« Depuis quelques jours, notre volonté d’examiner sérieusement la possibilité pour Saint-Augustin-de-Desmaures de quitter le Réseau de transport de la Capitale fait beaucoup réagir.
Avant d’aller plus loin, une chose doit être très claire.
Un maire qui fait cavalier seul ne fait rien. Du moins rien de bon. On le constate dans certaines villes.
J’ai le privilège de travailler avec des membres du conseil municipal engagés et une administration compétente. Des gens forts qui n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent et d’en débattre. C’est essentiel.
Je n’ai jamais cru qu’un maire devait être la personne la plus importante dans la pièce. Au contraire. Mon travail consiste notamment à m’entourer de gens compétents, à leur donner les moyens de travailler, à écouter, à poser les bonnes questions et, ultimement, à participer à la prise de décisions.
Un chef d’orchestre.
Les résultats obtenus à Saint-Augustin-de-Desmaures au cours de la dernière décennie sont ceux d’une organisation.
Et cette organisation fonctionne. Très bien.
C’est cette même organisation qui envisage le présent projet. Pas moi seul.
Revenons donc à ce projet de transport collectif.
Les questions soulevées à gauche et à droite depuis quelques jours sont légitimes. Les critiques aussi. Mais après avoir lu et entendu beaucoup de propos, très souvent émotifs, je crois utile de faire quelques mises au point et de rectifier certains faits.
Notre démarche est beaucoup plus simple que certains tentent de la présenter.
Nous payons plus de 9 millions de dollars par année pour le RTC. Pour une ville d’environ 21 000 habitants.
Le service reçu est médiocre et simplement pas à la hauteur. La fréquence est insuffisante. Les temps de parcours sont peu attractifs. Notre territoire ne compte que quatre abribus, nombre qui, de surcroît, ne cesse de diminuer.
Les Augustinois eux-mêmes portent un jugement plutôt sévère sur la situation. Selon notre récent sondage Léger (avril 2026), 96 % des citoyens se disent satisfaits ou très satisfaits des services municipaux dans leur ensemble. Pour le transport collectif, ce score chute drastiquement à 67 %.
À Saint-Augustin-de-Desmaures, 67 % de gens satisfaits d’un service, ce n’est pas notre standard.
C’est carrément pourri.
Le problème est donc facile à poser : nous payons très cher pour un service qui répond mal aux besoins de notre population.
Que fait-on lorsqu’on constate un problème?
En ingénierie, mon domaine :
On définit le problème.
On analyse.
On cherche une solution.
On chiffre.
On valide.
Si ça fonctionne, on agit. Autrement, poubelle. Fin.
Problème? Solution.
Aucune émotion là-dedans.
Des faits. Des données. Des résultats.
Depuis quelques jours, on m’expose plutôt, de façon parfois paniquée, toutes les raisons pour lesquelles ce serait compliqué, voire impossible.
Notre territoire est grand.
Il faudra modifier la loi.
Il faudra organiser le service.
Il faudra penser aux correspondances.
Il faudra prévoir la perception.
Il faudra régler les systèmes informatiques.
Il faudra déterminer qui exploitera les véhicules.
Il faudra possiblement s’entendre avec le RTC pour les citoyens qui poursuivront leur déplacement vers Québec.
Ben oui. Évidemment. On le sait et on le savait.
Mais ce ne sont pas des raisons pour lesquelles un projet ne peut pas fonctionner. Ce sont des paramètres à considérer pour le concevoir.
C’est précisément pour cela qu’on analyse un projet et qu’on attache tout avant de le réaliser.
À Saint-Augustin-de-Desmaures, je précise.
D’autres fonctionnent différemment. Ça leur appartient. Très peu pour moi.
La première question à se poser est fondamentale et simple : est-il possible, avec plus de 9 millions de dollars par année, d’offrir aux citoyens de Saint-Augustin-de-Desmaures un meilleur service de transport collectif que l’actuel?
Nous croyons très sérieusement que oui.
Nous avons déjà effectué des estimations budgétaires préliminaires. Elles nous indiquent que la démarche est réaliste.
Si les chiffres nous avaient indiqué qu’il fallait dépenser 15 millions de dollars pour remplacer un service qui nous en coûte 9, le dossier aurait été assez vite mis de côté.
