« Rêver la ville de demain ? Non. Gérer la ville d’aujourd’hui »

« Depuis quelques jours, notre volonté d’examiner sérieusement la possibilité pour Saint-Augustin-de-Desmaures de quitter le Réseau de transport de la Capitale fait beaucoup réagir.

Avant d’aller plus loin, une chose doit être très claire.

Un maire qui fait cavalier seul ne fait rien. Du moins rien de bon. On le constate dans certaines villes.

J’ai le privilège de travailler avec des membres du conseil municipal engagés et une administration compétente. Des gens forts qui n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent et d’en débattre. C’est essentiel.

Je n’ai jamais cru qu’un maire devait être la personne la plus importante dans la pièce. Au contraire. Mon travail consiste notamment à m’entourer de gens compétents, à leur donner les moyens de travailler, à écouter, à poser les bonnes questions et, ultimement, à participer à la prise de décisions.

Un chef d’orchestre.

Les résultats obtenus à Saint-Augustin-de-Desmaures au cours de la dernière décennie sont ceux d’une organisation.

Et cette organisation fonctionne. Très bien.

C’est cette même organisation qui envisage le présent projet. Pas moi seul.

Revenons donc à ce projet de transport collectif.

Les questions soulevées à gauche et à droite depuis quelques jours sont légitimes. Les critiques aussi. Mais après avoir lu et entendu beaucoup de propos, très souvent émotifs, je crois utile de faire quelques mises au point et de rectifier certains faits.

Notre démarche est beaucoup plus simple que certains tentent de la présenter.

Nous payons plus de 9 millions de dollars par année pour le RTC. Pour une ville d’environ 21 000 habitants.

Le service reçu est médiocre et simplement pas à la hauteur. La fréquence est insuffisante. Les temps de parcours sont peu attractifs. Notre territoire ne compte que quatre abribus, nombre qui, de surcroît, ne cesse de diminuer.

Les Augustinois eux-mêmes portent un jugement plutôt sévère sur la situation. Selon notre récent sondage Léger (avril 2026), 96 % des citoyens se disent satisfaits ou très satisfaits des services municipaux dans leur ensemble. Pour le transport collectif, ce score chute drastiquement à 67 %.

À Saint-Augustin-de-Desmaures, 67 % de gens satisfaits d’un service, ce n’est pas notre standard.

C’est carrément pourri.

Le problème est donc facile à poser : nous payons très cher pour un service qui répond mal aux besoins de notre population.

Que fait-on lorsqu’on constate un problème?

En ingénierie, mon domaine :

  • On définit le problème.
  • On analyse.
  • On cherche une solution.
  • On chiffre.
  • On valide.
  • Si ça fonctionne, on agit. Autrement, poubelle. Fin.

Problème? Solution.

Aucune émotion là-dedans.

Des faits. Des données. Des résultats.

Depuis quelques jours, on m’expose plutôt, de façon parfois paniquée, toutes les raisons pour lesquelles ce serait compliqué, voire impossible.

  • Notre territoire est grand.
  • Il faudra modifier la loi.
  • Il faudra organiser le service.
  • Il faudra penser aux correspondances.
  • Il faudra prévoir la perception.
  • Il faudra régler les systèmes informatiques.
  • Il faudra déterminer qui exploitera les véhicules.
  • Il faudra possiblement s’entendre avec le RTC pour les citoyens qui poursuivront leur déplacement vers Québec.

Ben oui. Évidemment. On le sait et on le savait.

Mais ce ne sont pas des raisons pour lesquelles un projet ne peut pas fonctionner. Ce sont des paramètres à considérer pour le concevoir.

C’est précisément pour cela qu’on analyse un projet et qu’on attache tout avant de le réaliser.

À Saint-Augustin-de-Desmaures, je précise.

D’autres fonctionnent différemment. Ça leur appartient. Très peu pour moi.

La première question à se poser est fondamentale et simple : est-il possible, avec plus de 9 millions de dollars par année, d’offrir aux citoyens de Saint-Augustin-de-Desmaures un meilleur service de transport collectif que l’actuel?

Nous croyons très sérieusement que oui.

Nous avons déjà effectué des estimations budgétaires préliminaires. Elles nous indiquent que la démarche est réaliste.

Si les chiffres nous avaient indiqué qu’il fallait dépenser 15 millions de dollars pour remplacer un service qui nous en coûte 9, le dossier aurait été assez vite mis de côté.

Ce n’est pas ce qu’ils indiquent. Nous allons donc poursuivre sur cette voie.

