Neuf règlements d’emprunt totalisant près de 2,9 M$ arrivaient bientôt à échéance (10 février 2026). Plutôt que de refinancer cette dette, le Conseil municipal a choisi de la rembourser de façon anticipée en utilisant les surplus accumulés. Cette décision a été officialisée par résolution lors de la séance du 20 janvier 2026.
En tenant compte du remboursement de capital prévu au budget de fonctionnement, le solde de la dette passera ainsi de 3,2 millions de dollars en 2025 à 260 000 $ en 2026.
La dette à la charge de l’ensemble des contribuables sera donc, à très court terme, entièrement éliminée.
L’actualité des derniers jours a remis à l’avant-plan le règlement de partage des dépenses d’agglomération, adopté par le conseil d’agglomération et jugé inéquitable pour Saint-Augustin-de-Desmaures. Le maire Juneau a tenu à préciser les éléments qui posent problème dans un texte transmis aux médias le 8 décembre.
«Dès mon arrivée à la mairie, il y a plus de dix ans, j’ai soutenu que le mécanisme de partage des dépenses devait être revu, car profondément dysfonctionnel et inéquitable.
Depuis le début des discussions entre les trois villes liées, nous avons défendu une approche simple: une quote-part basée sur un montant de départ fixe et raisonnable, indexé annuellement, sans recours au potentiel fiscal. Stabilité, prévisibilité, équité. VSAD a maintenu cette position tout au long d’un processus de plusieurs années.
Le règlement sur les quoteparts récemment adopté par l’Agglomération ne présente rien en ce sens.
Les chiffres et les faits sont clairs:
Un montant de départ arbitraire: Le montant de départ proposé pour VSAD (plus de 27 M$ pour la portion indexable seulement) est près du double de celui de l’autre ville liée, basé sur notre potentiel fiscal versus cette dernière, sans lien logique avec les coûts des services rendus, leur quantité ou leur qualité. Aucune explication valable ne nous a par ailleurs été fournie sur ce qui a mené à l’établissement du montant de départ de l’autre Ville liée, et ce, malgré nos demandes.
La contribution au RTC – un gouffre financier annoncé: Près de 25 % de notre quote-part demeure calculée selon l’ancienne formule. Nous suggérions que cela soit inclus dans la formule globale. Pour VSAD, en 2025, cela représente 8,3 M$, soit une hausse de 40 % en un an, pour un service minimal. Et malgré l’exclusion des infrastructures du tramway, les coûts d’exploitation, l’électrification et les hausses salariales feront inévitablement enfler la facture. Sans parler de l’endettement et des évidents problèmes de gestion. Il n’est par ailleurs pas question de taxer davantage les automobilistes (essence, immatriculation ou autres) ni d’inventer de nouvelles surtaxes pour générer des revenus supplémentaires. Une organisation bien gérée n’en a pas besoin. Il n’y a pas que la colonne des revenus dans un budget; celle des dépenses importe tout autant.
Une indexation bancale: L’indexation de la quotepart selon l’IPC, la population et le potentiel fiscal crée une redondance et une iniquité évidentes. Une hausse de la population de VSAD augmentera notre quote-part, mais cette mathématique ne s’appliquera pas pour la Ville de Québec. Et l’ajout du potentiel fiscal par-dessus le tout perpétue une iniquité de fond.
Les surplus d’agglomération conservés par Québec: Le règlement prévoit que la Ville de Québec conservera tous les surplus futurs. VSAD récupérera sa part du surplus 2024 (1,7 M$) uniquement grâce à nos procureurs. Ce mécanisme disparaît ensuite. Si on paie trop pour des dépenses décidées par l’Agglomération, on ne récupérera rien de ce qu’on aura payé en trop.
Une subvention provinciale dont le risque nous est imposé: Si Québec perd sa subvention annuelle de 7 M$ à titre de Capitale Nationale, les villes liées devront dorénavant absorber 50 % du manque à gagner. Pour VSAD: 2,3 M$ additionnels. Jamais jusqu’à maintenant on ne nous avait imposé d’être les « co-assureurs » de cette entente qui date de plus de quinze ans entre le gouvernement et la Ville de Québec et sur laquelle nous n’avons aucune prise.
La compétence sur le Lac Saint-Augustin toujours ignorée: Malgré la clarté de la Loi, cette compétence d’agglomération n’est toujours pas reconnue et conséquemment les coûts associés doivent être assumés par VSAD. Nous demandions que la situation soit corrigée.
Une poursuite de Québec contre VSAD demeure: La Ville de Québec maintient une poursuite d’environ 3 M$ pour des travaux effectués dans le parc industriel et relevant de l’Agglomération. Nous avions demandé son retrait: cela avait été accepté, puis refusé.