Ce n’est pas ce qu’ils indiquent. Nous allons donc poursuivre sur cette voie.
Et la gratuité? Parlons-en.
À peine avions-nous évoqué un réseau autonome qu’au RTC on brandissait déjà le spectre de la double facturation.
« Un citoyen devrait payer son nouveau service à Saint-Augustin, puis payer une deuxième fois pour utiliser le RTC à Québec. Ça coûterait ben cher. »
Pardon? Un instant.
Pourquoi présumer que notre citoyen devra payer son service local? Ou, dit autrement : de quoi on se mêle?
Parmi les scénarios que nous entendons sérieusement étudier figure celui d’offrir gratuitement notre futur service local de transport collectif aux résidents de Saint-Augustin-de-Desmaures.
Pas comme slogan.
Pas comme promesse électorale.
Pas parce que la gratuité serait une fin en soi.
Parce que ça pourrait être efficient.
Si nous récupérons les sommes que nous versons actuellement au RTC et qu’un meilleur service peut être organisé pour moins cher, il serait parfaitement rationnel d’examiner si une partie de cette marge peut servir à éliminer la tarification locale.
C’est exactement ce que nous allons chiffrer.
Et si la gratuité complète n’est finalement pas possible, une chose demeure : les utilisateurs actuels doivent gagner au change, tant sur le plan du service que financièrement.
Notre objectif n’est certainement pas de leur faire payer davantage. Ça serait stupide.
Et clarifions une chose : il ne sera pas davantage question de jouer à la taxite sur l’essence, l’immatriculation, le lait ou la couleur de vos cheveux pour financer le transport collectif.
On se débrouille avec ce qu’on a tant qu’on le peut. Et on n’écoeure pas les gens.
Cela dit, pourquoi croyons-nous être capables de faire mieux que le RTC?
Certainement pas parce que je rêve d’un réseau d’autobus local. Je ne suis pas particulièrement porté sur les rêves municipaux. On y reviendra.
Je préfère les faits, les données et surtout les résultats.
Il y a onze ans, Saint-Augustin-de-Desmaures traînait une dette de quelque 120 millions de dollars.
Nous avons dit que nous allions régler le problème. Les Augustinois nous ont fait confiance.
En 2027, cette dette sera éliminée. Totalement.
Nous avons réduit les taxes de 8 % en 2022 et elles sont gelées depuis.
La satisfaction envers les services municipaux atteint 96 %.
Et lorsqu’on demande aux citoyens s’ils sont satisfaits du déneigement, le résultat est oui pour 99 % des répondants.
Oui, oui, un taux de satisfaction de 99 %.
Pourquoi et comment on obtient un tel résultat?
Parce que notre rôle est de déneiger, alors on déneige.
On ne passe pas notre temps à expliquer aux citoyens à quel point la neige est complexe, que la glace présente cette année des caractéristiques particulières à cause d’El Niño ou de La Niña, que les précipitations varient et surviennent davantage la fin de semaine, que les équipements ont leurs limites, qu’il existe toutes sortes de modèles ailleurs sur la planète, que l’an prochain on va revoir notre politique de déneigement pour que ça aille moins mal d’ici 2035 ou que plusieurs systèmes doivent communiquer entre eux et que le niveau de complexité est proportionnel à leur interconnectivité et aux contraintes du système, alors que pendant ce temps, la neige tombée il y a une semaine est encore là, même pas grattée à plusieurs endroits.
Non.
Pas à Saint-Augustin-de-Desmaures.
Il neige? On déneige.
Vite, bien, sur-le-champ.
Jour, nuit, soir, semaine ou fin de semaine, congé ou non.
Pas de philosophie, de posture, de discours ou d’approche novatrice découverte en mission à l’étranger.
Pas de tataouinage sur le nombre de centimètres qui doivent tomber avant de bouger.
Il neige, on sort les grattes, les souffleurs, les chenillettes et le reste, pis on déneige. Là.
Verglas? On sale. On sable. Vite.
Le printemps approche? On ne range pas la machinerie. On redouble d’ardeur. On arrache la glace pour pouvoir commencer le balayage des rues sans délai.
Puis passer au lignage et au marquage.
Et on commence à préparer la machinerie. Pour l’hiver qui s’en vient.
Conséquence : 99 % des gens sont satisfaits ou très satisfaits.
Parce qu’on fait ce qu’on a à faire au lieu de participer à des tables de réflexion sur ce que sera le déneigement dans le futur ou à des colloques sur la façon de moins déneiger en se faisant croire que c’est pour sauver la planète.
C’est notamment pour ça que nous croyons être capables de faire mieux que le RTC.
Notre approche. Dans tout. Toujours. Ça fonctionne.
Évidemment, organiser un service de transport collectif est différent du déneigement.
Cette fois, il ne s’agit pas de déplacer de la neige, mais des gens.
Mais la mécanique de gestion demeure étonnamment semblable.
Déterminer le besoin.
Définir le niveau de service attendu.
Analyser les contraintes.
Organiser les ressources.
Simplifier les opérations.
Budgéter.
Exécuter.
Constater les résultats.
Corriger au besoin.
Prioriser, analyser, simplifier et agir.
Dans l’ordre. Avec des chiffres. Pas des impressions, des convictions ou de grandes philosophies.
La base.
On nous dit par ailleurs que le RTC possède une expertise que nous n’avons pas.
Certainement.
Mais l’expertise n’est pas une fin en soi. Elle doit produire des résultats.
En 2024, le gouvernement du Québec a mandaté Raymond Chabot Grant Thornton pour évaluer la performance des dix principales sociétés de transport du Québec. Le RTC s’est classé 9e sur 10 pour sa performance financière. Expertise?
Selon ce rapport indépendant, l’exploitation d’un autobus du RTC coûte 229 $ l’heure, contre 207 $ à la STM et 175 $ à Lévis. Le rapport fait également état d’un taux de 43 % d’autobus immobilisés pour entretien ou en attente d’opération.
Je ne présente pas ces chiffres pour dénigrer qui que ce soit.
Quoique…
Je les présente surtout parce que ce sont des chiffres. Des données. Factuelles.
Et quand une organisation à laquelle nos citoyens versent plus de 9 millions de dollars chaque année affiche de tels résultats, le conseil municipal a non seulement le droit de poser des questions : il en a le devoir. A fortiori quand cette somme croît sans cesse : 50 % d’augmentation depuis 2023! Et le service? Deux abribus de moins…
Bref, si, comme ils l’affirment, c’est le mieux que le RTC peut faire, raison de plus pour changer, et vite.
On ne sait pas comment on va se passer de tant d’expertise, mais on va essayer.
Le garage Newton constitue d’ailleurs un exemple assez spectaculaire de ce qui me préoccupe dans la façon de gérer au RTC.
Un autre exemple d’expertise dont on se passera aisément et sans regret.
Un projet évalué initialement à près de 200 millions de dollars. Le coût projeté a par la suite atteint 647 millions de dollars. Une augmentation de plus de 220 %. Manifestement, l’expertise en estimation est à parfaire.
Un projet dont la mise en œuvre a débuté avant que toutes les conditions essentielles soient sécurisées, notamment les orientations gouvernementales nécessaires à sa réalisation.
Et ce qui devait arriver arriva.
Le projet a finalement été interrompu par le gouvernement alors que près de 100 millions de dollars avaient déjà été dépensés ou engagés.
Des ouvrages de fondation déjà réalisés ont ensuite été remblayés. Littéralement. Enterrés.
Après avoir dépensé ou engagé près de 100 M$ dans le projet.
C’est exactement l’inverse de ma conception de la gestion responsable. Quant à l’expertise… Comment dire…
Analyse. Validation. Action. Dans cet ordre. Toujours. Jamais l’inverse.
Autre sujet d’excitation la semaine dernière : de prétendues chicanes politiques.
Pour ma part, il n’y en a pas. On m’a demandé de réagir aux commentaires négatifs et critiques du maire de L’Ancienne-Lorette concernant notre projet et moi-même.
Je n’ai aucune émotion à l’égard des propos du maire de L’Ancienne-Lorette.
S’il est satisfait du RTC pour ses citoyens et des coûts associés, actuels et à venir, tant mieux. C’est sa ville, pas la mienne. Ses citoyens, pas les Augustinois.