Et la gratuité? Parlons-en.

À peine avions-nous évoqué un réseau autonome qu’au RTC on brandissait déjà le spectre de la double facturation.

« Un citoyen devrait payer son nouveau service à Saint-Augustin, puis payer une deuxième fois pour utiliser le RTC à Québec. Ça coûterait ben cher. »

Pardon? Un instant.

Pourquoi présumer que notre citoyen devra payer son service local? Ou, dit autrement : de quoi on se mêle?

Parmi les scénarios que nous entendons sérieusement étudier figure celui d’offrir gratuitement notre futur service local de transport collectif aux résidents de Saint-Augustin-de-Desmaures.

Pas comme slogan.

Pas comme promesse électorale.

Pas parce que la gratuité serait une fin en soi.

Parce que ça pourrait être efficient.

Si nous récupérons les sommes que nous versons actuellement au RTC et qu’un meilleur service peut être organisé pour moins cher, il serait parfaitement rationnel d’examiner si une partie de cette marge peut servir à éliminer la tarification locale.

C’est exactement ce que nous allons chiffrer.

Et si la gratuité complète n’est finalement pas possible, une chose demeure : les utilisateurs actuels doivent gagner au change, tant sur le plan du service que financièrement.

Notre objectif n’est certainement pas de leur faire payer davantage. Ça serait stupide.

Et clarifions une chose : il ne sera pas davantage question de jouer à la taxite sur l’essence, l’immatriculation, le lait ou la couleur de vos cheveux pour financer le transport collectif.

On se débrouille avec ce qu’on a tant qu’on le peut. Et on n’écoeure pas les gens.

Cela dit, pourquoi croyons-nous être capables de faire mieux que le RTC?

Certainement pas parce que je rêve d’un réseau d’autobus local. Je ne suis pas particulièrement porté sur les rêves municipaux. On y reviendra.

Je préfère les faits, les données et surtout les résultats.

Il y a onze ans, Saint-Augustin-de-Desmaures traînait une dette de quelque 120 millions de dollars.

Nous avons dit que nous allions régler le problème. Les Augustinois nous ont fait confiance.

En 2027, cette dette sera éliminée. Totalement.

Nous avons réduit les taxes de 8 % en 2022 et elles sont gelées depuis.

La satisfaction envers les services municipaux atteint 96 %.

Et lorsqu’on demande aux citoyens s’ils sont satisfaits du déneigement, le résultat est oui pour 99 % des répondants.

Oui, oui, un taux de satisfaction de 99 %.

Pourquoi et comment on obtient un tel résultat?

Parce que notre rôle est de déneiger, alors on déneige.

On ne passe pas notre temps à expliquer aux citoyens à quel point la neige est complexe, que la glace présente cette année des caractéristiques particulières à cause d’El Niño ou de La Niña, que les précipitations varient et surviennent davantage la fin de semaine, que les équipements ont leurs limites, qu’il existe toutes sortes de modèles ailleurs sur la planète, que l’an prochain on va revoir notre politique de déneigement pour que ça aille moins mal d’ici 2035 ou que plusieurs systèmes doivent communiquer entre eux et que le niveau de complexité est proportionnel à leur interconnectivité et aux contraintes du système, alors que pendant ce temps, la neige tombée il y a une semaine est encore là, même pas grattée à plusieurs endroits.

Non.

Pas à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Il neige? On déneige.

Vite, bien, sur-le-champ.

Jour, nuit, soir, semaine ou fin de semaine, congé ou non.

Pas de philosophie, de posture, de discours ou d’approche novatrice découverte en mission à l’étranger.

Pas de tataouinage sur le nombre de centimètres qui doivent tomber avant de bouger.

Il neige, on sort les grattes, les souffleurs, les chenillettes et le reste, pis on déneige. Là.

Verglas? On sale. On sable. Vite.

Le printemps approche? On ne range pas la machinerie. On redouble d’ardeur. On arrache la glace pour pouvoir commencer le balayage des rues sans délai.

Puis passer au lignage et au marquage.

Et on commence à préparer la machinerie. Pour l’hiver qui s’en vient.

Conséquence : 99 % des gens sont satisfaits ou très satisfaits.

Parce qu’on fait ce qu’on a à faire au lieu de participer à des tables de réflexion sur ce que sera le déneigement dans le futur ou à des colloques sur la façon de moins déneiger en se faisant croire que c’est pour sauver la planète.

C’est notamment pour ça que nous croyons être capables de faire mieux que le RTC.

Notre approche. Dans tout. Toujours. Ça fonctionne.

Évidemment, organiser un service de transport collectif est différent du déneigement.

Cette fois, il ne s’agit pas de déplacer de la neige, mais des gens.

Mais la mécanique de gestion demeure étonnamment semblable.

  • Déterminer le besoin.
  • Définir le niveau de service attendu.
  • Analyser les contraintes.
  • Organiser les ressources.
  • Simplifier les opérations.
  • Budgéter.
  • Exécuter.
  • Constater les résultats.
  • Corriger au besoin.

Prioriser, analyser, simplifier et agir.

Dans l’ordre. Avec des chiffres. Pas des impressions, des convictions ou de grandes philosophies.

La base.

On nous dit par ailleurs que le RTC possède une expertise que nous n’avons pas.

Certainement.

Mais l’expertise n’est pas une fin en soi. Elle doit produire des résultats.

En 2024, le gouvernement du Québec a mandaté Raymond Chabot Grant Thornton pour évaluer la performance des dix principales sociétés de transport du Québec. Le RTC s’est classé 9e sur 10 pour sa performance financière. Expertise?

Selon ce rapport indépendant, l’exploitation d’un autobus du RTC coûte 229 $ l’heure, contre 207 $ à la STM et 175 $ à Lévis. Le rapport fait également état d’un taux de 43 % d’autobus immobilisés pour entretien ou en attente d’opération.

Je ne présente pas ces chiffres pour dénigrer qui que ce soit.

Quoique…

Je les présente surtout parce que ce sont des chiffres. Des données. Factuelles.

Et quand une organisation à laquelle nos citoyens versent plus de 9 millions de dollars chaque année affiche de tels résultats, le conseil municipal a non seulement le droit de poser des questions : il en a le devoir. A fortiori quand cette somme croît sans cesse : 50 % d’augmentation depuis 2023! Et le service? Deux abribus de moins…

Bref, si, comme ils l’affirment, c’est le mieux que le RTC peut faire, raison de plus pour changer, et vite.

On ne sait pas comment on va se passer de tant d’expertise, mais on va essayer.

Le garage Newton constitue d’ailleurs un exemple assez spectaculaire de ce qui me préoccupe dans la façon de gérer au RTC.

Un autre exemple d’expertise dont on se passera aisément et sans regret.

Un projet évalué initialement à près de 200 millions de dollars. Le coût projeté a par la suite atteint 647 millions de dollars. Une augmentation de plus de 220 %. Manifestement, l’expertise en estimation est à parfaire.

Un projet dont la mise en œuvre a débuté avant que toutes les conditions essentielles soient sécurisées, notamment les orientations gouvernementales nécessaires à sa réalisation.

Et ce qui devait arriver arriva.

Le projet a finalement été interrompu par le gouvernement alors que près de 100 millions de dollars avaient déjà été dépensés ou engagés.

Des ouvrages de fondation déjà réalisés ont ensuite été remblayés. Littéralement. Enterrés.

Après avoir dépensé ou engagé près de 100 M$ dans le projet.

C’est exactement l’inverse de ma conception de la gestion responsable. Quant à l’expertise… Comment dire…

Analyse. Validation. Action. Dans cet ordre. Toujours. Jamais l’inverse.

Autre sujet d’excitation la semaine dernière : de prétendues chicanes politiques.

Pour ma part, il n’y en a pas. On m’a demandé de réagir aux commentaires négatifs et critiques du maire de L’Ancienne-Lorette concernant notre projet et moi-même.

Je n’ai aucune émotion à l’égard des propos du maire de L’Ancienne-Lorette.

S’il est satisfait du RTC pour ses citoyens et des coûts associés, actuels et à venir, tant mieux. C’est sa ville, pas la mienne. Ses citoyens, pas les Augustinois.

Saint-Augustin-de-Desmaures m’importe. Je ne prends pas mes décisions en fonction des émotions de mes homologues et de leurs priorités.

Ce qui compte, ce sont les idées, les faits, les données et les résultats. Point.

Cela dit, simplement pour rappel, en juin 2025, le quotidien Le Soleil rapportait ces propos du maire de L’Ancienne-Lorette à mon sujet :

« S’il veut se départir du service du RTC et que ça ne lui convient pas, je vais l’aider. Qu’il débarque, qu’il enlève le RTC à Saint-Augustin, il s’organisera. S’il dit que c’est trop cher, c’est qu’il pense qu’il peut avoir moins cher ailleurs. »

C’est précisément ce que nous proposons maintenant d’étudier.

