Le projet du Parc de la Falaise s’intègre parfaitement dans la phase 2 de la Trame Verte-Bleue

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La mobilisation citoyenne pourrait nous permettre de réaliser le projet du Parc de la Falaise. Partagez à vos voisins!

Participez à la consultation publique de la Communauté Métropolitaine de Québec. Il suffit de positionner une épingle sur la carte. Décrivez en quelques mots le projet: «Aménager un lien pédestre (trame), et un escalier dans la falaise, entre le quartier résidentiel (verte) et le parc des Hauts-Fonds (verte), où est le seul accès au fleuve (bleue) à Saint-Augustin-de-Desmaures».

Cliquez sur ce lien. Ayez un impact concret sur la qualité de vie de notre quartier et de notre Ville.

Source: batirensemble.cmquebec.qc.ca

À la mi-mars, la Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN) a déposé une demande d’aide financière à la Communauté Métropolitaine de Québec dans le cadre de la phase 2 de la Trame Verte et Bleue pour réaliser le projet du Parc de la Falaise (lien pédestre, escalier, belvédère). La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a déjà prévu une contribution de 145000$ dans son plan quinquennal d’immobilisations (PQI).

À la phase 1 de la Trame Verte et Bleue, les 12 projets ont été concentrés à l’est, au sud au centre et au nord du territoire de la communauté métropolitaine. À la phase 2, c’est le moment d’avoir un projet à l’ouest, chez nous. Pour être admissible, les projets sélectionnés devront s’inscrire dans l’un des cinq volets: les monts et collines, le parcours du fleuve, les coulées vertes et bleues, les liens récréatifs ou les milieux naturels d’intérêts. Le Parc de la Falaise s’inscrit dans les cinq volets.

C’est bien sûr un projet que mon collègue Jean Simard et moi soutenons depuis quelques années. Notre collaboration avec la FQPPN est excellente et la FQPPN est le partenaire qui pourra mener à terme ce projet «structurant».

Jean Simard (conseiller district 2) et Yannick Lebrasseur (conseiller district 3) – «Relier les quartiers du Village au Chemin du Roy et au fleuve, «Là où tout a commencé» – SHSAD, est une opportunité de développer une vision beaucoup plus grande pour Saint-Augustin-de-Desmaures; la protection de l’environnement et du patrimoine, la valorisation des milieux (naturels, historiques, agricoles) et l’accessibilité aux ressources et aux connaissances (déplacements actifs, parcours interactifs, éducation). Nous partagerons bientôt cette vision avec vous et nous vous inviterons à la discussion.»

Nous avons maintenant besoin de votre implication citoyenne pour faire avancer le tout. Allez épingler la carte interactive. Cela ne prendra que 5 minutes… Cliquez ici.


Communiqué du 23 mars 2021 – La Phase 2 de la Trame Verte et Bleue

« La Trame verte et bleue se poursuit

Le gouvernement du Québec et la Communauté sont très heureux d’annoncer la signature d’une entente visant la poursuite du programme d’aide financière pour la réalisation et la mise en valeur de la Trame verte et bleue métropolitaine. Cette entente a pour objectif de mettre en valeur et de connecter les milieux naturels et récréotouristiques du territoire afin d’en faire une destination attirante et durable.

D’une durée de cinq ans, ce programme d’aide financière de 15 millions de dollars, dont 10 millions de dollars sont assumés par le gouvernement et 5 millions de dollars par la CMQ, permettra de soutenir les municipalités dans la réalisation de leurs projets. Les sommes seront réparties sur les territoires de l’agglomération de Québec, de la ville de Lévis et des MRC de La Jacques-Cartier, de L’île-d’Orléans et de La Côte-de-Beaupré. Les municipalités avaient jusqu’au 15 mars 2021 pour déposer un projet. En fonction des montants alloués, des appels de projets pourraient avoir lieu au cours des années subséquentes.

Pour cette seconde phase, les projets sélectionnés devront s’inscrire dans l’un des cinq volets suivants : les monts et collines, le parcours du fleuve, les coulées vertes et bleues, les liens récréatifs ou les milieux naturels d’intérêts.

La première phase de cette entente a permis la réalisation de douze projets sur le territoire métropolitain. Réalisés par les municipalités, ils ont permis de préserver la biodiversité des milieux naturels, contribuer à la qualité des milieux de vie et établir des liens entre les espaces naturels et les collectivités humaines.

Citations

«Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation – Je suis fière que notre gouvernement contribue à la hauteur de 10 millions de dollars à cette initiative qui favorise un meilleur accès aux milieux naturels et récréotouristiques de la région. C’est une nouvelle très positive tant pour les citoyens d’ici que pour les visiteurs. Pour plusieurs Québécois, les derniers mois ont permis de redécouvrir nos paysages et les attraits des lieux à proximité de nos résidences. Je vois d’un très bon œil le déploiement de la Trame verte et bleue métropolitaine dans la région de la Capitale-Nationale.»

«Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale – La pandémie et les mesures de confinement nous rappellent à tous l’importance d’avoir accès à des lieux extérieurs aussi variés que paisibles pour s’évader et prendre l’air. Notre Capitale-Nationale regorge de milieux naturels et récréotouristiques que nous devons à la fois mettre en valeur et protéger. Je suis fière de ce partenariat entre votre gouvernement et la Communauté métropolitaine de Québec, qui s’inscrit dans cette volonté de préserver notre biodiversité tout en offrant des endroits agréables à nos citoyens.»

«Régis Labeaume, président de la CMQ et maire de Québec – Nous sommes extrêmement fiers de la qualité des projets qui ont émergé grâce au travail de coordination des différentes instances. Le contexte que nous vivons actuellement démontre bien toute la pertinence d’aménager des milieux attirants et accessibles qui offrent une meilleure qualité de vie à la population.»

Notre drapeau flotte maintenant devant la caserne de pompiers de Saint-Augustin-de-Desmaures

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Source: Journal de Cap-Rouge / Saint-Augustin-de-Desmaures – Novembre 2020

Notre drapeau, à notre caserne…

Pour moi, c’est beaucoup plus qu’un symbole.

Le service de protection incendie est une compétence d’agglomération.

Le 1er janvier prochain, ce sera le 15e anniversaire de la reconstitution officielle de Saint-Augustin-de-Desmaures comme Ville et comme membre de l’agglomération de Québec.

Bien que nous avons encore quelques dossiers complexes, nous sommes entrés dans une nouvelle ère du point de vue de notre relation avec la ville centre: une ère de collaboration.

Les augustinois ont pris les choses en main et ils assument pleinement leurs responsabilités, fièrement, sans complexe.

Ils ont défini le cadre dans lequel ils devaient évolués et ils l’ont rigoureusement respectés.

Les efforts furent et sont toujours très importants, mais les résultats parlent d’eux même:

  • La dette aura bientôt presque fondue de moitié;
  • Un gel de taxes pour quelques années est envisagé dès 2021;
  • De nouveaux investissements (ex. Centre Communautaire Secteur Est, agrandissement Laure-Gaudreault) et la mise à niveau de nos infrastructures (ex. parcs, routes) permettent d’améliorer la qualité et la fiabilité des services;
  • Et nous pouvons maintenant reprendre le leadership dans les dossiers environnementaux, de sécurité routière, de protection du patrimoine, éducatifs, récréotouristiques, agroalimentaires, etc.

Ce drapeau maintenant hissé devant notre caserne de pompiers, au côté de celui de la Ville de Québec, est une petite étape de franchie dans ce grand projet pour Saint-Augustin-de-Desmaures…

Le Village en Balado Découverte

Je vous suggère aujourd’hui l’application mobile gratuite «Balado Découverte» qui vous fera découvrir ou redécouvrir le cœur du village de Saint-Augustin-de-Desmaures.

Allez-y à votre rythme

«Le trajet de moins d’un kilomètre se fait facilement à pied et représente une promenade qui dure environ une heure, ou plus si vous le désirez.

Huit arrêts pour vous permettre de suivre près de deux siècles d’histoire, jusqu’aux portes des grands changements des années 1960-1970»

Les 8 sites d’intérêts sont dans le district Lahaye (district 3).

IMPORTANT
Il est fortement recommandé de télécharger à l’avance le fichier de baladodiffusion sur votre téléphone ou tablette, en utilisant un accès sans fil à Internet (« Wi-Fi »). Ceci vous permettra non seulement de profiter plus rapidement de l’application une fois sur les lieux, mais aussi de réduire de façon importante l’utilisation des données cellulaires de votre appareil.

Téléchargez l’application mobile gratuite pour iOS (iPhone, iPad, iPod).
Téléchargez l’application mobile gratuite pour Android (Samsung, HTC, Sony, Blackberry, etc.).

À l’ouverture de l’application, appuyer sur la boussole pour connaître les ballados à proximité ou faites une recherche en appuyant sur la loupe.