Saint-Augustin-de-Desmaures m’importe. Je ne prends pas mes décisions en fonction des émotions de mes homologues et de leurs priorités.
Ce qui compte, ce sont les idées, les faits, les données et les résultats. Point.
Cela dit, simplement pour rappel, en juin 2025, le quotidien Le Soleil rapportait ces propos du maire de L’Ancienne-Lorette à mon sujet :
« S’il veut se départir du service du RTC et que ça ne lui convient pas, je vais l’aider. Qu’il débarque, qu’il enlève le RTC à Saint-Augustin, il s’organisera. S’il dit que c’est trop cher, c’est qu’il pense qu’il peut avoir moins cher ailleurs. »
C’est précisément ce que nous proposons maintenant d’étudier.
Il devrait donc être content, mais ne l’est pas.
Ben coudonc.
Il est d’ailleurs à noter que nous ne demandons absolument rien aux maires des autres villes de l’agglomération de Québec, ni au RTC et à son nouveau président. Ça aussi semble commander une mise au point.
La situation actuelle découle de la loi. C’est donc au gouvernement du Québec que revient la décision de modifier le cadre législatif pour permettre éventuellement à Saint-Augustin-de-Desmaures de se retirer du RTC.
C’est pourquoi notre conseil municipal s’adresse actuellement aux candidats et aux partis politiques qui sollicitent la confiance des Québécois. À personne d’autre.
La première décision n’est pas de déterminer aujourd’hui la marque des autobus, leur couleur, le système informatique utilisé ou l’emplacement de chaque arrêt.
La première décision consiste à nous donner la possibilité d’étudier sérieusement une autre façon de faire et, si les chiffres fonctionnent, de la mettre en œuvre.
Ensuite, nous ferons ce que nous faisons normalement.
Nous analyserons.
Nous chiffrerons.
Nous comparerons.
Nous sécuriserons les aspects juridiques, financiers, opérationnels et politiques.
Et seulement ensuite, le cas échéant, nous agirons.
Notre objectif demeure d’amorcer les discussions formelles et les analyses en 2027 afin qu’un nouveau modèle puisse éventuellement être mis en place en 2028.
Alors les nerfs.
On n’a rien demandé à qui que ce soit, sauf aux partis et aux candidats actuellement en campagne.
Je suis allé en politique pour régler des problèmes. Pas pour expliquer éternellement pourquoi ils sont impossibles à régler. Je laisse ça à d’autres. Certains sont excellents à ce jeu.
Lorsque je suis arrivé à la mairie, les finances de Saint-Augustin-de-Desmaures constituaient un problème majeur.
Avec le conseil et notre administration, nous l’avons réglé.
Nous avions une dette énorme.
Nous l’avons réglée.
Nous voulions améliorer les services tout en contrôlant les coûts.
Nous l’avons fait.
Nous voulions réduire la pression fiscale.
Nous l’avons fait.
Aujourd’hui, nous avons un problème de transport collectif.
Même approche. On veut le régler.
Peut-être qu’au terme des analyses, certaines de nos hypothèses devront être modifiées. C’est précisément à cela que servent les analyses.
Je n’ai aucun attachement émotif à un autobus, à une structure administrative ou à un modèle particulier.
Je veux un résultat.
Un meilleur service.
Un service plus attractif.
Un coût inférieur ou, à tout le moins, mieux maîtrisé.
Aucune détérioration de la situation financière des utilisateurs actuels.
Et, si les chiffres le permettent, un service local gratuit pour nos résidents.
Voilà le projet.
Pas davantage, pas moins.
On peut évidemment continuer à nous expliquer pourquoi tout cela est très compliqué, voire impossible.
Nous préférons chercher comment le faire. C’est une approche d’ingénierie.
Peut-être plate, mais furieusement efficace.
Ça m’amène à quelque chose de plus fondamental, pour terminer.
On entend constamment parler de rêver la ville de demain.
C’est joli. Mais un peu insignifiant.
Il faut gérer la ville d’aujourd’hui. Pas rêver celle de demain.
Gérer, pas rêver.
Aujourd’hui, pas demain.
Réparer les routes.
Entretenir les infrastructures.
Ramasser les ordures.
