«Plus on rembourse la dette, plus on dégage de l’argent»

Source: VSAD.ca

«Plus on rembourse notre dette, plus on dégage de l’argent en ayant de moins en moins de capital et d’intérêts (service de la dette) à verser chaque année.

Cet argent ainsi rendu disponible permet sans emprunter de payer nos routes, bâtiments, parcs et de rembourser notre dette encore plus rapidement.

Plus on persévère dans cette voie, plus les résultats sont spectaculaires.

Ainsi, en quatre ans, le montant que l’on doit payer en capital et intérêts pour rembourser notre dette, a diminué de plus de la moitié, passant de 10,7 M$ à 4,7 M$.

Il importe de ne rien relâcher. Notre niveau d’endettement est encore trop élevé.

Il importe de continuer à rembourser tout ce que nous pouvons, afin de cesser de verser chaque année aux banquiers des intérêts à coups de M$.

L’objectif n’est pas encore atteint, mais nous sommes sur la bonne voie.»

– Sylvain Juneau, maire (extrait du Mot du Maire – décembre 2020)

Pour plus d’informations sur le budget 2021: yannicklebrasseur.com/budget2021.

Retour au travail… ma réaction au rapport du MAMOT

Plusieurs d’entre nous retournent au travail.
Bon retour!
D’autres chanceux continueront de profiter de cet incroyable été…

La prochaine séance publique du conseil est mardi le 28 août, mais les membres du conseil reprennent toutefois le boulot en pléniers politiques dès demain.

Le 17 juillet dernier, le MAMOT a enfin déposé le rapport de vérification demandé en 2015 par le maire Juneau. Vous pouvez le consulter en cliquant ici!

Ce rapport est sans portée légale et sans sanction. Quoique selon moi incomplet, il confirme néanmoins de nombreuses irrégularités1. Bien qu’il fut déposé tardivement, il était important d’en connaître les conclusions. Nous travaillons maintenant à corriger la situation et à appliquer les 21 recommandations (cliquer ici pour les consulter). Celles-ci pourraient se résumer ainsi: communiquer, consulter, évaluer, gérer, se remettre en question, respecter les règles et les lois!

Le ministre Coiteux a indiqué que l’unité permanente anticorruption (UPAC) avait été mise au courant et avait reçu les documents (article du JDQ ici).

Pour ma part, si elle se présente, mon appui à une option judiciaire n’est pas totalement écartée, mais il y a des coûts importants à considérer dans des poursuites et le rationnel l’emportera sur l’émotionnel.

Nous entendrons encore parler de l’équipe Corriveau, car nos choix et décisions seront contraints pour plusieurs années, voire une décennie.

Je serai imputable de mes bons et mauvais coups, mais je ne désire aucunement porter le blâme de mes prédécesseurs.

Ceci étant dit, les changements sont amorcés et j’ai confiance en l’avenir. Tout est mis en oeuvre pour redresser les finances et la gestion de notre Ville.


  1. Irrégularités constatées: Permis de construction délivrés sans entente préalable, utilisation de sommes de règlements d’emprunt pour payer des dépenses non autorisées, fractionnements de contrats injustifiés, utilisation inadéquate des exceptions prévues par la loi pour octroyer des contrats de gré à gré, non-respect de la «Politique de gestion contractuelle», manque d’estimations pour les contrats octroyés, projets lancés sans évaluation préalable des besoins, déficiences dans le suivi des projets, opérations non-gérées en conformité avec la réglementation applicable et selon les bonnes pratiques en vigueur.

Articles sur la démolition annoncée du CCJMR

(Crédit Photo: L’appel et Le Devoir)

Quelques articles ont été publiés ces derniers jours à propos de la démolition annoncée du Centre Communautaire Jean-Marie-Roy.

Les auteurs de ces articles ont un ton accusateur :
« La ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, de par son nouveau conseil, serait destructrice du patrimoine et de l’œuvre architecturale de Jean-Marie-Roy. »

D’abord, je respecte le travail important accompli par M. Jean-Marie Roy.  Il était un architecte reconnu par ses pairs, « ses productions sont qualifiées d’avant-gardistes et il a reçu à peu près tous les honneurs dans son domaine.

Le catalogue de M. Roy compte des dizaines et des dizaines d’édifices.  Il a construit pour des écoles, des centres de recherche, des centres médicaux, des immeubles à bureaux, des concessionnaires automobiles, des caisses populaires, des hauts lieux de la finance, des couvents, des presbytères et des églises, toute une gamme de bâtiments religieux.

Les travaux de M. Roy sur les campus intercommunautaires de Saint-Augustin auraient permis à asseoir sa renommée au milieu des années 1960.  À l’époque, il a donné une cohérence à un ensemble de 20 bâtiments en les intégrant dans le paysage, en imposant des toits plats, l’utilisation du béton blanc et les bâtiments sur pilotis. »  (Source: Le Devoir)

Ces dernières années, le secteur des campus intercommunautaires a subi des transformations majeures.  En particulier sur les rues Lionel-Groulx et Saint-Félix.  Plusieurs bâtiments faisant partie de cet ensemble ont été démolis et des promoteurs privés ont construit des tours d’habitation.

À l’ère Corriveau, les levées de bouclier ont été plutôt timides.  Aujourd’hui, lorsque l’on s’apprête à démolir un bâtiment qui a été négligé par les ex-propriétaires et ensuite par l’ancien conseil, voilà que des voix s’élèvent jusqu’à me comparer à un terroriste détruisant le patrimoine de l’Unesco.  Ceci est très malhonnête.

Il faut rappeler que l’œuvre de Jean-Marie Roy et le patrimoine de SAD sont déjà en partie préservés par l’institution privée qu’est le CNDF qui est maintenant protégé, d’autant plus que la vocation initiale des bâtiments, l’enseignement, ne se trouve pas altérée.

En 2009, la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a acquis le bâtiment du centre communautaire Jean-Marie-Roy (CCJMR):

  • Sans rapport d’inspection sur son état réel;
  • Sans étude de coûts de transformation de vocation;
  • Sans aucune analyse des besoins;
  • Sans connaître les coûts d’opération;
  • Sans plan d’urbanisme.

En 2009, le coût d’acquisition du bâtiment et du terrain était de 3,4 M$.  Des travaux de mise à niveau et de conversion intérieure du bâtiment ont été ensuite réalisés (sous-sol et au rez-de-chaussée) entre 2009 et 2015 et ont déjà nécessité des déboursés de 15 M$.

Maintenant, pour compléter les travaux amorcés, selon les plus récentes expertises d’architectes externes, il en coûterait plus de 25 M$, car voici l’état actuel du bâtiment :

  • Des corrections immédiates de 1,2M$ sont requises pour répondre à une vingtaine de non-conformités relevée par la régie du bâtiment du Québec;
  • La salle de spectacle rénovée à grands frais est fermée due à la possibilité d’exposition à des particules d’amiante non-sécurisées;
  • Le toit n’est pas étanche et doit être refait complètement dû au double toit qui ne rencontre pas les normes;
  • L’isolation est inadéquate et l’usage de nouveaux matériaux éco énergétiques seront requis;
  • Tous les panneaux de fibro-ciments blancs des murs extérieurs sont à changer et leur concept de support en porte à faux datant de la construction est à repenser.  Les barres plates en acier qui retiennent ces panneaux sont corrodées et les panneaux risquent de tomber;
  • Les fenêtres sont toutes à changer;
  • La structure est à mettre aux normes sismiques d’aujourd’hui;
  • L’amiante et d’autres matières dangereuses (ex. plomb dans la peinture) doivent être enlevées et détruites;
  • Les locaux inutilisés de deux étages complets sont à mettre à terre, à reconfigurer, à réaménager, selon des besoins inconnus ou inexistants et tout l’électricité, le chauffage, la plomberie, la ventilation, les gicleurs, etc. de ceux-ci est à faire.

Que reste-t-il de patrimoniale une fois tous ces travaux effectués?

Selon une firme comptable reconnue, le maintien des opérations (frais de fonctionnement) du CCJMR impliquerait des déboursés de plus de 60 M$ sur 20 ans.

La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, et ses citoyens, n’ont pas cette capacité financière.

Saint-Augustin-de-Desmaures est au prise avec une dette de 104 M$.  Son taux d’endettement est de 305%.  En 2018, c’est près du tiers du budget de proximité qui est affecté au service de la dette (en paiements sur les emprunts – capital et intérêts).  Les taux de taxation de Saint-Augustin-de-Desmaures sont les plus élevés de la région de Québec. Dû à un mécanisme de calcul de la quote-part d’agglomération inéquitable, notre développement est contraint.

Depuis le 5 novembre dernier, une nouvelle gouvernance est en place à Saint-Augustin-de-Desmaures.  Le dossier du CCJMR a été mainte fois débattu.

L’inconscience politique des 10 dernières années fait maintenant place à une prise en main collective. Les Augustinois ont clairement exprimé leurs attentes envers leurs élus. La Ville doit répondre à ses obligations en prenant des décisions réfléchies, centrées sur les besoins des citoyens et tournées vers l’avenir.  Les récentes décisions de démolir le CCJMR et de maintenir des infrastructures dans le secteur est de la ville vont en ce sens.

Yannick LeBrasseur
Conseiller municipal du district 3 de Saint-Augustin-de-Desmaures

Faits saillants du Budget 2018

Présentation du budget 2018

Visionnez la présentation du budget 2018. Cliquez ici !
Consultez le document officiel du budget.  Cliquez ici !

Faits saillants

Le budget 2018 sera de 61,6 M$ (hausse de 1,6 M$).

L’équilibre budgétaire dépendra encore de la vente de terrains industriels (2,3 M$ en 2018, 1,5 M$ en 2019-2020-2021-2023).

Une nouvelle mesure de gestion de la dette entrera en vigueur dès 2018 avec l’application d’une taxe spéciale de 0,75% et de 1,5% pour les années 2019 à 2023.  Cette surtaxe servira à accélérer le remboursement de la dette.

Selon les estimations, l’endettement total net à long terme devrait suivre la tendance suivante :

  • 2017 : 104,2 M$ ;
  • 2018 : 101,2 M$ ;
  • 2019 : 100,4 M$ ;
  • 2020 : 98,4 M$ ;
  • 2021 : 95,1 M$ ;
  • 2022 : 90,5 M$ ;
  • 2023 : 84,6 M$.

Hausses de taxes 2018

Résidentiel : + 4,39%.
+2,14% … Hausse annoncée en 2016 – Inflation.
+1,50% … Correction due à la baisse accordée en 2017.
+0,75% … Taxe spéciale – Remboursement de la dette.

Commercial et industriel : +2,89%.
+2,14% … Hausse annoncée en 2016 – Inflation.
+0,00% … Aucune correction, car aucune baisse accordée en 2017.
+0,75% … Taxe spéciale – Remboursement de la dette.

Hausses de taxes prévues 2019 à 2023

Résidentiel, commercial et industriel : + 3,65%.
+2,15% … Hausse annuelle prévue – Inflation.
+1,50% … Taxe spéciale – Remboursement de la dette.

Dépenses

Toutes les dépenses de fonctionnement sont en baisse, sauf:

  • Les quotes-parts : hausse de 1,7 M$ ;
  • Le service de la dette et les frais de financement (remboursement capital, intérêts, frais) : hausse de 161 539 $ ;
  • L’affectation d’une taxe spéciale à la dette : 0,5 M$.

Répartition des dépenses :

  • 45,5% : Quotes-parts (police, pompier, 911, autobus RTC, eau potable, traitement des égouts, élimination des ordures, recyclage, cour municipale, évaluation municipale, logement social, sécurité civile – catastrophe naturelle – matières dangereuses, etc.) ;
  • 18,6% : Dette et financement (capital, intérêts, frais de financement) ;
  • 11,4% : Loisirs et culture ;
  • 10,1% : Administration générale ;
  • 7,7% : Transport (Voirie) ;
  • 3,4% : Hygiène du milieu (canalisations d’eau potable et usées, collecte des déchets et du recyclage) ;
  • 2,5% : Aménagement, urbanisme et développement ;
  • 0,4% : Sécurité publique (brigadiers scolaires) ;
  • 0,3% : Santé et bien-être (logements sociaux, politique familiale et des aînés).

Programme quinquennal d’immobilisation

Des investissements de 6,5 M$ en 2018 et de 6 M$ pour les années 2019-2020-2021-2022 sont prévus pour l’entretien de nos actifs (routes, bâtiments, parcs, etc.).

Quotes-parts

Le budget de l’agglomération de Québec est 656,9 M$.
Notre contribution en 2018 sera en hausse de 9% et s’établira à 26,7 M$ (4,1% du budget total de l’agglomération).

Le calcul de la quote-part, qui a été entériné en 2009, se fait à partir d’une formule basée sur la richesse foncière (capacité de taxer). Selon cette formule, plus St-Augustin se développe, plus grande devient notre contribution à l’agglomération.

Il a été démontré à plusieurs reprises que ce partage des coûts est inéquitable et qu’il doit être révisé (entente).

À noter que le procès en cours n’aura aucun impact sur ce mode de calcul.

Participez à la discussion en cliquant ici !

La participation citoyenne!

Le but premier de mon engagement en politique municipale est la «Saine Gestion» de notre Ville.

Cependant, pas très loin… presqu’à égalité, mon plan est aussi d’inclure des initiatives pour favoriser la participation citoyenne!

« La force d’un milieu, c’est d’abord celles et ceux qui l’habitent. La force d’un leader, c’est de savoir mettre les talents de chacun à contribution, au profit de la collectivité. » – Réjean Porlier, Maire de Sept-Îles

La participation citoyenne regroupe toutes les formes d’interactions (privées, publiques, sociales, politiques, technologiques, etc.) en vue de prendre part ou de tenter d’influencer les décisions pouvant avoir des impacts sur la communauté.

La participation citoyenne vise une meilleure adéquation entre les besoins et les décisions.

La participation citoyenne est donc un facteur clé de réussite, de l’acceptabilité et de l’appropriation d’un projet par la population.

Une citoyenne de St-Augustin bien engagée m’a transmise une superbe idée de la Ville de Matane.

La Ville de Matane «offre l’opportunité à ces citoyens de s’associer à un budget participatif en proposant divers projets financés à la hauteur d’une somme de 200000$ pour l’année 2018.»

Cliquez ici pour connaître tous les détails!