La finalité de toutes ces négociations reste décevante: l’équité n’était pas au rendez-vous. Pourtant, nous avons négocié de bonne foi, cherché des compromis, proposé des solutions et sommes demeurés ouverts. Cette ouverture n’a pas été réciproque.
À VSAD, je suis entouré de gens forts, qui n’hésitent pas à remettre en question mes idées et réflexions. Cela nous permet de prendre des décisions réfléchies, cohérentes, et assumées et de tenir tête lorsque c’est nécessaire, sans éclat ou effet théâtral inutiles.
Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures n’est pas au service d’un système; il est au service des Augustinois. Je n’accepterai jamais qu’on tente de leur faire porter un fardeau qui ne leur revient pas. Tenir sa ligne est parfois moins commode politiquement, mais infiniment plus respectable.
C’est exactement ce qu’on attend d’un maire. C’est ce que je continuerai de faire.»
Sylvain Juneau, maire de Saint-Augustin-de-Desmaures
Le 6 octobre dernier, la Ville a procédé à un remboursement anticipé de 13,3 millions $ de sa dette. Ce montant s’ajoute au paiement de 9,1 millions $ effectué le 2 septembre.
En un seul mois, 22,4 millions $ ont été remboursés!
Résultat : en 2025, notre dette sera passée de 25,6 millions $ à 3,1 millions $. 📉
Nos efforts portent fruit. Nous pouvons en être fiers.
L’état prévisionnel présente les variations entre le budget 2025 et les prévisions des résultats au 31 décembre 2025. Ce document montre dans quelle mesure les revenus prélevés seront suffisants pour couvrir l’ensemble des charges (excédent ou déficit) et constitue un outil pour la préparation du budget 2026.
Depuis huit ans, j’ai le privilège de représenter les citoyens du District 3 (Lahaye) à titre de conseiller municipal. Je suis à nouveau candidat aux prochaines élections du 2 novembre 2025, et je sollicite votre appui afin de poursuivre mon engagement à vos côtés.
Les objectifs clairs que nous nous sommes fixés au cours des deux derniers mandats sont en voie d’être atteints. Je propose que nous terminions le travail #ensemble et que nous construisions la suite.
Depuis huit ans, j’ai le privilège de représenter les citoyens du District 3 (Lahaye) à titre de conseiller municipal. Je suis à nouveau candidat aux prochaines élections du 2 novembre 2025, et je sollicite votre appui afin de poursuivre mon engagement à vos côtés.
Les objectifs clairs que nous nous sommes fixés au cours des deux derniers mandats sont en voie d’être atteints. Je propose que nous terminions le travail #ensemble et que nous construisions la suite.
Parce que chaque dollar emprunté vient avec des intérêts. Moins de dette = moins d’intérêts à payer = plus d’argent disponible pour les services directs aux citoyens (loisirs, culture, parcs, routes, trottoirs, pistes cyclables, bâtiments, etc.).
💸 Intérêts payés aux banques (2021-2026) : +10 M$
2021: 2,6 millions $ 2022: 1,8 millions $ 2023: 1,6 millions $ 2024: 1,7 millions $ 2025: 1,4 millions $ (prévision) 2026: 1,7 millions $ (prévision)
Juste pour mettre les choses en perspective…
Avec 10 M$, en 2025, on pourra :
📚 Rénover la bibliothèque : 1 M$ 🌳 Aménager le parc de la falaise : 2,5 M$ 🚧 Repaver les rues et prolonger des trottoirs : 5 M$ 🚸 Ajouter des équipements de sécurité pour les piétons et cyclistes : 0,6 M$ 🛝 Améliorer le parc Place-Portneuf : 0,2 M$ 💡 Remplacer l’éclairage de rues, des parcs et des terrains sportifs : 0,5 M$ 🔌 Installer des bornes de recharge : 0,2 M$
Tout ceci sera payé comptant en 2025.
Moins d’intérêts = plus pour les services.
Évolution de la dette
Selon les prévisions 2025-2026-2027, la dette sera bientôt chose du passé. Et dire qu’en 2018, elle atteignait 88 M$… On a fait tout un chemin!
En 2025, 27 règlements d’emprunt totalisant 22,4 millions de dollars arrivaient à échéance pour refinancement. Toutefois, le Conseil a choisi de rembourser de manière anticipée les soldes restants de ces emprunts en puisant dans les surplus accumulés. Une résolution en ce sens a été adoptée lors de la séance du 6 mai 2025.
