Pourquoi ne prolonge-t-on pas les rues du Charron ou des Artisans jusqu’à la route Tessier?

Les travaux actuellement en cours à l’intersection de la route 138 / Fossambault amènent des citoyens à se demander pourquoi la Ville ne prolonge pas les rues du Charron ou des Artisans vers la route Tessier, ou encore pourquoi elle ne crée pas une nouvelle voie reliant la route Racette à la route de Fossambault.

En réalité, la Ville a dû renoncer à ces projets puisque les terrains visés se trouvent en zone agricole protégée, et leur exclusion de cette zone s’est avérée impossible. Les plus récentes orientations gouvernementales (provinciales), ainsi que les derniers schémas d’aménagement adoptés par la Communauté métropolitaine de Québec et l’agglomération de Québec, ne permettent pas l’agrandissement du périmètre urbain augustinois, ce qui empêche par conséquent l’aménagement de nouvelles voies de contournement.

Gardons à l’esprit les raisons pour lesquelles les travaux à l’intersection sont actuellement réalisés : améliorer la fluidité de la circulation et réduire le nombre d’accidents — ce qui devrait notamment permettre une meilleure réponse en cas d’urgence, surtout compte tenu du peu d’alternatives disponibles.


Pourquoi notre ville ne peut-elle pas simplement décider où et comment se développer?

Plusieurs instances encadrent le développement d’une municipalité. C’est un véritable système en cascade, comparable à des poupées russes.

Le développement de notre territoire doit d’abord respecter notre plan d’urbanisme, qui est adopté par la municipalité. Ce plan doit être conforme au Schéma d’aménagement et de développement de l’agglomération de Québec (SAD), qui regroupe les villes liées (Québec, L’Ancienne-Lorette, Saint-Augustin-de-Desmaures).

Ce schéma d’agglomération, à son tour, doit respecter les grandes orientations du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD), adopté par la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) qui regroupe 28 municipalités, réparties en 4 MRC.

Finalement, l’ensemble de cette planification doit s’arrimer aux Orientations gouvernementales en matière d’aménagement du territoire (OGAT) établies par le gouvernement du Québec.

Une municipalité ne peut donc pas planifier son développement de façon complètement autonome. Elle fait partie d’un ensemble régional et provincial plus large, dans lequel les décisions doivent s’harmoniser pour assurer une cohérence territoriale, environnementale, sociale et économique.

C’est pourquoi les changements importants, notamment ceux liés au périmètre d’urbanisation, nécessitent des approbations à plusieurs niveaux.

Puisque les instances supérieures n’ont pas inclus les zones visées dans le périmètre d’urbanisation, la municipalité n’est pas autorisée à aller de l’avant avec le prolongement de routes.

Les déchets, ça va où ?

Ce soir, j’ai assisté à la consultation publique sur le projet de plan métropolitain de gestion des matières résiduelles (PMGMR) 2024-2031 révisé. Voir la présentation vidéo au bas complètement de cet article.

Le PMGMR est un plan stratégique qui vise à réduire la quantité de déchets produits, à encourager le recyclage et la récupération de matières, et à disposer des déchets restants de manière écologique.

Quelques statistiques

En 2019, un total de 958 296 tonnes de matières résiduelles a été généré sur le territoire de la Rive-Nord du territoire de la Communauté métropolitaine (27 municipalités, dont Saint-Augustin-de-Desmaures).

De ce nombre, presque la moitié (451 427 tonnes) a été éliminée, c’est-à-dire tout simplement détruite, incinérée et/ou enfouie.

De ces 451 270 tonnes…

  • Seulement 21,4% étaient considérées comme des déchets ultimes, soit non-réutilisables, non-recyclables ou non-compostables;
  • 37,4% étaient des matières organiques;
  • 20,4% étaient des résidus du secteur de la construction, rénovation et démolition;
  • 16,5% étaient des matières recyclables;
  • 4,4% étaient des résidus domestiques dangereux, encombrants, textiles et plastiques agricoles.

Objectif ultime

Le principal objectif est que «la seule matière résiduelle éliminée soit le résidu ultime, c’est-à-dire tout déchet qui ne peut être réutilisé, recyclé ou valorisé».

Des efforts importants doivent être entrepris pour y arriver et tous les secteurs doivent y contribuer (résidentiel / ICI – institutions, commerces, industries / CRD – construction, rénovation, démolition).

Orientations

Le plan de gestion des matières résiduelles propose six grandes orientations:

  1. Informer / sensibiliser (ex. campagne publicitaire «Ça va où?»);
  2. Lutter contre le gaspillage (ex. implantation d’emplacements dédiés au réemploi accessibles au public dans les écocentres);
  3. Favoriser / Améliorer l’accès au tri (ex. ajouter des points de dépôts pour disposer des matières à proximité des quartiers résidentiels et des entreprises);
  4. Soutenir / Favoriser la commercialisation et la consommation responsables (ex. encourager les lieux qui réparent des objets, mettre en valeur les meilleures pratiques dans les entreprises, dans les municipalités);
  5. Renforcer le transfert de connaissances (ex. créer un réseau de partage d’informations / d’expertise entre les municipalités, entreprises et citoyens);
  6. Soutenir le développement de l’économie circulaire (ex. créer / publiciser un répertoire des entreprises d’économie circulaire, implanter des recycleries de matériaux de construction, plus particulièrement le bois).

Consultations

Les citoyennes et citoyens ainsi que les organisations et entreprises du territoire ont été invités à prendre part aux différentes activités de consultations.

Vous pouvez d’ailleurs participer à l’une des deux séances prévues les 13 et 14 mars 2023. Cliquez sur ce lien.

On ne peut pas dire que le sujet a fait courir les foules, mais il n’en demeure pas moins que la collecte et le traitement des matières résiduelles sont des services de base essentiels:

  • qui ont des impacts financiers importants pour les municipalités;
  • qui représentent des défis logistiques et techniques de taille pour tous les secteurs d’activités;
  • et qu’une meilleure gestion de ceux-ci permettra de réduire la pollution du sol, de l’air, des eaux souterraines et de surface, tout en contribuant au développement social et économique.

Présentation du projet de PMGMR 2024-2031 révisé


Source: Communauté Métropolitaine de Québec

Conseil Local du Patrimoine (CLP)

Ce soir, j’ai été nommé président du Conseil Local du Patrimoine (CLP) et ma collègue Marie Josée Tardif, conseillère du district 6, a été nommée comme vice-présidente. Ces nominations sont pour une période de 2 ans.

Merci à nos collègues du Conseil pour leur appui.

J’ai créé une nouvelle rubrique où je regrouperai les articles sur le patrimoine augustinois:
yannicklebrasseur.com/patrimoine
.

L’icône créé pour cette rubrique représente la notion élargie du patrimoine: patrimoine bâti (les constructions), patrimoine paysager (les milieux), patrimoine culturel (les utilisations du territoire).


Conseil Local du Patrimoine (CLP)

Le CLP est un comité consultatif.

«Chaque CLP a pour fonction de donner son avis au conseil municipal sur les questions relatives à la protection et à la mise en valeur du patrimoine culturel par la municipalité.

Ce conseil doit aussi, entre autres, recevoir toute personne intéressée à se faire entendre au sujet des projets d’identification et de citation de la municipalité.

Le conseil municipal doit prendre l’avis du CLP avant, entre autres :

  • d’adopter ou d’abroger un règlement de citation ou d’identification;
  • d’adopter une résolution pour demander la désignation d’un paysage culturel patrimonial;
  • d’établir des orientations pour un bien patrimonial cité ou de le mettre à jour;
  • de délivrer ou de refuser une autorisation pour certaines interventions sur des biens patrimoniaux cités;
  • de poser des conditions s’ajoutant à la réglementation municipale pour certaines interventions relatives à des biens patrimoniaux cités;
  • d’accorder toute forme d’aide financière ou technique pour la connaissance, la protection, la transmission ou la mise en valeur d’un élément du patrimoine culturel ayant un statut en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.»

Source: Ministère de la Culture et des Communications