Il devrait donc être content, mais ne l’est pas.

Ben coudonc.

Il est d’ailleurs à noter que nous ne demandons absolument rien aux maires des autres villes de l’agglomération de Québec, ni au RTC et à son nouveau président. Ça aussi semble commander une mise au point.

La situation actuelle découle de la loi. C’est donc au gouvernement du Québec que revient la décision de modifier le cadre législatif pour permettre éventuellement à Saint-Augustin-de-Desmaures de se retirer du RTC.

C’est pourquoi notre conseil municipal s’adresse actuellement aux candidats et aux partis politiques qui sollicitent la confiance des Québécois. À personne d’autre.

La première décision n’est pas de déterminer aujourd’hui la marque des autobus, leur couleur, le système informatique utilisé ou l’emplacement de chaque arrêt.

La première décision consiste à nous donner la possibilité d’étudier sérieusement une autre façon de faire et, si les chiffres fonctionnent, de la mettre en œuvre.

Ensuite, nous ferons ce que nous faisons normalement.

  • Nous analyserons.
  • Nous chiffrerons.
  • Nous comparerons.
  • Nous sécuriserons les aspects juridiques, financiers, opérationnels et politiques.
  • Et seulement ensuite, le cas échéant, nous agirons.

Notre objectif demeure d’amorcer les discussions formelles et les analyses en 2027 afin qu’un nouveau modèle puisse éventuellement être mis en place en 2028.

Alors les nerfs.

On n’a rien demandé à qui que ce soit, sauf aux partis et aux candidats actuellement en campagne.

Je suis allé en politique pour régler des problèmes. Pas pour expliquer éternellement pourquoi ils sont impossibles à régler. Je laisse ça à d’autres. Certains sont excellents à ce jeu.

Lorsque je suis arrivé à la mairie, les finances de Saint-Augustin-de-Desmaures constituaient un problème majeur.

Avec le conseil et notre administration, nous l’avons réglé.

Nous avions une dette énorme.

Nous l’avons réglée.

Nous voulions améliorer les services tout en contrôlant les coûts.

Nous l’avons fait.

Nous voulions réduire la pression fiscale.

Nous l’avons fait.

Aujourd’hui, nous avons un problème de transport collectif.

Même approche. On veut le régler.

Peut-être qu’au terme des analyses, certaines de nos hypothèses devront être modifiées. C’est précisément à cela que servent les analyses.

Je n’ai aucun attachement émotif à un autobus, à une structure administrative ou à un modèle particulier.

Je veux un résultat.

Un meilleur service.

Un service plus attractif.

Un coût inférieur ou, à tout le moins, mieux maîtrisé.

Aucune détérioration de la situation financière des utilisateurs actuels.

Et, si les chiffres le permettent, un service local gratuit pour nos résidents.

Voilà le projet.

Pas davantage, pas moins.

On peut évidemment continuer à nous expliquer pourquoi tout cela est très compliqué, voire impossible.

Nous préférons chercher comment le faire. C’est une approche d’ingénierie.

Peut-être plate, mais furieusement efficace.

Ça m’amène à quelque chose de plus fondamental, pour terminer.

On entend constamment parler de rêver la ville de demain.

C’est joli. Mais un peu insignifiant.

Il faut gérer la ville d’aujourd’hui. Pas rêver celle de demain.

Gérer, pas rêver.

Aujourd’hui, pas demain.

  • Réparer les routes.
  • Entretenir les infrastructures.
  • Ramasser les ordures.
  • Distribuer l’eau potable et collecter les eaux usées.
  • Déneiger les rues.
  • Entretenir les parcs.
  • Gérer correctement les finances.
  • Offrir de bons services.
  • Et, oui, assurer un transport collectif digne de ce nom.

La base.

Parce qu’une municipalité n’a pas à rêver à la place de ses citoyens. Son rôle est de leur fournir une ville qui fonctionne, des services qui répondent à leurs besoins et des finances suffisamment solides pour ne pas hypothéquer leur avenir.

Bien gérer la ville d’aujourd’hui pour permettre aux citoyens, eux, de rêver demain.

C’est moins spectaculaire, moins glamour, moins glorifiant, certes.

Mais je m’en sacre.

C’est mon rôle, mon travail, ma responsabilité.

Et avec les membres du conseil, notre administration et les gens compétents dont nous avons su nous entourer, c’est exactement ce que nous allons continuer de faire.

La base.

Sylvain Juneau
Maire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures »

10 ans à la mairie de Saint-Augustin-de-Desmaures

Crédit photo: Journal de Québec (Lien article)

Aujourd’hui marque les 10 ans de l’élection de notre maire, M. Sylvain Juneau, à la tête de notre Ville.

Le 7 juin 2015, dans un contexte difficile, les citoyens lui ont confié un mandat exigeant: redresser les finances et rétablir la confiance. Dix ans plus tard, force est de constater que le cap a été tenu avec rigueur et détermination.

Bravo cher collègue pour ce grand engagement au service de notre communauté!

Quote-part d’agglomération – Réaction du maire suite à l’annonce du projet de règlement qui sera déposé en vue d’une adoption le 18 juin prochain

«Bonjour,

Je suis de retour de vacances à l’étranger.

Plusieurs souhaitent connaitre la position de VSAD quant au projet de règlement sur les quoteparts dont l’avis de motion est à l’ordre du jour de la séance du conseil d’agglomération de mercredi.

Le conseil municipal de VSAD est composé de 7 membres indépendants qui prendront une résolution sur l’orientation du vote du maire sur l’adoption du projet de règlement en question le 17 juin prochain, en vue de la séance d’agglomération du lendemain. Vous comprendrez donc que d’ici là, je ne peux vous donner la position OFFICIELLE de VSAD. Cela dit, je peux vous donner mon opinion personnelle, laquelle n’engage que moi. Évidemment, mes conseillers et moi avons largement discuté du dossier depuis plusieurs mois et je crois pouvoir affirmer que plusieurs sinon tous abondent en ce sens.

Dès mon élection, il y aura 10 ans samedi prochain, j’ai soutenu le fait que le mécanisme de partage des dépenses de l’agglomération était à revoir parce que profondément dysfonctionnel et inéquitable. Depuis le début, je milite en faveur d’une quotepart fixe, indexée annuellement, où la notion de potentiel fiscal est éliminée. Stabilité, prévisibilité et équité étaient les mots-clés. C’est ce que j’ai exposé dès le début des rencontres de discussion entre les trois villes liées. Et c’est la position que VSAD a maintenu au cours de tout le processus, qui dure depuis quelques années et auquel nous avons activement participé.

Le projet de règlement R.A.V.Q. 1714, quoi que présentant certaines améliorations, ne répond pas à la majeure partie des préoccupations que VSAD a exposées dès le départ et ne tient pas compte des demandes et suggestions formulées à maintes reprises tout au long du processus.

  • Le montant de départ proposé pour VSAD (plus de 27 M$ pour la partie indexable seulement) est près du double de celui de l’autre ville liée, basé sur le potentiel fiscal, et sans relation logique avec les coûts des services rendus. Il n’y a aucun rationnel dans cette mécanique, ni dans l’établissement du montant de départ, si ce n’est que de tenter de ramener ce dernier plus près de ce qu’il serait si la Cour devait trancher à nouveau.

  • La contribution au RTC des villes liées est exclue de la nouvelle formule de calcul. C’est dire que près du quart de la quotepart de VSAD continuerait d’être régi par l’ancienne formule où VSAD paierait donc, en fonction de son potentiel fiscal, une somme très importante pour le fonctionnement du RTC. Pour 2025, ce serait près de 8,3 M$. Est-il besoin de faire la démonstration que le budget du RTC risque de continuer à exploser (augmentation de la contribution de VSAD de 2,3M$ entre 2024 et 2025, soit près de 40% en seulement 1 an) et conséquemment notre quotepart aussi? Même si le projet de règlement exclu les dépenses en immobilisation du Tramway, les coûts d’opérations généraux se font et se feront sentir. Idem pour l’électrification prévue, etc. On est loin de la stabilité et de la prévisibilité souhaitées, et ce, pour près de 25% de la quotepart. Et il n’est pas question à VSAD de taxer les automobilistes pour compenser, soyez-en assurés.

  • L’indexation de la quotepart est prévue annuellement selon 3 facteurs, ce qui implique une redondance évidente. IPC, population et potentiel fiscal.

