Ajustement de la rémunération du poste de maire

Mairie Saint-Augustin

Mardi dernier, le Conseil a présenté le projet de règlement 2024-723 qui prévoit un ajustement de la rémunération du poste de maire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures (VSAD).

Conformément à la loi, ce jeudi 22 février, la greffière a publié un avis public à ce propos. Vous pouvez le consulter en cliquant sur ce lien.

Le détail de l’ajustement proposé est décrit dans le tableau ci-dessous. L’adoption du règlement 2024-723 sera à l’ordre du jour de la prochaine séance ordinaire, soit le mardi 19 mars 2024. Je voterai «en faveur» de cet ajustement.

Rémunération de baseAllocation de dépensesRémunération totale versée par la VSAD
Rémunération 2023100 572,46$18 207,00$118 779,46$
Rémunération actuelle (avant l’adoption du règlement 2024-723)105 098,22$19 422,00$124 520,22$
Rémunération après l’adoption du règlement 2024-723129 578,00$19 422,00$149 000,00$
Source: VSAD

À noter que le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures siège aussi à la Communauté Métropolitaine de Québec. Cette instance supramunicipale versera au maire une rémunération de 10 173,60 $ en 2024.


Rôles et responsabilités des élus municipaux

Conseil municipal et élus

Les élues et élus réunis en conseil représentent la population. Ils prennent les décisions sur les orientations et les priorités de la municipalité et en administrent les affaires.

Rôle du conseil municipal

Le conseil municipal assume les compétences dévolues par les lois qui le concernent et s’assure d’offrir des services répondant aux besoins de la collectivité. Lorsqu’il décide des orientations et des priorités d’action de la municipalité, ses décisions prennent la forme de résolutions ou de règlements adoptés lors d’une assemblée tenue selon les règles.

Composition du conseil

Nombre de conseillers

À Saint-Augustin-de-Desmaures, le conseil municipal comprend une mairesse ou un maire et six conseillères municipales ou conseillers municipaux.

Le territoire est divisé en six districts électoraux*, chacun représenté par une conseillère ou un conseiller. Les électrices et électeurs votent donc pour le poste de conseillère ou conseiller de leur district et pour le poste de mairesse ou de maire.

*Puisque la population de Saint-Augustin-de-Desmaures est maintenant supérieure à 20000 habitants, dès la prochaine élection générale en novembre 2025, il y aura huit districts électoraux, chacun représenté par une conseillère ou un conseiller.

Durée des mandats

Le mandat des élues et élus municipaux est de quatre ans, soit la période entre deux élections générales, à l’exception du mandat des membres du conseil élus lors d’une élection partielle.

La prochaine élection générale municipale sera en novembre 2025.

Mairesse ou maire

Les principales responsabilités de la mairesse ou du maire sont :

  • de présider les assemblées du conseil et de travailler en collégialité avec les conseillères municipales ou conseillers municipaux;
  • d’assumer son droit de surveillance, d’investigation et de contrôle sur le fonctionnement des services municipaux.

En tout temps, la mairesse ou le maire participe à la prise de décisions lors des assemblées du conseil, mais n’est pas dans l’obligation de voter. Dans une situation d’urgence qui menace la vie ou la santé de la population ou l’intégrité de l’équipement municipal, la mairesse ou le maire peut, de son propre chef, autoriser les dépenses et attribuer les contrats jugés nécessaires pour remédier à la situation.

De plus, la mairesse ou le maire participe à d’autres instances démocratiques, comme le conseil d’agglomération.

Conseillère ou conseiller

En plus d’assister aux assemblées du conseil et d’y faire valoir les intérêts des citoyens de la municipalité, les conseillères et conseillers peuvent:

  • éclairer le conseil sur des sujets particuliers;
  • participer à des commissions ou à des comités.

Les conseillères et les conseillers doivent voter à chaque proposition débattue lors des assemblées du conseil, sauf s’ils sont en situation de conflit d’intérêts. Ils peuvent aussi être appelés à agir à titre de mairesse suppléante ou de maire suppléant à certaines conditions.

Source: MAMH

COMMUNIQUÉ – Signature d’une nouvelle convention collective

«La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures est fière d’annoncer la signature d’une nouvelle convention collective avec ses travailleurs et travailleuses cols bleus et cols blancs. D’une durée de cinq ans, elle couvrira la période du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2027.

