Les afficheurs de vitesse mobiles collectent différentes données pour chaque passage:
date et heure;
vitesse;
type d’usager (véhicule, cycliste, piéton); etc.
Ils enregistrent dans les deux directions, qu’il ait affichage, ou pas.
Il est aussi normal de voir le panneau éteint. Tout dépend de l’information que l’on veut recueillir.
Les équipements sont reliés à un système infonuagique cellulaire. Le service des travaux publics peut, à distance, vérifier le fonctionnement des appareils, lancer des commandes et analyser les données recherchées.
Vendredi dernier, l’administration a procédé à l’ouverture des soumissions du projet d’agrandissement du garage municipal et de réaménagement de l’hôtel de ville (HDV). Le plus bas soumissionnaire est à 19,2 M$ (taxes incluses), alors que l’évaluation faite en conception était à 13,6 M$. C’est donc un montant 40% plus élevé qu’il faudra débourser.
Malgré le contexte inflationniste, les membres du conseil ont l’intention d’octroyer le contrat. À court/moyen terme, les prix vont encore augmenter et les problèmes de main d’oeuvre ne sont pas près de se résoudre, surtout avec tous les grands projets d’infrastructures prévus dans la région, pour ne nommer que celui du tramway.
Le complexe municipal, c’est le centre névralgique des décisions et des opérations. Le garage municipal et l’hôtel de ville ont été construits il y a 43 ans (en 1979). À cette époque, la population était d’un peu plus de 3000 habitants. Aujourd’hui, nous sommes 20000 résidents et nous avons un parc industriel qui emploie des milliers de personnes. Suivant ce rythme de croissance de la population, les besoins ont augmenté (nouveaux quartiers, bâtiments, services, routes), les normes ont évolué (santé et sécurité, protection incendie, matières dangereuses, RBQ) et les environnements de travail se sont transformés (conditions, nouvelles méthodes et technologies, télétravail, conciliation travail-famille).
La mise à niveau des bâtiments est nécessaire pour maintenir/améliorer la qualité et la fiabilité des services.
Grâce à notre épargne collective, nous avons la marge de manoeuvre pour absorber ce choc tarifaire, sans emprunter, en payant comptant, tout en «gardant le cap» sur nos objectifs de gel de taxes et de remboursement complet de la dette. Nous travaillerons quand même avec nos partenaires des autres paliers de gouvernements pour tenter de diminuer la facture. À noter que nous avons déjà obtenu près de 4,1 M$ en subventionet qu’il y a de bonnes chances de réussir à augmenter ce montant.
Nous avons récemment complété la construction du centre communautaire dans le secteur est de la ville. C’est un projet de près de 10 M$ qui a été mené d’une main de maître par notre administration, sans dépassement de coût et selon les échéanciers. Fort de cette expérience, j’ai bon espoir que nous saurons appliquer la même rigueur de gestion dans ce projet.
À la dernière séance, le conseiller Raynald Brulotte a proposé une résolution afin de créer un fonds pour financer les coûts* des chantiers majeurs à venir pour revitaliser le Lac Saint-Augustin.
*Coûts estimés à des «dizaines de millions de dollars» par les co-auteurs du texte de la résolution (Raynald Brulotte et Louis Désilets, président du CBLSA).
Cette proposition s’inspirait entre autres d’une recommandation faite au conseil municipal par le «Comité consultatif pour les enjeux entourant le lac Saint-Augustin (CCEELSA)».
«Créer, à compter du prochain budget, un fonds monétaire de prévoyance et qu’il y dépose chaque année une somme d’argent aux fins de financer d’éventuels travaux de gestion des sédiments dans le lac.»
La résolution n’a pas été adoptée.
POUR: Marcel Desroches, conseiller du District 1 et Raynald Brulotte, conseiller du District 4;
CONTRE: Jean Simard, Conseiller du District 2, Yannick LeBrasseur, Conseiller du District 3 et Jonathan Palmaerts, Conseiller du District 6;
Annie Godbout, Conseillère du District 5 était absente;
Le président (maire) s’est abstenu de voter.
TOUS les élus veulent agir pour le lac. Rapidement et efficacement. C’est dans la façon d’y arriver où il y a des nuances.
Qualifiée par M. Louis Désilets comme une «occasion de bien paraître pour les élus en campagne électorale», je suis d’avis qu’il était prématuré d’adopter cette résolution à deux mois des élections et que malgré ce que peuvent penser quelques opposants, je ne fais pas de la politique pour «bien paraître».
Actuellement, il n’est pas possible de circonscrire le projet. Ce ne serait pas réaliste de recommander à qui que ce soit de s’engager dans un projet dont on ne sait pas définir les limites.
Il y a plusieurs aspects légaux qui doivent être validés, des experts doivent définir et ordonner les travaux, les montants impliqués doivent être déterminés.
Tel que précisé par le maire Sylvain Juneau, l’administration étudie déjà les modalités de création d’un fonds dédié au lac pour le prochain budget et le prochain cadre financier. C’est le conseil qui sera élu le 7 novembre qui aura à engager les montants requis à la réalisation d’un plan d’action concret.
À noter que le PQI 2021-2025 inclut déjà 100000$ en 2021 et 200000$ en 2022 pour l’étude portant sur la reconstruction des marais épurateurs.
Qui doit payer?
Le maire a aussi préciser que la création d’une réserve financière est un processus prévu dans la loi et qu’il doit être soumis à l’approbation référendaire des citoyens.
Lors de la séance du 22 juin, le conseil a confirmé le contrat de services professionnels pour une analyse de besoins et une étude de faisabilité afin de rendre opérationnel les marais épurateurs construits (MEC) du Verger et de l’Artimon.
Les MEC… avaient… pour fonction de traiter les eaux pluviales de deux sous-bassins à l’est du lac Saint-Augustin.
Cette étude est l’une des premières étapes dans ce grand enjeu augustinois qu’est la Santé du Lac.
Voici un extrait d’un article paru dans Le Soleil en 2009 (il y a 12 ans) 😢:
«Les deux marais, installés du côté sud du lac, sont inefficaces. Ceux-ci, et leur bassin de décantation, doivent purifier l’eau de pluie avant qu’elle ne s’écoule dans le lac. Or, c’est exactement le contraire qui se produit: l’eau ressort souvent plus polluée qu’à son entrée, peut-on constater dans l’étude effectuée par Roche, remise à la Ville en avril (2009) et dont Le Soleil a obtenu copie. La situation se produit surtout pendant et après la pluie.
Même quand les marais font, en partie, leur travail, les concentrations «des matières en suspension, en coliformes fécaux, en phosphore total, en azote total, en chlorures, en manganèse et en fer ne respectent pas les critères de qualité édictés pour les eaux de surface par le ministère de Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP)», lit-on dans l’étude.»
L’appel d’offres pour la «démolition du CCJMR et la construction du complexe multifonctionnel dans l’EST» s’est conclu la semaine dernière par le dépôt et l’analyse de deux propositions.
Rappelons que le budget initial prévu par la Ville était de 7 millions $.
Le plus basse des deux soumissions est d’environ 8,5 millions $ (incluant les taxes).
Comme vous le savez, le toit du CCJMR s’est partiellement affaissé l’hiver dernier. L’assureur couvre les mesures d’urgence et les dommages. Selon les estimations préliminaires, nous devrions recevoir entre 1 et 2 millions $ pour la reconstruction.
Donc au final, le coût pour la Ville de la démolition/construction aurait été entre 6,5 et 7,5 millions $.
Cependant, le plus bas soumissionnaire a mis une «condition» dans son offre qui, selon nos services juridiques, la rend non conforme.
L’offre du plus haut soumissionnaire ne comportait aucune condition, mais à plus de 10 millions incluant les taxes, c’est trop élevé par rapport au budget initialement prévu.
Nous reprenons alors tout le processus.
Le nouvel appel d’offres sera modifié pour y inclure des précisions qui viendront enlever toute ambiguïté quant à la dite condition. Il devrait être lancé d’ici quelques jours et le projet débutera un mois plus tard que prévu.