  • En sus de l’IPC, la quotepart serait indexée en fonction de la variation de la population des villes liées. Et QUE des villes liées. Ainsi une augmentation de la population de SAD impliquerait une hausse de sa quotepart, mais ce calcul ne vaudrait pas pour la ville-centre. VSAD souhaitais une indexation en fonction de la population de l’ensemble de l’Agglomération, pour chacune des trois villes, ce qui aurait fait en sorte que ce soit équitable. Le projet de règlement actuel ne prévoit pas que si la population de la ville-centre augmente, elle paiera une plus grande part des dépenses. C’est « réservé » aux villes liées. On nous a exposé que notre proposition, et je cite, « …compromettrait l’équilibre de la formule… »   […bruit de criquets…]

  • Une indexation supplémentaire selon le potentiel fiscal s’ajoute. Ce concept continue de vicier la mécanique de calcul en indexant la quotepart en fonction de la richesse foncière, laquelle est sans relation logique et directe avec les coûts des services rendus, leur qualité ou leur niveau d’utilisation.

  • Le projet de règlement prévoit que les surplus d’Agglomération ne seraient plus répartis entre les 3 villes. Or, l’Agglomération constate des surplus depuis des années. Avec le projet de règlement, nous ne récupérerions plus ces sommes versées en trop. Nous sommes allés en Cour il y a des années pour récupérer des sommes versées en trop, saga qui dure encore à ce jour. Accepter l’inscription de ce concept dans un règlement n’en ferait pas quelque chose de plus équitable. Les enseignements de la Cour méritent d’être considérés.

[À cet égard, les procureurs de VSAD ont fait inscrire au règlement le versement de notre part du surplus d’agglomération 2024, soit plus de 1,7M$. Cette somme, versée en trop, ne nous reviendrait pas avec l’application du nouveau règlement.]

  • Le gouvernement du Québec verse annuellement une subvention de 7M$ à la VdQ pour « la soutenir dans son rôle de Capitale nationale ». Cette subvention fait l’objet d’une décision du Conseil du Trésor à chaque année et peut être coupée en tout temps. Depuis des années, la VdQ a fait le choix de l’appliquer aux quoteparts des villes liées, dans le cadre d’ententes avec le gouvernement qui ne relèvent pas de nous et sur lesquelles nous n’avons aucune prise. Aujourd’hui, on vient inscrire dans un projet de règlement qu’en cas de perte de cette subvention par VdQ, les villes liées devraient absorber, en fonction de leur potentiel fiscal respectif, 50% du manque à gagner, soit 3,5M$. Pour VSAD, cela signifie 2,5M$ qui s’ajouteraient soudainement à notre quotepart en raison de la coupure d’une subvention dans les termes de laquelle VSAD n’est pas une partie. Pour rappel, la VdQ s’est déjà fait couper il y a quelques années une telle subvention de l’ordre de 5M$. Rien ne garanti donc le maintien du 7M$. Cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes est une « nouveauté » dans le projet de règlement. Auparavant, nous n’avions pas à assumer la moitié des risques encourus par VdQ.

  • VSAD tenait à ce que soit reconnue et assumée la compétence d’Agglomération en ce qui a trait au Lac St-Augustin. Fin de non-recevoir. La loi est pourtant très claire à ce sujet : lacs et cours d’eau sont de compétence d’agglomération (Loi sur l’exercice de certaines compétences municipales dans certaines agglomérations, art. 19, alinéa 7).

  • La VdQ poursuit VSAD pour un litige datant de 2018 en lien avec une conduite d’alimentation de compétence d’Agglomération située dans le parc industriel de VSAD pour près de 3M$. Nous souhaitions un retrait de ces procédures. Aucune trace au règlement ou ailleurs.

Pour ces raisons, notamment, je ne suis pas en faveur du règlement qui est sur la table. Cela dit, rien de nouveau. Depuis 2022, la ville-centre nous impose, par son vote majoritaire, année après année, un règlement de partage des coûts. Nous votons contre à chaque fois, mais la majorité l’emporte et nous vivons avec ce que cela implique. Au moins, avec ce projet de règlement, la quotepart 2025 de VSAD serait rabattue de 5,6M$, soit une partie des sommes versées en trop, comme pour les années ayant été l’objet d’un procès. Sans plus. 

Je ne ferai pas d’autres commentaires aux médias d’ici à ce que les membres du conseil aient pris une orientation officielle. Cela dit, je vous invite à écouter la séance du conseil de ce soir où il en sera question et où je donnerai des explications pour le bénéfice des citoyens de Saint-Augustin-de-Desmaures.

L’équité n’est pas au rendez-vous. Dommage.

Salutations, 

“Tout compromis repose sur des concessions mutuelles, mais il ne saurait y avoir de concessions mutuelles lorsqu’il s’agit de principes fondamentaux”. – Mahatma Gandhi

Sylvain Juneau, Maire de Saint-Augustin-de-Desmaures»

 

Élimination de la dette

La stratégie de remboursement de la dette en accéléré amorcée en 2018 a porté fruit.

D’ici la fin de l’année, la dette aura diminué d’une autre tranche de 12 M$. En 2025, des paiements anticipés additionnels de l’ordre de 22 M $ amèneront le solde de la dette à 2,7 M$.

Tôt en 2026, la dette* sera complètement éteinte, libérant ainsi des centaines de milliers de dollars payés en capital et intérêts.

Dette Saint-Augustin-de-Desmaures

*Dette nette à la charge de l’ensemble des citoyens.

Élimination de notre dette collective

«Depuis quelques années, à Saint-Augustin-de-Desmaures, toutes les dépenses de fonctionnement et celles liées aux immobilisations sont systématiquement payées comptant. En parallèle, dès que le renouvellement du financement d’un règlement d’emprunt arrive à échéance, nous le remboursons par anticipation plutôt que de le refinancer. Ainsi, en n’empruntant plus et en remboursant de façon anticipée, les sommes consacrées annuellement aux paiement de la dette (capital et intérêts) vont toujours en diminuant. Ce qui dégage de plus en plus d’argent.

En 2024, c’est près de 12 M$ qui seront remboursés par anticipation. Une première tranche de près de 6 M$ l’a été en février dernier, et une seconde, elle aussi de près de 6M$, le sera ce mois-ci. Et l’an prochain, les fenêtres de refinancement permettront de verser près de 22 M$ supplémentaires par anticipation, ce qui fait qu’il ne restera alors qu’un peu plus de 2 M$ à rembourser en 2026 pour finalement ne plus avoir de dette à la charge de l’ensemble des Augustinois.

Dette Saint-Augustin-de-Desmaures

Libérés de notre dette collective, n’ayant donc plus de paiements en capital ou intérêts à compter de 2026, nous pourrons allouer les sommes ainsi dégagées au paiement comptant des dépenses en immobilisation et ne pas réemprunter. Le tout en maintenant un gel du compte de taxes pour plusieurs années, lequel sera conséquemment éventuellement sous la moyenne régionale. De l’argent dans les poches des Augustinois et non dans celles des banquiers.

Plus que jamais, nous sommes sur la bonne voie.»

Sylvain Juneau, maire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures

Source: Extrait du mot du maire – MIM Septembre 2024

Dans les médias

Dans les médias Saint-Augustin

Les nouvelles augustinoises publiées dans les principaux médias d’information

2024-02-29 – L’augustinoise Léa-Sophie Verret s’élève au-dessus de la compétition (Le Soleil)

2024-02-29 – La «recette magique» du déneigement à Saint-Augustin-de-Desmaures (Le Soleil)

2024-02-25 – Délais ambulanciers: Saint-Augustin-de-Desmaures parmi les pires (Journal de Québec)

2024-02-24 – L’athlète augustinois Phillip Bélanger récipiendaire d’une bourse de 2000$ du « Programme de bourses Golf Québec et Fondation Aléo » (RDS)

2024-02-24 – «La Russie ne va pas s’arrêter», affirme une mère ukrainienne réfugiée à Saint-Augustin-de-Desmaures (TVA Nouvelles)

2024-02-22 – Saint-Augustin dit non à la taxe sur l’immatriculation (Le Soleil)

Plus de nouvelles

Ajustement de la rémunération du poste de maire

Mairie Saint-Augustin

Mardi dernier, le Conseil a présenté le projet de règlement 2024-723 qui prévoit un ajustement de la rémunération du poste de maire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures (VSAD).

Conformément à la loi, ce jeudi 22 février, la greffière a publié un avis public à ce propos. Vous pouvez le consulter en cliquant sur ce lien.

Le détail de l’ajustement proposé est décrit dans le tableau ci-dessous. L’adoption du règlement 2024-723 sera à l’ordre du jour de la prochaine séance ordinaire, soit le mardi 19 mars 2024. Je voterai «en faveur» de cet ajustement.

Rémunération de baseAllocation de dépensesRémunération totale versée par la VSAD
Rémunération 2023100 572,46$18 207,00$118 779,46$
Rémunération actuelle (avant l’adoption du règlement 2024-723)105 098,22$19 422,00$124 520,22$
Rémunération après l’adoption du règlement 2024-723129 578,00$19 422,00$149 000,00$
Source: VSAD

À noter que le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures siège aussi à la Communauté Métropolitaine de Québec. Cette instance supramunicipale versera au maire une rémunération de 10 173,60 $ en 2024.


Rôles et responsabilités des élus municipaux

Conseil municipal et élus

Les élues et élus réunis en conseil représentent la population. Ils prennent les décisions sur les orientations et les priorités de la municipalité et en administrent les affaires.

Rôle du conseil municipal

Le conseil municipal assume les compétences dévolues par les lois qui le concernent et s’assure d’offrir des services répondant aux besoins de la collectivité. Lorsqu’il décide des orientations et des priorités d’action de la municipalité, ses décisions prennent la forme de résolutions ou de règlements adoptés lors d’une assemblée tenue selon les règles.

Composition du conseil

Nombre de conseillers

À Saint-Augustin-de-Desmaures, le conseil municipal comprend une mairesse ou un maire et six conseillères municipales ou conseillers municipaux.

Le territoire est divisé en six districts électoraux*, chacun représenté par une conseillère ou un conseiller. Les électrices et électeurs votent donc pour le poste de conseillère ou conseiller de leur district et pour le poste de mairesse ou de maire.

*Puisque la population de Saint-Augustin-de-Desmaures est maintenant supérieure à 20000 habitants, dès la prochaine élection générale en novembre 2025, il y aura huit districts électoraux, chacun représenté par une conseillère ou un conseiller.

Durée des mandats

Le mandat des élues et élus municipaux est de quatre ans, soit la période entre deux élections générales, à l’exception du mandat des membres du conseil élus lors d’une élection partielle.

La prochaine élection générale municipale sera en novembre 2025.

Mairesse ou maire

Les principales responsabilités de la mairesse ou du maire sont :

  • de présider les assemblées du conseil et de travailler en collégialité avec les conseillères municipales ou conseillers municipaux;
  • d’assumer son droit de surveillance, d’investigation et de contrôle sur le fonctionnement des services municipaux.

En tout temps, la mairesse ou le maire participe à la prise de décisions lors des assemblées du conseil, mais n’est pas dans l’obligation de voter. Dans une situation d’urgence qui menace la vie ou la santé de la population ou l’intégrité de l’équipement municipal, la mairesse ou le maire peut, de son propre chef, autoriser les dépenses et attribuer les contrats jugés nécessaires pour remédier à la situation.

De plus, la mairesse ou le maire participe à d’autres instances démocratiques, comme le conseil d’agglomération.

Conseillère ou conseiller

En plus d’assister aux assemblées du conseil et d’y faire valoir les intérêts des citoyens de la municipalité, les conseillères et conseillers peuvent:

  • éclairer le conseil sur des sujets particuliers;
  • participer à des commissions ou à des comités.

Les conseillères et les conseillers doivent voter à chaque proposition débattue lors des assemblées du conseil, sauf s’ils sont en situation de conflit d’intérêts. Ils peuvent aussi être appelés à agir à titre de mairesse suppléante ou de maire suppléant à certaines conditions.

Source: MAMH

Dans les médias

Les nouvelles augustinoises publiées dans les principaux médias d’information

2024-02-12 – Saint-Augustin, dix ans dans le rétroviseur – Entrevue avec le maire Sylvain Juneau (Le Soleil)

2024-02-13 – Le Vaisseau des tempêtes: Le 6e long métrage de la boîte d’animation augustinoise 10e Ave Productions s’envole! (CTVM.info)

2024-02-12 – La recette gagnante retrouvée du Blizzard (Le Soleil)

2024-02-12 – Le 2000e match de l’histoire du Blizzard – C’est ce vendredi 16 février dès 19h au Complexe Sportif Multifonctionnel de Saint-Augustin-de-Desmaures (Blizzard M18AAA)

2024-02-10 – L’augustinoise Léa-Sophie Verret connaît simplement une saison spectaculaire dans le RSEQ avec le Rouge et Or de l’Université Laval (Le Soleil)

Plus de nouvelles

Conseil d’agglomération de Québec

Aujourd’hui, j’ai remplacé notre maire M. Sylvain Juneau au Conseil d’agglomération de Québec. C’était une première…

Et c’était aussi ma première présence à l’impressionnante salle du Conseil de la Ville de Québec.

J’ai brièvement pu saluer les maires M. Bruno Marchand (Ville de Québec) et M. Gaétan Pageau (Ville de L’Ancienne-Lorette), ainsi que les conseillères et conseillers présents.

Je confirme avoir voté selon les orientations prises par notre Conseil lors de la séance du 19 avril.