L’entente prévoit une révision de la structure salariale en place, ainsi que des augmentations de 5 % cette année, 3,6 % en 2024, 3,5 % en 2025, 3,25 % pour 2026 et 2 % en 2027.

Les pourparlers se sont déroulés dans un climat de respect, d’écoute et de collaboration. Les conditions convenues à l’entente de travail positionneront la Ville de façon concurrentielle, afin de combler les postes disponibles et d’assurer une rétention du personnel en fonction. L’organisation du travail sera également bonifiée par diverses modalités qui offriront une plus grande flexibilité afin de répondre aux besoins des citoyens.

« Je suis fier que les parties impliquées en soient venues à une entente. Il s’agit d’un contrat de travail qui permettra d’améliorer notre capacité à conserver et à attirer la main-d’œuvre compétente dont nous avons besoin afin d’offrir à nos citoyens des services de qualité. » – Sylvain Juneau, maire de Saint-Augustin-de-Desmaures

La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures désire remercier le comité de négociation pour leurs travaux.

Elle en profite également pour exprimer toute sa reconnaissance envers ses employés pour leur travail dévoué et leur souci d’offrir un service hors pair à la population.

La nouvelle entente a été entérinée par le Conseil municipal lors de la séance extraordinaire du 12 décembre 2023.»

Source: Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures

Nominations – Maire suppléant et comités consultatifs

conseil municipal

Ce soir en séance, quatre résolutions ont été adoptées afin de désigner (pour un an) le maire suppléant et les conseillers membres des comités consultatifs. Nous avons tous été reconduits à nos postes respectifs.

  • Maire suppléant: Yannick LeBrasseur;
  • Circulation et sécurité routière: Yannick LeBrasseur (président) et Jean Simard (substitut);
  • Enjeux lac Saint-Augustin: Martin Maranda (président) et Yannick LeBrasseur (substitut);
  • Vie citoyenne: Chantal Brochu (présidente), Jean Simard (vice-président) et Marie-Josée Tardif (vice-présidente).

Merci à mes collègues pour leur confiance!

À noter que le maire est membre d’office de tous les comités et qu’il n’y a aucune rémunération additionnelle pour la participation à ceux-ci.


Certaines nominations sont effectives pour 2 ans (CCU, CLP, RTC, Expo-Cité). Elles seront donc à confirmer l’an prochain.

  • Comité consultatif en urbanisme (CCU): Chantal Brochu (présidente) et Jean Simard (vice-président);
  • Conseil local du patrimoine (CLP): Yannick LeBrasseur (président) et Marie-Josée Tardif (vice-présidente);
  • RTC: Jean Simard (CA – poste rémunéré par le RTC);
  • Expo-Cité: Jean Simard.

Indexation de la rémunération des élus augustinois

La rémunération des élus augustinois est fixée par règlement (2016-504). Un ajustement annuel est prévu dans ce règlement (article 5):

«La rémunération de base est indexée selon la variation de l’indice moyen des prix à la consommation (IPC) pour l’année précédente en prenant comme base l’indice établi pour l’ensemble du Québec par Statistiques Canada.»

En d’autres mots, depuis l’adoption de ce règlement en 2019, c’est l’inflation qui dicte l’indexation annuelle. Ces dernières années, elle a varié entre 0,8% et 3,4%.

Selon les données avancées, l’ajustement 2023 pourrait être de l’ordre de 5% à 6% (l’IPC pour l’année de référence, soit 2022, sera connu en janvier 2023).

Certaines villes ont choisi «symboliquement» de limiter l’ajustement 2023 entre 2% et 3%, tout en annonçant qu’elles modifieront ultérieurement leur règlement afin d’établir une rémunération actualisée. Cet exercice a déjà était fait à Saint-Augustin-de-Desmaures (VSAD) en 2019. Notre règlement est depuis basé sur une étude de la rémunération des élus de villes comparables.

Le maire l’a annoncé récemment; le Conseil ne modifiera pas le règlement actuel.

La situation est ponctuelle et selon les économistes, l’inflation devrait redescendre d’ici un an.

Donc, en 2023, à VSAD, dans la colonne des dépenses, la majoration du poste budgétaire «Rémunération Conseil Municipal» pourrait être de 17515$ en simulant une indexation globale de 6% (qui sera à confirmer en janvier 2023).