Distribuer l’eau potable et collecter les eaux usées.
Déneiger les rues.
Entretenir les parcs.
Gérer correctement les finances.
Offrir de bons services.
Et, oui, assurer un transport collectif digne de ce nom.
La base.
Parce qu’une municipalité n’a pas à rêver à la place de ses citoyens. Son rôle est de leur fournir une ville qui fonctionne, des services qui répondent à leurs besoins et des finances suffisamment solides pour ne pas hypothéquer leur avenir.
Bien gérer la ville d’aujourd’hui pour permettre aux citoyens, eux, de rêver demain.
C’est moins spectaculaire, moins glamour, moins glorifiant, certes.
Mais je m’en sacre.
C’est mon rôle, mon travail, ma responsabilité.
Et avec les membres du conseil, notre administration et les gens compétents dont nous avons su nous entourer, c’est exactement ce que nous allons continuer de faire.
La base.
Sylvain Juneau Maire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures »
13 passages pour piétons et intersections sont protégés par des brigadiers à Saint-Augustin-de-Desmaures.
Au secteur centre (village), nous avons 7 brigadiers:
3 brigadiers sur Jean-Juneau (route 138, école secondaire, du Charron);
2 brigadiers sur du Collège (Béchard, pavillon de LaSalle);
1 brigadier sur du Charron (de l’Entrain);
1 brigadier sur Racette (du Trèfle).
«Lorsque la circulation est dirigée par un brigadier scolaire, toute personne doit, malgré une signalisation contraire, obéir à leurs ordres et signaux» (code de la sécurité routière, article 311).»
Ne pas obéir à ses signaux ou à ses ordres est une infraction qui entraîne une amende de 200$ à 400$ et 4 points d’inaptitude.
Concrètement, lorsque le brigadier fait traverser les enfants en tenant un panneau d’arrêt, les conducteurs ont l’obligation de s’arrêter au signal, tout comme ils le feraient si un policier leur demandait de s’arrêter. Les conducteurs doivent rester immobiles jusqu’à ce que la circulation soit à nouveau autorisée par le brigadier.
Parfois, les brigadiers subissent des gestes d’impatience. Il arrive qu’ils se fassent invectiver, car «ils feraient perdre de précieuses secondes»…
Pourtant!
Les brigadiers scolaires assurent la sécurité de ce que nous avons de plus précieux: nos enfants. Ils les aident à adopter des comportements prudents dans la circulation, de façon à ce qu’ils deviennent un jour des piétons responsables.
Les brigadiers côtoient souvent les mêmes enfants. Il ne faudrait surtout pas sous-estimer l’influence qu’ils peuvent avoir.
Les enfants ne sont pas aptes à tout comprendre, à prévoir toutes les situations et à avoir une vraie prise de conscience de tous les risques. Bref, l’enfant n’a pas les capacités de l’adulte et c’est aux adultes qui l’entourent (parents, enseignants, brigadiers scolaires) à l’aider à devenir autonome.
La présence des brigadiers est essentielle aux abords de plusieurs intersections achalandées pour éviter de fâcheux accidents.
Un peu de compassion pour nos brigadiers! Ils le méritent réellement!
« À la suite de l’annonce de notre volonté d’évaluer le retrait de Saint-Augustin-de-Desmaures du RTC, le spectre d’une double facturation a rapidement été brandi. Certains ont laissé entendre que nos citoyens pourraient éventuellement devoir payer deux laissez-passer, que ça coûterait « ben cher » et que le salut résiderait dans le statu quo, avec le RTC.
Soyons sérieux. Il n’est évidemment aucunement dans notre intention de faire payer davantage les Augustinois. Nous ferons en sorte que ce ne soit pas le résultat de notre démarche.
Saint-Augustin-de-Desmaures verse actuellement plus de 9 M$ par année au RTC. Nous considérons tout à fait réaliste qu’un service conçu spécifiquement pour une ville de 21 000 habitants puisse coûter moins cher, tout en offrant un meilleur service.
Parmi les scénarios que nous entendons sérieusement considérer figure donc la gratuité de notre futur service local de transport collectif pour les résidents de Saint-Augustin-de-Desmaures.
La gratuité n’est toutefois pas une fin en soi. L’objectif demeure l’efficience. Si un nouveau modèle permet d’offrir un meilleur service pour moins que les 9 M$ versés annuellement au RTC, la gratuité pourrait devenir une utilisation parfaitement rationnelle d’une partie de cette marge de manœuvre. Elle sera donc chiffrée et analysée sérieusement.
Si les analyses devaient démontrer que la gratuité complète n’est pas possible, nous ferons en sorte que le nouveau modèle n’entraîne aucune augmentation du coût du transport collectif pour nos usagers.
C’est une recette que nous appliquons déjà. L’efficience n’est pas une théorie ou une nouveauté à Saint-Augustin-de-Desmaures. Notre déneigement en constitue probablement l’exemple le plus frappant. Selon le récent sondage réalisé chez nous par Léger, 99 % de nos citoyens s’en disent satisfaits ou très satisfaits. Vous avez bien lu : 99 %.
Pourquoi obtenons-nous un tel résultat pour un service aussi sensible et exigeant?
Parce que nous ne nous employons pas constamment à expliquer que le déneigement est complexe ou à justifier pourquoi le réseau est encore dans un état lamentable cinq jours après une chute de neige ou un épisode de verglas. Ben non. Notre rôle est de déneiger. Alors on déneige. Vite, bien, sur-le-champ, toujours.
On ne va pas voir ailleurs sur la planète comment ils font et on ne tente pas de réinventer le déneigement. On déneige. Point. Nous en faisons une priorité. Nous définissons le niveau de service attendu, nous analysons les besoins, nous simplifions les opérations autant que possible et nous agissons. Et nous ne lésinons pas sur la qualité du service à livrer. Jamais.
Il y aura toujours de grands spécialistes pour exposer la complexité d’une opération. À force d’empiler les savantes théories, les contraintes, les structures, les systèmes et les processus, on finit par rendre complexe ce qui est pourtant fort simple.
Notre approche : prioriser, analyser, simplifier et agir. Pas de discours ou de posture. Pas de rêve. On agit. Dans l’ordre. L’efficience. La base.
Le transport collectif est évidemment une autre activité. Cette fois, il ne s’agit pas de déplacer de la neige, mais des gens. L’opération de gestion demeure fondamentalement la même : déterminer le service dont les citoyens ont besoin, l’organiser efficacement, y consacrer les ressources nécessaires et le livrer. Point.
C’est cette recette de gestion de projet qui guidera notre réflexion sur le transport collectif. Un service de qualité, simple, efficient et conçu pour être attractif. Sans lourdeur administrative inutile. Du transport. Comme du déneigement.
Nous considérons très réaliste de pouvoir faire mieux pour moins cher. Plutôt que de multiplier les raisons pour lesquelles ce serait trop complexe, nous avons minimalement le devoir de l’analyser sérieusement.
Nous avons fait ce genre d’exercice il y a dix ans devant la situation financière et de gestion catastrophiques de notre Ville. Aujourd’hui : taux de satisfaction de 96 %, première place à l’indice du bonheur Léger dans la grande région de la Capitale, dette entièrement éliminée en 2027, taux de taxation parmi les plus bas de la grande région selon les catégories, taxes baissées de 8 % en 2022 et gelées depuis. Les tarifs aussi.
Je suis allé en politique pour régler des problèmes. J’ai réalisé ce que j’avais annoncé il y a dix ans pour notre Ville. Nous avons pris les moyens, tassé le bois mort et nous nous sommes entourés des bonnes personnes : des gens forts et compétents. Du rationnel, de la méthode et des résultats.
Aujourd’hui, nous avons un problème de transport collectif.
Même approche. On va le régler.
Sylvain Juneau Maire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures »
Le transport collectif demeure un service important pour notre communauté. La question qui se pose aujourd’hui n’est donc pas de savoir si Saint-Augustin-de-Desmaures doit continuer d’offrir du transport collectif, mais plutôt comment nous pouvons offrir un service mieux adapté à notre réalité et aux besoins de nos citoyens.
Actuellement, notre contribution au Réseau de transport de la Capitale (RTC) dépasse les 9 millions de dollars par année. Pour une ville d’environ 21 000 habitants, il s’agit d’une somme considérable. Il est donc tout à fait légitime de se demander si, avec les ressources que nous consacrons déjà au transport collectif, nous pourrions mettre en place un modèle plus efficace et davantage conçu pour notre territoire.
Saint-Augustin-de-Desmaures possède des caractéristiques bien différentes de celles des secteurs plus densément peuplés de Québec. Notre territoire est étendu, nos quartiers sont répartis sur plusieurs secteurs et les besoins de déplacement ne sont pas les mêmes partout. Un modèle conçu spécifiquement pour Saint-Augustin pourrait justement permettre d’offrir davantage de souplesse.
On pourrait notamment imaginer des parcours plus directs vers les principaux pôles de destination, des horaires et des fréquences mieux adaptés aux périodes de pointe, du transport à la demande dans certains secteurs ainsi que des connexions efficaces avec les grands axes de transport collectif de la région.
L’objectif serait simple : offrir un meilleur service aux utilisateurs actuels tout en le rendant suffisamment efficace et attrayant.
Les résultats du plus récent sondage Léger démontrent d’ailleurs qu’il existe une marge importante d’amélioration. Alors que la satisfaction générale à l’égard des services municipaux est très élevée, celle concernant le transport en commun atteint 67 %. Nous pouvons certainement viser mieux.
La réflexion est également importante sur le plan financier. Lorsqu’une municipalité investit plus de 9 millions de dollars chaque année dans un service, elle doit chercher à obtenir le meilleur résultat possible pour ses citoyens. Un réseau davantage adapté à notre territoire pourrait nous donner une plus grande maîtrise des coûts, mais également la possibilité de réinvestir directement les sommes disponibles dans l’amélioration du service.
Il ne s’agit donc pas de remettre en question l’importance du transport collectif. Au contraire. La démarche vise à nous donner les moyens d’en offrir davantage, de façon plus simple, plus efficace et plus près des besoins des Augustinois.
Évidemment, plusieurs questions devront être étudiées avant qu’un changement puisse se concrétiser : les aspects juridiques et financiers, les parcours, les équipements nécessaires, les ententes avec les réseaux voisins ainsi que les besoins réels des utilisateurs. Cette analyse devra être faite sérieusement avant de déterminer le modèle à privilégier.
Mais l’idée mérite pleinement d’être explorée.
Si nous pouvons, avec les sommes que nous consacrons déjà au transport collectif, développer un réseau plus flexible, plus direct, plus efficace et véritablement pensé pour Saint-Augustin-de-Desmaures, nous avons la responsabilité d’étudier cette possibilité.
Au bout du compte, le véritable objectif demeure celui qui devrait guider toutes nos décisions : offrir le meilleur service possible aux citoyens, au meilleur coût possible.
Lors de la séance du 25 août, le conseil a adopté une résolution afin de porter à l’attention des candidates et candidats de la circonscription de Louis-Hébert plusieurs enjeux importants pour Saint-Augustin-de-Desmaures qui relèvent du gouvernement du Québec.
À l’approche de la campagne électorale provinciale, nous souhaitons notamment obtenir des engagements concernant :
La pérennisation et l’indexation de la subvention de 7 M$ versée à la Ville de Québec dans son rôle de Capitale-Nationale, dont bénéficient également les villes liées de l’agglomération (2,3 M$ pour Saint-Augustin-de-Desmaures);
Le transport collectif, afin que les modifications législatives requises soient apportées pour permettre à la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures de ne plus être desservie par le Réseau de transport de la Capitale (RTC) et, ainsi, de cesser de payer sa contribution annuelle, qui atteint près de neuf millions de dollars pour l’année 2026, afin de mettre en place sa propre solution de transport en commun à même les fonds ainsi dégagés;
L’opposition à toute autorisation qui permettrait à la Communauté métropolitaine de Québec d’imposer une nouvelle hausse de la taxe sur les carburants pour financer le transport en commun;
L’amélioration de la sécurité sur la route de Fossambault (route 367), notamment par le contrôle des limites de vitesse ainsi que par la sécurisation des accès et des intersections (routes transversales, rang des Mines, bretelles, etc.);
La révision du règlement provincial sur la sécurité des piscines, qui doit entrer en vigueur en septembre 2027, afin d’en faciliter la compréhension et l’application;
Le retour à une collecte hebdomadaire des matières recyclables sur notre territoire par Éco Entreprises Québec;
La reconnaissance des droits acquis de la Ville visant la priorisation des enfants augustinois dans l’octroi des places en garderie de la nouvelle installation située sur la rue Saint-Félix, découlant des documents d’entente de cession à titre gratuit du terrain en faveur du CPE Couri-Courette.
Cette résolution sera transmise aux différents partis politiques ainsi qu’aux candidates et candidats de Louis-Hébert.
Au cours des prochaines semaines, restons attentifs aux positions et aux engagements qui seront pris à l’égard de ces dossiers.
Une campagne électorale est évidemment l’occasion de débattre des grands enjeux nationaux, mais elle doit aussi permettre de savoir ce que les personnes qui souhaitent nous représenter comptent faire concrètement pour répondre aux besoins de notre communauté.
Nous aurons certainement l’occasion d’y revenir au fil de la campagne.
Vous avez peut-être remarqué l’apparition de triangles blancs sur la chaussée à l’approche de nos traverses piétonnes.
Ce marquage, appelé ligne « Cédez le passage aux piétons », sera bientôt présent à toutes les traverses identifiées par des bandes jaunes.
Ces triangles indiquent notamment l’endroit où les conducteurs doivent s’immobiliser afin de céder le passage aux piétons. Ils permettent aussi de conserver une plus grande distance entre les véhicules arrêtés et la traverse, améliorant ainsi la visibilité et la sécurité. – Source: Ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec
Rappel important : à un passage pour piétons, un conducteur doit s’arrêter lorsqu’un piéton s’engage ou manifeste clairement son intention de traverser.
Un petit changement dans le marquage, mais un outil supplémentaire pour rendre nos déplacements plus sécuritaires.
À l’approche d’une traverse : ralentissons, soyons attentifs et cédons le passage aux piétons.
En mars dernier, le Conseil municipal a pris la décision de ne pas relocaliser le parc canin, principalement en raison des coûts élevés associés à l’aménagement d’un nouveau site.
Rappelons que le parc canin actuel est sur un terrain en zone industrielle, lequel a été vendu à une entreprise. Dans un contexte de rareté des terrains industriels, il devenait difficile d’y maintenir un usage qui ne correspond pas à cette vocation. Le parc peut toutefois demeurer ouvert jusqu’au 31 mars 2027, sous réserve d’un préavis écrit de 30 jours si le terrain est requis pour construction.
Lors de la séance du 7 juillet, le maire a confirmé que décision de ne pas relocaliser demeure celle du Conseil, à moins que la Ville n’obtienne une aide financière importante du gouvernement fédéral. Dans cette optique, le Conseil a autorisé le dépôt d’une demande au Fonds pour bâtir des collectivités fortes, un programme fédéral pouvant financer jusqu’à 40 % des coûts admissibles de certains projets d’infrastructure réalisables en 2026.
Le projet à l’étude viserait une relocalisation du parc canin derrière le Complexe sportif, sur le terrain situé au 230, route de Fossambault.
Comme l’a mentionné le maire, cette démarche ne signifie donc pas que la relocalisation est confirmée. Elle permet plutôt à la Ville de vérifier si une aide financière substantielle pourrait rendre le projet plus acceptable pour l’ensemble des contribuables augustinois.
Les citoyens peuvent écrire à notre député fédéral, M. Joël Godin (joel.godin@parl.gc.ca), ainsi qu’à M. Joël Lightbound (joel.lightbound@parl.gc.ca), ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement, député fédéral de Louis-Hébert et lieutenant du Québec, afin de solliciter leur appui à l’obtention de cette subvention.
Je tiens à saluer le travail exceptionnel des bénévoles, des organisateurs, des entraîneurs et de tous ceux qui rendent cet événement possible. Wow! Quelle belle organisation et quelle ambiance! C’est toujours inspirant de voir autant de personnes se mobiliser pour offrir une expérience mémorable à nos jeunes.
Je souhaite la meilleure des chances à toutes les équipes participantes! Si vous en avez l’occasion, passez au parc d’ici dimanche pour les encourager. Votre présence fait toute la différence et contribue à faire vivre ce magnifique tournoi.