En tenant compte du remboursement de capital prévu au budget de fonctionnement, le solde de la dette passera donc de 31 millions de dollars en 2024 à 8 millions en 2025.
La stratégie de remboursement accéléré sera maintenue afin d’éteindre entièrement la dette à la charge de l’ensemble d’ici la fin 2026.
En 2025, dans le secteur centre (« village »), la majorité des résidences verront une hausse de leur compte de taxes. Dans notre quartier (District 3), 7 résidences sur 10 seront touchées par cette augmentation, tandis que dans le District 2, ce chiffre grimpe à 8 sur 10.
Lors de la préparation du budget, mon collègue Jean Simard et moi avons fait une proposition visant à neutraliser cette hausse pour la majorité des contribuables, mais celle-ci n’a pas été retenue. Plus de détails ci-dessous…
Pourquoi parle-t-on d’un « gel » en 2025 à Saint-Augustin-de-Desmaures?
À l’automne, le service d’évaluation de la Ville de Québec a procédé à la révision des valeurs foncières des résidences, commerces et industries pour l’ensemble des villes de l’agglomération, dont Saint-Augustin-de-Desmaures (à propos de l’évaluation foncière). Cet exercice, réalisé tous les trois ans, a révélé une forte augmentation des valeurs de toutes les propriétés.
Toutefois, la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures ne tire aucun profit de cette hausse. Afin de neutraliser son impact et de maintenir des revenus de taxation stables, le conseil municipal a ajusté les taux d’imposition pour chaque catégorie (résidentielle, commerciale et industrielle). C’est dans ce contexte qu’un « gel » des revenus de taxation a été annoncé pour l’année 2025.
Impact sur la catégorie résidentielle
La valeur MOYENNE des résidences a augmenté d’environ 30 %, ce qui a entraîné une baisse du taux de taxation résidentiel de 30 % (nouveau taux : 0,7436 $ / 100 $).
Cependant, cette catégorie englobe plusieurs types de logements, notamment:
Les condos, dont la valeur a augmenté en moyenne de 20%;
Les maisons unifamiliales, qui ont connu une hausse moyenne de 35%.
Ainsi: ✅ Si la valeur de votre résidence a augmenté de 30 %, votre compte de taxes reste stable; 📈 Si votre résidence a pris 35 %, votre compte de taxes augmente de 5 %; 📉 Si votre résidence n’a augmenté que de 20 %, votre compte de taxes diminue de 10 %.
Pourquoi le secteur centre est-il particulièrement touché?
Le secteur centre compte principalement des maisons unifamiliales, avec très peu de condos. Comme la baisse du taux de taxation a été fixée à 30 % alors que la valeur des maisons unifamiliales a augmenté en moyenne de 35 %, de nombreux résidents de notre quartier verront leur compte de taxes augmenter.
Proposition non retenue
M. Jean Simard et moi avons proposé à nos collègues du conseil d’ajuster le taux de taxation résidentiel à environ 0,70 $ / 100 $, ce qui aurait minimalement compensé l’augmentationmoyennede 35 % desmaisons unifamiliales.
Notre proposition incluait des options pour absorber le coût récurrent de cette mesure (1,38 M$ sur un budget de +/- 75 M$).
Malheureusement, cette proposition n’a pas été retenue.
C’est pourquoi, le 10 décembre dernier, M. Simard et moi avons voté contre le budget 2025. Malgré notre opposition, le budget a été adopté à la majorité (4 voix POUR, 2 voix CONTRE).
Objectifs bientôt atteints
À noter que notre proposition ne remettait aucunement en cause l’atteinte des objectifs fixés pour ce mandat 2021-2025. Des solutions existaient et il était tout à fait possible de les mettre en œuvre.
Cela dit, le budget 2025 apporte aussi de bonnes nouvelles: la dette sera entièrement remboursée d’ici 2026, nous poursuivons nos investissements dans les infrastructures sans contracter de nouvelle dette, en payant comptant, et nous continuons d’améliorer la qualité des services municipaux. De plus, le compte de taxes est dorénavant très proche de la moyenne régionale.
L’état prévisionnel présente les variations entre le budget 2024 et les prévisions des résultats au 31 décembre 2024. Ce document montre dans quelle mesure les revenus prélevés seront suffisants pour couvrir l’ensemble des charges (excédent ou déficit) et constitue un outil pour la préparation du budget 2025.
Le surplus dégagé s’ajoutera à notre «épargne collective» et permettra de poursuivre la réalisation de nos objectifs.
À noter qu’étant donné les revenus plus élevés, un montant additionnel de 4,4 M$ en investissements (planifié au PQI) a été payé comptant sans avoir à puiser dans les surplus cumulés.