À noter qu’une indexation plafonnée à 2% ou 3%, comme le font certaines villes, représenterait quand même une augmentation totale de près de 6000$ à 9000$ pour VSAD.

En 2022, à VSAD, la rémunération des élus ne représentaient que 0,83% des dépenses de proximité (0,48% du budget total).

Finalement, il faut être prudent lorsque l’on compare la rémunération des élus de villes différentes. Par exemple, à VSAD, depuis l’arrivée du maire Sylvain Juneau, il n’y a aucune rémunération additionnelle pour la participation à des comités ou commissions. Pour les conseillers municipaux, il n’y a pas d’allocation de départ et il n’y a pas de cotisation à un fonds de pension. Les responsabilités et compétences diffèrent aussi d’une municipalité à une autre.

Simulation d’une indexation de 6% à VSAD en 2023

Élus2022(1)2023Ajustement
Maire(2)(3)(4)111 803,23 $118 511,42 $+6 709 $
Conseiller District 130 016,69 $31 817,69 $+1 801 $
Conseiller District 2(5)30 016,69 $31 817,69 $+1 801 $
Conseiller District 330 016,69 $31 817,69 $+1 801 $
Conseiller District 430 016,69 $31 817,69 $+1 801 $
Conseiller District 530 016,69 $31 817,69 $+1 801 $
Conseiller District 630 016,69 $31 817,69 $+1 801 $
Total291 903,37 $309 417,57 $+17 515 $

(1) Rémunération versée par la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures.

(2) L’allocation de dépenses du maire est plafonnée et décrétée par le gouvernement du Québec (17546$ en 2022). L’indexation de cette allocation a aussi été simulée à 6% comme pour la rémunération de base. À confirmer.

(3) Le maire a reçu en 2022 une rémunération de 9499,17$ puisqu’il siège au sein de la Communauté Métropolitaine de Québec.

(4) À VSAD, seul le poste de maire peut être considéré comme un emploi à temps plein.

(5) Le Conseiller du District 2 a reçu en 2022 une rémunération de 16363,85 $ puisqu’il siège sur le Conseil d’Administration du Réseau de transport de la Capitale (RTC).

Communiqué du Maire Sylvain Juneau

Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, Mardi 19 Novembre, 10h20

« Poursuite contre la Ville: abandon des anciens conseillers du Clan Corriveau

Bonjour,

Les quatre anciens conseillers du clan Corriveau se désistent de leur demande en justice contre la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures. La cour supérieure en a avisé la Ville au cours des derniers jours.

En 2015, j’ai dénoncé publiquement le fait que les conseillers de l’équipe Corriveau avaient reçu pendant plusieurs années des allocations pour siéger sur des comités qui, pour la vaste majorité, n’existaient pas, n’avaient jamais été constitués par voie de résolution, n’avaient pas de membres et ne produisaient aucun rapport d’activité, ce qui contrevenait au règlement et à la loi. Saisie de l’affaire, le ministère des Affaires municipales enjoignait en 2016 la Ville de récupérer les sommes versées illégalement. Ce fut fait, du moins en partie, en prélevant le tout à même la rémunération des conseillers encore en poste à ce moment et en considérant une période de prescription de trois ans. Eu égard à cette période de prescription, seulement le tiers des sommes empochées par les anciens conseillers ont ainsi pu être récupérés.

Comme suite à cette récupération par la Ville de sommes pourtant perçues illégalement, Denis Côté, France Hamel, Lise Lortie et Louis Potvin ont décidé en 2018 d’attaquer la ville en justice via la Division des petites créances de la Cour du Québec en réclamant près de 56 000 $ au total. Le premier argument de la Ville en défense face à cette poursuite était que la Division des petites créances de la Cour du Québec n’était pas le bon forum pour entendre cette cause et que les anciens conseillers erraient en droit. Étant le représentant de la Ville dans cette affaire lors du procès qui se tenait le 5 septembre dernier (la Division des petites créances de la Cour du Québec ne permet pas le recours aux avocats pour être représenté) je n’aurai pas eu l’occasion d’exposer plus avant au juge les arguments en défense, pourtant nombreux. En effet, d’entrée de jeu, le juge a donné raison à la Ville et statué que la Division des petites créances de la Cour du Québec n’avait pas la compétence pour trancher ce litige. Il a donc transféré le dossier à la Cour supérieure.

Puis, au cours des derniers jours, des avis de désistement ont été transmis à la Ville par le greffe de la cour supérieure. Denis Côté, France Hamel, Lise Lortie et Louis Potvin abandonnent tous leur poursuite contre la Ville.

Ainsi, à moins que l’UPAC finisse par donner suite à la demande de l’actuel conseil municipal  d’enquêter sur les années où ces individus ont sévi à la tête de Saint-Augustin-de-Desmaures, ils pourront dorénavant profiter d’une retraite que nous méritons tous.

Sylvain Juneau, Maire »

Semaine de la municipalité 2019 – Rémunération des élus

En ce dernier jour de la «Semaine de la municipalité 2019», le Journal de Québec a publié un dossier sur le sujet de la rémunération des élus.

Le journal a compilé la rémunération de 7000 élus de 1032 municipalités et a préparé une carte intuitive. Cliquer sur ce lien pour consulter l’article.

Au printemps 2019, le Conseil a revu la rémunération des élus à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Pour connaître le contexte dans lequel la réflexion s’est amorcée et l’analyse qui m’a permis de prendre positions, cliquer sur le lien suivant: https://yannicklebrasseur.com/salaires.

Cliquez sur la carte…

«Il est honteux d’être sans honte»


Article mis à jour le 7 septembre 2019.

Selon l’avis du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) émis en août 2016, les conseillers France Hamel, Denis Côté, Louis Potvin, Guy Marcotte et Lise Lortie ont reçu des primes injustifiées pour avoir siégé sur divers comités non reconnus (non conformes à la loi).

En vertu du code civil, selon le délai de prescription, le ministère recommanda les remboursements liés aux rémunérations fautives des trois dernières années (2013 à 2015). La trésorière a pris les moyens pour obtenir compensation des montants versés en trop.

Consultez l’avis en cliquant sur ce lien.

Un nouveau Conseil a été élu le 5 novembre 2017. Aucun des 5 ex-conseillers nommés ci-dessus n’était candidat à cette élection.

À l’hiver 2018, 4 ex-conseillers sur 5 (tous sauf Guy Marcotte) se sont adressés à la cour des petites créances pour réclamer des dédommagements à la ville totalisant 56 271 $. «Ils rejettent la responsabilité sur la direction générale, la trésorière et le greffier de l’époque qui auraient dû les aviser des irrégularités commises quant à leur rémunération.»

Ce matin, le juge Coderre a refusé d’entendre la cause puisque «la division des petites créances de la cour du Québec n’aurait pas la compétence pour trancher le litige». Le dossier est alors transféré à la Cour supérieure.

Le Magistrat propose aux ex-conseillers et à la Ville d’examiner des «modes alternatifs de règlement», même si la médiation avait déjà été tentée.

Madame France Hamel affirmait aujourd’hui sur les ondes de Radio-Canada que ses collègues et elle avaient toujours agi avec honnêtetés… «On n’était même pas au courant qu’on était payés pour des comités, a-t-elle assuré. On nous distribuait des responsabilités qu’on prenait très au sérieux.»

Pourtant le règlement sur la rémunération en vigueur de 2012 à 2015 était clair; cliquez sur ce lien.

Pour ma part, on en a assez entendu parler!
Est-ce que l’on pourrait passer à autre chose?
Depuis 2 ans que l’on répare les pots cassés et ce n’est toujours pas terminé.

Après de multiples irrégularités constatées par le MAMOT durant leur règne et tout récemment les résultats d’un audit du MAMH sur des contrats qu’ils ont octroyés illégalement lors de la construction des infrastructures et routes du parc industriel nord…

Irrégularités constatées: Permis de construction délivrés sans entente préalable, utilisation de sommes de règlements d’emprunt pour payer des dépenses non autorisées, fractionnements de contrats injustifiés, utilisation inadéquate des exceptions prévues par la loi pour octroyer des contrats de gré à gré, non-respect de la «Politique de gestion contractuelle», manque d’estimations pour les contrats octroyés, projets lancés sans évaluation préalable des besoins, déficiences dans le suivi des projets, opérations non-gérées en conformité avec la réglementation applicable et selon les bonnes pratiques en vigueur.

Mesdames Hamel et Lortie, Messieurs Potvin et Côté, le seul dénouement logique et raisonnable est l’abandon des poursuites.

«Il est honteux d’être sans honte.
Se tromper est humain, persister dans son erreur est diabolique»
Saint-Augustin (354-430)

Désinformation

De fausses informations ont circulées sur les réseaux sociaux.

Puisque j’appuierai l’ajustement salarial du maire le 16 avril prochain, je crois qu’il est opportun d’apporter quelques précisions.

Expo-Cité

Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures ne reçoit aucune rémunération pour siéger sur le conseil d’administration (CA) d’Expo-Cité. D’ailleurs, c’est mon collègue Jean Simard, conseiller du district 2, qui représente le maire sur ce CA et il ne reçoit aucun salaire, aucune allocation, aucun remboursement de dépenses.

CMQ

La Communauté Métropolitaine de Québec (CMQ) est un organisme qui regroupe 28 municipalités et 800 000 habitants. Elle intervient en aménagement du territoire, en environnement, en transport métropolitain, en mobilité durable et en gestion des matières résiduelles.

Contrairement au maire de l’Ancienne-Lorette, le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures est l’un des 17 membres(1) qui siègent sur ce Conseil. Les séances décisionnelles et publiques ont lieu à l’Édifice Andrée-P.-Boucher de Sainte-Foy.

C’est la CMQ qui est responsable de rémunérer ses membres selon ses règles et en fonction des responsabilités de chacun.

Être membre de la CMQ est une tâche additionnelle pour le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, qui lui procure une rémunération additionnelle d’environ 9000$ et qui n’est pas à la charge(2) des augustinois.

1. Sur les 17 sièges à la CMQ, un seul siège est disponible pour les maires des villes de l’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures. Il y habituellement un principe d’alternance à chaque début de mandat de 4 ans. Cependant le maire de l’Ancienne-Lorette a décidé de ne pas siéger sur ce conseil pour le mandat 2017-2021.

À noter qu’il y a un poste sur le CA du RTC qui fonctionne avec le même principe d’alternance. Pour le mandat 2017-2021, c’est un conseiller de L’Ancienne-Lorette qui y siège et ce dernier reçoit une rémunération additionnelle d’environ 14000$. Précédemment, ce siège était occupé par Madame France Hamel, ex-conseillère de Saint-Augustin-de-Desmaures.

2. Comme les 28 villes membres, la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures verse une quote-part annuel à la CMQ.

Avantages sociaux

Les tâches, responsabilités et devoirs du maire de Saint-Augustin-de-Desmaures requièrent une occupation à temps plein. Le maire bénéficie d’avantages sociaux qui incluent entre autre des assurances et un fond de pension, comme tout salarié temps plein de la ville, comme la plupart des salariés de la fonction publique et comme tous dirigeants d’entreprises privées.

Une assurance est utilisée uniquement en cas de premier recours. 

La publication d’une valeur approximative et non validée des avantages sociaux, ainsi que l’inclusion de ceux-ci dans le revenu brut du maire relèvent de la désinformation.

Allocation de dépenses

Une allocation de dépenses n’est pas un revenu à proprement dit, car elle sert en autre à défrayer certains coûts inhérents à la charge comme l’utilisation de sa voiture, les coûts des activités auxquelles l’élu est invité ou toutes autres dépenses que l’élu ne se fait pas rembourser. Parfois, une participation à un seul évènement public pour des fins de représentation implique un engagement financier important.


Pour plus d’informations sur tout le dossier de la rémunération des élus à Saint-Augustin-de-Desmaures, cliquer sur le lien:
www.yannicklebrasseur.com/salaires.

Rémunération des élus… les allocations de dépenses sont imposables en 2019

Article mis à jour le 10 janvier 2019 à 7h15:

Contrairement à ce qui est véhiculé sur certains blogues, aucune augmentation ou compensation de salaire n’a été adoptée à ce jour par le Nouveau Conseil élu le 5 novembre 2017.

Le sujet sera abordé en 2019 à SAD. Plusieurs villes se penchent déjà sur la question – cliquez ici !

Cet article donne les bases de ma réflexion personnelle et exprime ma position en tant que « conseiller indépendant ».

La publication de ce texte se veut un exercice de transparence envers les citoyens et permet la discussion avec ceux-ci avant la prise de décision.

N’hésitez pas à commenter – Cliquez ici!

Yannick LeBrasseur, Conseiller du District 3


Les allocations de dépenses sont imposables depuis le 1er janvier 2019

La rémunération des élus est dictée par la «Loi sur le traitement des élus» et se calcule selon la formule ci-dessous:

[Salaire total] = [Salaire de base] + [Allocation de dépenses]
[Allocation de dépenses] = 50% du [Salaire de base]
Notes: L’allocation de dépenses ne peut être supérieure à 16 595$.

En 2018, en vertu du «Règlement relatif au traitement des élus», les salaires des élus de Saint-Augustin-de-Desmaures sont:

Conseillers:

  • Salaire de base: 16 509$;
  • Allocation de dépenses non imposable: 8 254$;
  • Salaire total annuel brut: 24 763$.

Maire:

  • Salaire de base: 66 609$;
  • Allocation de dépenses non imposable: 16 595$;
  • Salaire total annuel brut: 83 204$.

Le salaire de base est déterminé par le Conseil municipal.

L’allocation de dépenses est un montant forfaitaire non imposable qui sert en autre à couvrir:

  • les frais de représentation (cellulaire, utilisation de sa voiture, essence, bureau à la maison, etc.);
  • les coûts des activités-bénéfices auxquelles l’élu est invité;
  • les pertes de salaire encourues lorsque l’élu doit s’absenter de son travail;
  • et toutes autres dépenses inhérentes au poste que l’élu ne se fait pas rembourser.

Ces dépenses sont actuellement payées par l’élu en «argent net».

Dans son budget de 2017, le gouvernement de Justin Trudeau a annoncé que les allocations que reçoivent les élus pour des dépenses liées à leur fonction, cessent à partir de 2019, d’être considérées comme un revenu non imposable et deviennent entièrement comprises dans le calcul de leur revenus aux fins de l’impôt.

Cette nouvelle charge fiscale se traduira par une perte de revenus des élus d’au moins 10%. Si le provincial décidait d’imiter le fédéral, la perte serait alors doublée (ce n’est pas le cas à ce jour, 10 janvier 2019).

Cette mesure, jumelée aux modifications du projet de loi 122, ont amené la Ville et le Conseil à se pencher sur le dossier.

L’enjeu ici est de déterminer si le montant total de la rémunération:

  • compense toutes les dépenses encourues;
  • reflète l’ampleur de la tâche et est proportionnel au temps investi;
  • reconnaît le rôle de plus en plus important des élus dans des prises de décisions souvent difficiles pour lesquelles ils sont redevables;
  • valorise la fonction et rend l’emploi attrayant pour des candidats de qualité;
  • respecte le cadre financier de la Ville et la capacité de payer des contribuables.

J’avoue qu’il y a quand même un certain inconfort dans le fait que ce sont les élus qui déterminent combien d’argent les contribuables leur verseront annuellement.

Il y a deux écoles de pensées. La première veut que les élus ne travaillent pas pour l’argent, mais d’abord et avant tout pour le bien être des citoyens. La deuxième stipule que pour attirer de meilleures candidatures, il faut des salaires plus élevés.

Dans les faits, nous sommes confrontés à un troisième élément qui joue un grand rôle et qui exige de faire preuve de sobriété. Saint-Augustin-de-Desmaures traîne une dette de 88 millions $ (taux d’endettement = 257%) et ses résidents ont le compte de taxe le plus élevé de la région de Québec, conséquences d’une décennie de gestion déficiente, confirmée par le rapport du MAMOT.

Je comprends que le lien de confiance entre les contribuables et les élus a été malmené et tout est à rebâtir. C’est d’ailleurs le cas à tous les niveaux politiques (municipal, provincial, fédéral).

Il faut jouer franc jeu et ne pas avoir peur du débat que peut susciter la question de la rémunération.

Les élus doivent bien expliquer leur rôle et responsabilités qui dans les faits sont à peu près les mêmes que l’on soit en temps de prospérité ou en temps de crise financière. La population doit avoir toute l’information pour être en mesure de reconnaître et de juger du travail de leur élus.

L’union des municipalités a conçu un guide pour aider les élus à établir des échelles de rémunération. Elle s’est basée sur différents critères qui indiquent la complexité de la gestion municipale comme:

  • la population desservie (VSAD = 19500 hab.);
  • la richesse foncière de la municipalité (VSAD = 3,16 milliards $);
  • les services offerts à la population (VSAD: voirie, parc industriel, aréna, piscines, gymnases, bibliothèque, terrains sportifs, parcs et espaces verts, vie communautaire, maison des jeunes, maison pour les aînés, salles multifonctionnelles, collecte des matières résiduelles, etc.);
  • la présence de partenaires locaux ou régionaux (agglomération, points de service de santé, écoles primaires, écoles secondaires, collège privé, centre de recherche d’une université, chemin de fer, autoroute et ses accès, agriculteurs, etc);
  • la superficie du territoire (85 km2);
  • aspect climatique et géographique (plan d’eau, rives ou littoral, réserve naturelle).

Les citoyens réclament que cette gestion municipale se fasse de façon rigoureuse, en toute transparence, avec redditions de comptes et en les impliquant de plus en plus dans le processus décisionnel.

En tant qu’élu, mon engagement envers les citoyens et la Ville est selon moi perceptible, je vous l’assure toujours grandissant et certainement en phase avec ce que s’attendent les citoyens. Dans cet esprit, je crois qu’une rémunération équitable, comme tout autre salarié, est souhaitable.

Être élu, c’est un travail. C’est un «job» !

Pour connaître mon emploi du temps, je vous invite d’ailleurs à consulter mon agenda public de conseiller en cliquant ici!

En début d’année, la Ville a mandaté une firme de consultants RH afin d’effectuer une recherche sur le traitement des élus. La démarche consistait à rechercher des données comparables, à réaliser une brève analyse de la situation et à déterminer les actions possibles.

Trois catégories de comparables ont été identifiées:

  • les Villes faisant partie de l’agglomération de Québec;
  • les Villes ayant des populations comparables;
  • les Villes ayant des budgets comparables.

L’étude conclue que:

  • le salaire total des conseillers devrait se situer entre 28000$-30000$ annuellement, plutôt que 24 763$.
  • le salaire total du maire devrait se situer entre 100000$-110000$ annuellement, plutôt que 83 204$.

À noter que la mesure de rendre imposable les allocations de dépenses à partir de 2019 n’a pas été prise en compte dans l’étude.

Il y a déjà un an, lorsque j’ai déposé ma candidature pour le poste de conseiller de notre district, je connaissais les conditions et la charge de travail, je savais le niveau d’implication que je m’imposerais et j’étais conscient de la situation financière de notre Ville.

Dans ce mandat, je ne suis donc pas en faveur d’une hausse des salaires des conseillers telle que le propose l’étude, mais en contrepartie, je suis en faveur de compenser les pertes de revenus engendrées par les nouvelles mesures fiscales du fédéral, et le cas échéant du provincial, pour un montant équivalent (compensations = 2877$ x 6 = 17 262$).

Dans le cas du maire, je pense aux tumultes de 2015-2016-2017, d’où on est parti, et je regarde l’année qui vient de passer… il est devenu évident qu’il faut améliorer ses conditions de travail. Le long processus de redressement des finances, l’instauration d’une nouvelle philosophie de gestion, la mise aux normes de nos infrastructures et la prise en charge du développement économique ne sont que quelques-unes des grandes responsabilités avec obligation de résultats qui incombent au maire. Les défis sont «grands», le terme est faible, et ceux-ci requièrent une disponibilité sans limite.

Dû à l’écart considérable entre la rémunération actuelle du maire et les comparables de l’étude, je suis pour une augmentation de son salaire dans les plus brefs délais (le salaire que je propose est 105 000$ plutôt que 83 204$). Je suis tout aussi en accord pour qu’il y ait compensation au niveau de l’allocation de dépenses (compensation = 6 636$).

À noter que plusieurs villes du Québec et d’un peu partout au Canada se sont déjà prononcées et ont pris la décision de compenser les pertes de revenus de l’allocation de dépenses. Cliquer ici pour consulter un article à propos de la Ville de Granby. 

Ottawa compte récupérer 30 millions $ en imposant les allocations des élus. Dans les faits, sachant que la grande majorité des villes compenseront les pertes de revenus des élus, c’est tout simplement un transfert du fardeau aux municipalités. Ottawa refile la facture aux citoyens!

Ce sont les positions que je plaiderai au conseil.

Transparence et imputabilité.

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Révisé et publié à nouveau le 10 janvier 2019
Révisé le 13 décembre 2018

Publié à nouveau le 21 octobre 2018
Publié le 13 octobre 2018