«Ce projet a été rendu possible grâce à la collaboration de La Maison Léon-Provancher, de la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures, du Musée de la mémoire vivante, du département des sciences historiques de l’Université Laval et de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures».

Le Chemin du Roy

Au cours de l’été, je partagerai avec vous des sites d’intérêts et des lieux à découvrir ou à redécouvrir. Je débute avec…

Le Chemin du Roy

La Route Verte

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Les familles pionnières (voir sur la carte ci-dessus pour situer les emplacements des monuments)

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Le Parc des Hauts-Fonds

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Protection de l’Îlot paroissial et des pavillons MB et DLS de l’école des Pionniers

Source: VSAD.ca

Un avis public est paru aujourd’hui dans les journaux et sur le site web de la Ville concernant une consultation publique écrite dans le but de protéger en autres l’Îlot paroissial et les 2 pavillons primaires de l’école des Pionniers, situés dans le district 3 (sauf la Maison Jobin citée plus bas – district 4).

«L’intention principale du conseil municipal est de protéger, conserver et favoriser la mise en valeur de certains immeubles patrimoniaux ayant une valeur historique, identitaire ou esthétique importante pour la Ville.

Les immeubles suivants sont concernés: l’îlot paroissial situé au 325, route 138, qui inclut notamment l’église, le presbytère de Saint-Augustin et le cimetière, la clôture en fer forgé qui ceinture le cimetière et qui est surmontée d’un ange à la trompette et de deux hiboux, le calvaire à cinq personnages ainsi que le monument du Sacré-Coeur et les pavillons Marguerite-Bourgeois et De La Salle de l’école des Pionniers, la maison Praxède-LaRue, la maison Thibault-Soulard et la maison Jobin.»

Pour se faire, il faut modifier le règlement relatif aux «Plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA)» et celui-ci doit  doit faire l’objet d’une consultation publique.

Dans le contexte de la Covid-19, le processus de consultation publique en séance est remplacé par la possibilité de se faire entendre par une consultation écrite, annoncée par un avis public préalable de 15 jours.

Les citoyens peuvent dès maintenant consulter la documentation ci-dessous et s’exprimer dès maintenant:

*Pour recevoir les avis publics, abonnez-vous aux alertes citoyennes.

PIIA ?

Un PIIA est une approche d’évaluation plus souple des projets à partir de critères plutôt que de normes.

Le PIIA favorise la recherche de solutions novatrices dans un échange ouvert entre la municipalité et les promoteurs ou propriétaires.

L’approche est particulièrement appropriée lorsqu’il s’agit de régir les aménagements et les constructions dans les zones sensibles du territoire, que ce soit en milieu dense où l’intérêt est d’ordre architectural ou urbanistique, ou qu’il s’agisse de secteurs encore caractérisés par leur environnement naturel.

Ainsi, dans un quartier ancien, l’intégration architecturale des nouveaux bâtiments ou des modifications effectuées aux bâtiments existants peut constituer une priorité.

De même, en milieu naturel, la municipalité peut chercher une implantation de bâtiments de villégiature plus respectueuse du site, de la végétation et de la topographie.

Dans la plupart des cas, l’enjeu réglementaire sous-jacent à l’approbation d’un PIIA sera d’assurer la bonne insertion de nouvelles constructions ou d’aménagements de manière à ne pas altérer le caractère ou à rompre l’équilibre des lieux.

Source: Ministère des Affaires Municipales et de l’Habitation (MAMH)

Changements de zonage au Lac Saint-Augustin Nord

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Prochaine étape:
Mercredi le 27 novembre à 19h30, il y aura une assemblée de consultation publique sur les règlements relatifs aux changements de zonage du secteur Lac Saint-Augustin Nord.


Hier soir en séance, le Conseil a présenté 5 règlements qui viendront modifier le zonage du secteur Lac Saint-Augustin Nord.

Voici les points saillants:

  • La zone où est située le «Camping Juneau» sera régularisée et conservera sa vocation;
  • Les dimensions minimales et les normes applicables de la zone où se retrouve la maison patrimoniale Jobin seront conservées (40000 m2);
  • Les dimensions minimales exigées des lots (autres que le camping et la maison Jobin) passeront de 4000 m2 à 1250 m2;
  • Une bande végétalisée minimale* devra «obligatoirement être aménagée et maintenue sur un terrain vacant ou construit pour lequel un permis de construction sera délivré lorsque les travaux viseront à construire nouveau bâtiment principal ou complémentaire ou à augmenter l’occupation au sol d’un bâtiment existant».

Vous pouvez consulter les différents projets de règlement en cliquant sur les liens ci-dessous:

Vous pouvez aussi vous référer aux documents suivants:

Nos services ont évalué que cette nouvelle réglementation «pourrait» aboutir tout au plus à une trentaine d’immeubles additionnelles dans ce secteur.

On ne parle pas ici de développement à outrance.

Selon moi, l’obligation d’aménager et maintenir une importante surface végétalisée lorsque des travaux de construction seront entamés aura un impact significatif.

Les propriétaires auront plus de possibilités et nous agirons collectivement pour ne pas dégrader davantage notre lac.

Zonage – Lac Saint-Augustin Nord

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Suite à plusieurs interventions de citoyens, le conseil a entrepris une réflexion quant au zonage du secteur Lac Saint-Augustin Nord.

En juin dernier, les propriétaires touchés avaient été invités à une séance d’informations. Ceux qui le désiraient se sont inscrits à un registre, puis ils ont tous été contactés et/ou rencontrés par la ville pour analyser leur cas spécifique.

À la prochaine séance, soit mardi le 19 novembre, ce sera l’aboutissement de ce long processus.  Le Conseil présentera plusieurs règlements qui viendront modifier le plan d’urbanisme.

Vous pouvez consulter les différents projets de règlement en cliquant sur les liens ci-dessous:

Voici les points saillants:

  • La zone où est située le «Camping Juneau» conservera sa vocation;
  • Les dimensions minimales et les normes applicables de la zone où se retrouve la maison patrimoniale Jobin seront conservées;
  • Les dimensions minimales exigées des lots (autres que le camping et la maison Jobin) passeront de 4000m2 à 1250m2;
  • Une bande végétalisée minimale* devra «obligatoirement être aménagée et maintenue sur un terrain vacant ou construit pour lequel un permis de construction sera délivré lorsque les travaux viseront à construire nouveau bâtiment principal ou complémentaire ou à augmenter l’occupation  au sol d’un bâtiment existant».

    Nos services ont évalué que cette nouvelle réglementation «pourrait» aboutir tout au plus à une trentaine d’immeubles additionnelles dans ce secteur. On ne parle pas ici de développement à outrance.

    Selon moi, l’obligation d’aménager et maintenir une importante surface végétalisée lorsque des travaux de construction seront entamés aura un impact très significatif.

    Les propriétaires auront plus de possibilités et nous agirons collectivement pour ne pas dégrader d’avantage notre lac.

    *Une formule inscrite dans le règlement permet de calculer la surface minimale de cette bande végétalisée.

Il y a 372 ans…

Gouverneur de Montmagny

Source: Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures

«Le 18 septembre 1647, le gouverneur de Montmagny concéda à Jean Juchereau, sieur de Maure (Maur), une seigneurie le long du fleuve St-Laurent qui devint St-Augustin-de-Portneuf.

La seigneurie comprend « deux lieues et demie de front sur une lieue et demie de profondeur le long du Saint-Laurent au-delà de la rivière du Cap-Rouge »; bref, il s’agit d’un vaste territoire de 90 km2.

Pragmatiques, les premiers habitants s’installent principalement à partir de 1663  près de la principale voie de communication : le Saint-Laurent. Dix-sept Filles du Roy viennent s’y établir avec leurs maris. Même si l’année 1691 a été retenue par l’histoire comme étant celle de l’érection canonique de la paroisse, il n’existe aucun document pour le prouver. On estime qu’au moment de la construction d’une première chapelle en 1694, il y avait un noyau de 200 âmes. C’est le curé Pierre Auclair-Desnoyers (1713-1748) qui est le principal bâtisseur ; il fait construire au bord du fleuve une première église en pierre (1719-1723), autour de laquelle le premier village prend forme, animé par des artisans et des familles vivant essentiellement de l’agriculture.

Événement clé dans l’histoire de la municipalité : à la suite du décès tragique du quatrième seigneur, François Aubert de la Chesnaye, et de l’incapacité de sa veuve de rencontrer les obligations financières, la seigneurie est mise aux enchères. Les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec en deviennent propriétaires en 1734 au nom des « Pauvres ». Elles la conserveront jusqu’en 1868. Elles se réservent une terre qui devient le domaine des Pauvres, toujours visible dans le rang des Mines. Les revenus leur permettront de remplir leur mission auprès des pauvres de leur hôpital, à Québec.

Assumant avec rigueur leur responsabilité de « seigneur », les Augustines favorisent le développement de la seigneurie. Le meilleur exemple : leur volonté de faire fonctionner le moulin banal, outil indispensable à la vie quotidienne, construit là où la décharge du lac Saint-Augustin se jette dans le fleuve. Elles remettent le moulin à farine en marche en 1737, puis le rebâtissent après l’incendie de 1741. Elles font ensuite construire un canal de dérivation sur près de deux kilomètres, de la rivière du Cap-Rouge au lac Saint-Augustin, afin de réguler l’alimentation en eau du moulin à deux roues. Les Anglais brûlent l’édifice en 1760, mais qu’à cela ne tienne, un nouveau moulin en pierre de trois étages fonctionne déjà en 1762. Il demeure jusqu’en 1884, alors qu’il est à nouveau détruit par un incendie. Malheureusement, à la suite d’un glissement de terrain survenu en 1939, il n’en reste aucun vestige, seulement le souvenir de son emplacement à la décharge du lac Saint-Augustin, au bout du chemin y conduisant. Le décor invite à la rêverie et, avec un peu d’imagination, on peut entendre les pierres moudre le grain.

Nouvelle église, nouveau village

Avec la construction de routes donnant accès aux concessions plus éloignées du 1er Rang, la population de Saint-Augustin augmente rapidement, passant de 309 habitants en 1706 à 801 habitants en 1739, pour atteindre un pic surprenant de 1998 habitants en 1790.

S’étalant sur un vaste territoire, cette croissance engendre de nouvelles difficultés chez une population qui vit au rythme des saisons, du calendrier liturgique et des préceptes de l’Église catholique. L’église de l’Anse-à-Maheu, trop petite et en mauvais état (elle a été bombardée par les Anglais en 1759), se trouve bien loin des habitants des concessions plus au nord. Aussi ceux-ci décident-ils de bâtir une chapelle en 1804, avec l’idée de former une nouvelle paroisse. Mgr Plessis ordonne la construction d’une nouvelle église, mais sur une terre, propriété du curé, entre le 1er  et le 2e  Rang. Érigée dès 1809, elle est ouverte au culte en 1816. Les conséquences de cette décision forgeront les traits actuels de Saint-Augustin. En quelques décennies, le centre du village se déplace et s’établit autour de la nouvelle église, où se concentrent marchands et artisans. Autour du noyau paroissial, les habitants poursuivent la culture des terres et l’exploitation des forêts. Du premier village près du fleuve, il ne subsiste aujourd’hui que des vestiges et des plaques commémoratives. La nature y a cependant planté son décor pour toujours.

L’urbanisation gagne du terrain

Saint-Augustin-de-Desmaures est une municipalité essentiellement agricole jusqu’aux années 1960, moment où elle vit sa « révolution tranquille » : fermeture des écoles de rang, ouverture du Séminaire Saint-Augustin et de l’école Notre-Dame-de-Foy, adhésion à la Communauté urbaine de Québec en 1969, ouverture d’un parc industriel et premiers développements résidentiels au début des années 1970.

La création d’un parc industriel en 1971 et la construction de l’autoroute 40 en 1976, qui traverse le territoire d’est en ouest, modifient profondément l’aspect de la municipalité en mettant fin à l’activité de nombreuses petites exploitations agricoles.

Les années 1980 et 1990 voient un deuxième pôle résidentiel d’importance se développer au sud du lac Saint-Augustin. C’est ainsi que la population passe de 3000 à 18 000 habitants entre 1971 et 2009. Cet apport massif de population amène la mise en place et l’ajustement de nombreux services, allant de la bibliothèque à la sécurité, en passant par le transport en commun.

En un peu plus de 20 ans, le développement accéléré de Saint-Augustin-de-Desmaures lui a conféré un nouveau visage. La municipalité a dû trouver l’équilibre entre des pôles résidentiels offrant une qualité de vie satisfaisante, un secteur institutionnel comptant des maisons d’enseignement, une vocation récréative (grands espaces et proximité du fleuve obligent) ainsi qu’un secteur commercial et industriel, dont le parc regroupe 125 entreprises de fabrication, de services, de distribution et de recyclage. En 2002, la municipalité de Saint-Augustin-de- Desmaures est intégrée à un arrondissement de la ville de Québec dans la foulée des fusions municipales. Cependant, après un référendum tenu en 2004 sur le choix, entre le maintien de la fusion ou la défusion, les citoyens choisissent la reconstitution de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, le 1er  janvier 2006.»

Source: Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures