser les rues sales au printemps? Verser moins en subvention aux organismes communautaires, sportifs et culturels? Cesser d’investir dans les « skate parcs » ou les espaces verts? Éliminer la plantation d’arbres? Couper dans les achats de livres pour la bibliothèque? Je vous laisse imaginer la suite de la liste des coupures de services possibles… Un cauchemar.
En ce qui me concerne, sachez que tout cela est totalement hors de question. Je me fais un devoir de veiller à ce que vous receviez les meilleurs services au meilleur coût possible et il m’importe pour ce faire que nos équipements et bâtiments soient en bon état, que nos artères soient bien entretenues hiver comme été, que les matières résiduelles soient ramassées efficacement, que nos organismes soient soutenus, que les investissements dans nos parcs se fassent année après année, que notre bibliothèque soit à la hauteur de sa clientèle, etc. Pas question de couper dans les services, au contraire. C’est la raison d’être d’une Ville. Les services aux citoyens.
Je vous donne l’heure juste depuis six ans. J’ai fait ce à quoi je m’étais engagé et je vais continuer. Vous pouvez compter sur moi pour m’assurer que nos économies collectives soient utilisées à bon escient, pour l’intérêt commun. Gardons le cap. Pour un avenir stable et prévisible. C’est simple, clair et crédible, n’est-ce pas?
Sylvain Juneau, Candidat indépendant à la mairie, Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures
En décembre 2020, un plan réfléchi, crédible et responsable a été présenté à la population (budget 2021). Ce cadre financier 2021-2025 a été adopté par la majorité des membres du Conseil. Celui-ci prévoit:
le remboursement de la dette à partir des surplus cumulés, dont les ventes de terrains industriels (25M$ en 3 ans);
ne pas se ré-endetter, on n’augmente pas la dette, on paie comptant à partir des surplus cumulés pour réparer les routes, les conduites d’eau, les bâtiments, mettre à niveau les parcs et espaces verts (55M$ en 5 ans), et ce jusqu’à ce que notre dette soit en contrôle;
geler les taxes pour 2021 et pour les 4 prochaines années (5M$ en 5 ans);
contenir la hausse de la quote-part de 2 millions $ par année (10M$ en 5 ans);
soutenir les partenaires et organismes communautaires qui offrent une grande diversité de services à tous – jeunes, aînés, démunis (2,5M$ en 5 ans).
La conclusion récente en notre faveur du litige de la quote-part d’agglomération permet:
d’abolir la taxe spéciale affectée à la dette dès 2022, soit 2 ans plus tôt (4M$ en 2 ans);
et la création d’un fonds d’emprunt (fonds de roulement) afin que la Ville ne paie plus d’intérêts aux banques – la Ville emprunte à elle même (16M$).
Notre cadre financier 2021-2025 balance. Il est équilibré. Certains opportunistes proposent des baisses de taxes irresponsables pour se faire élire. On a vu ça aux élections de 2013. Tout allait bien avec le parti Horizon Saint-Augustin Équipe Marcel Corriveau. Et un an plus tard, on nous annonçait une hausse de taxes de 25%. La Ville était en faillite technique.
Le plan que j’appuie et vous propose a été préparé par votre administration, votre conseil, pour réaliser vos objectifs. Ce plan est connu depuis 2017. C’est la continuité du plan de redressement amorcé par le maire Juneau en 2015. Il ne reste que 2-3 ans pour atteindre nos objectifs. Ce n’est pas le temps de relâcher! Ne laissons pas une élection détruire tous nos efforts.
«De l’époque des défusions à 2015, la gouvernance de notre Ville a été tel que nous nous sommes retrouvés en situation financière périlleuse. En moins d’une dizaine d’années, de multiples règlements d’emprunts tantôt irréfléchis, tantôt illégaux, ont précarisé de façon majeure l’état de nos finances. La Ville s’est à l’époque comportée comme si la disponibilité des fonds publics était infinie et a usé de son pouvoir d’emprunt sans considérer que tout ce qui est emprunté doit un jour être remboursé. Et que dans l’intervalle, des intérêts substantiels doivent être versés aux banques, et ce, année après année. En pure perte.
Le tableau suivant présente les intérêts versés annuellement depuis 2017 aux banques par Saint-Augustin-de-Desmaures sur le capital emprunté. Un total de près de 13 M$ en seulement 5 ans.
Il faudra encore plusieurs années d’une gouvernance responsable et rigoureuse pour replacer totalement la Ville sur les rails du point de vue financier. Les orientations prises dès 2017 par le conseil municipal ont permis d’amorcer un vigoureux redressement en s’attaquant au remboursement de la dette tout en maintenant des investissements importants dans les infrastructures (routes, bâtiments, parcs et autres) sans emprunter, en les payant systématiquement comptant à même les surplus tirés principalement des ventes de terrains industriels.
Le fait de ne plus emprunter, tout en intensifiant les remboursements, a depuis 2017 permis de rabattre notre dette de plusieurs dizaines de millions de dollars. Le graphique suivant présente l’évolution à la baisse de la dette de Saint-Augustin-de-Desmaures depuis 2017.
En maintenant le niveau de taxation, cette façon de procéder permet de dégager chaque année de plus en plus d’argent en ayant de moins en moins de capital et d’intérêts à verser. L’argent ainsi rendu disponible permet notamment de continuer à payer nos immobilisations sans emprunter, mais aussi de rembourser notre dette encore plus rapidement. Les résultats sont significatifs et exponentiels. Les bénéfices allant en s’accentuant, nous en sommes au moment où l’opération est la plus efficace. Les résultats sont là pour le démontrer. Il importe donc de ne rien relâcher. Notre niveau d’endettement est encore très élevé et une éventuelle flambée des taux d’intérêt serait hautement dommageable. Il faut continuer à rembourser tout ce que nous pouvons afin de cesser de verser chaque année aux banquiers des intérêts à coup de millions de $. Cet argent doit demeurer chez nous.
L’objectif n’est pas encore atteint, il reste du chemin à faire, mais nous sommes définitivement sur la bonne voie et les orientations prises par votre conseil municipal au cours des dernières années et les prochaines via les projections à long terme adoptées lors du dernier budget sont les bonnes et… totalement dans VOTRE intérêt!
« Les intérêts courent, même la nuit. » Proverbe indien
Sylvain Juneau, Maire»
Source: MIM Septembre 2021
En tant que conseiller indépendant sortant, je suis entièrement en accord avec le texte du maire. Au cours du prochain mandat, j’ai d’ailleurs pris l’engagement de continuer d’appuyer le plan de redressement financier amorcé en 2015. Consultez mon article sur le sujet en cliquant sur ce lien: