Co-investir

Le ministère de l’éducation, la Commission scolaire des Découvreurs et la Ville de Québec ont co-investi dans de nouvelles installations sportives à l’école secondaire Rochebelle qu’ils ont inauguré en février 2017.

Lisez un article sur le sujet en cliquant sur ce lien.

Extrait de l’article:

Cette collaboration a été soulignée à plusieurs reprises comme étant une pratique à privilégier lors de l’inauguration du complexe sportif.

« La Ville a maintenant l’intelligence de co-investir. Il faut arrêter de considérer les infrastructures comme appartenant qu’à la Ville. »

Affirmait le maire Labeaume.

« Être gestionnaires et visionnaires, c’est être capables de s’assurer que lorsqu’on investit dans une infrastructure publique, elle soit partagée par le plus de gens possible parce qu’à la fin, ce sera le même contribuable qui aura payé. »

Ajoutait le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx.

Rectification de certains propos qui circulent sur l’aide financière à l’école Laure-Gaudreault

1.
La tenue d’un registre de signatures pouvant menée à un référendum est une obligation légale (projet de loi 122). Depuis le 16 juin 2017, lorsqu’une ville conclut des ententes qui implique des sommes importantes comme dans le cas qui nous concerne, ces ententes doivent être «soumis à l’approbation des personnes habiles à voter».

2.
La majorité des élus ne souhaite pas de référendum et je suis convaincu que les augustinois approuvent «massivement» le projet.

3.
Le ministère de l’éducation a accordé une subvention de 3M$
au projet. La commission scolaire y investie 5M$.

4.
L’aide financière de 1,7M$ et la cession du terrain permettent à la
 Ville d’avoir un accès minimal et garanti aux gymnases et aux locaux: 30 heures de septembre à juin et de 60 heures durant la relâche estivale. Actuellement, la Ville n’a aucun gymnase.

5.
415 élèves (secondaires 1 à 5) fréquentent Laure-Gaudreault. Les districts 1, 2 et 3 sont approximativement également représentés parmi la clientèle étudiante (environ 30% chacun) et 5 à 10 % proviennent des districts 4, 5 et 6.

6.
Il peut être économiquement avantageux de conclure de bonnes ententes avec des partenaires locaux
, tel que la Commission scolaire des Découvreurs.

Les co-investissements se font ailleurs.

Voici 5 exemples:
Ville de Québec et l’École Rochebelle;
Ville de Québec et nouveau gymnase à l’école primaire des Écrivains;
Ville de Lévis et l’école Notre-Dame-d’Etchemin;
Ville de Saint-Constant et l’école Jacques-Leber;
Ville de Saint-Basile et l’école de la Mosaïque.

Mise au point du Maire: École Les Pionniers

« Bonjour,

Dans le dossier de l’agrandissement du pavillon Laure-Gaudreault à Saint-Augustin-de-Desmaures, la Ville confirme que dès que nous aurons un protocole d’utilisation conjointe des locaux acceptable non seulement pour la clientèle scolaire (ce qui va de soi), mais aussi pour les citoyens qui paient, la somme de 1,7 M$ pourra être versée et le terrain cédé à la commission scolaire.

L’engagement de la Ville a toujours été conditionnel à la ratification d’un tel protocole au préalable, ce que nous n’avons toujours pas. Il fut une époque à Saint-Augustin-de-Desmaures où les choses se faisaient autrement, voire n’importe comment. Cette ère est révolue.

Par ailleurs, les membres du conseil municipal se réjouissent de la mobilisation des parents et élèves dans ce dossier qui devrait, souhaitons-le, contribuer à ce que ce dossier se règle rapidement.

Salutations,

Sylvain Juneau, Maire »

Budget 2019

Faits Saillants

« Maintien du plan 2018-2023 de remboursement de la dette. »

  • Augmentation de 3,2% du compte de taxes moyen des résidences et des industries:
    1. Taux de base : 1,7 % (inflation constatée le 31 octobre 2018);
    2. Taxe spéciale affectée au remboursement de la dette : 1,5%.
  • Allègement du fardeau fiscal des petits commerces de proximité par l’ajout d’une nouvelle catégorie de taxation («moins de 250 000$ / plus de 250 000$»);
  • Augmentation prévue de 3,4 % en 2020-2021-2022-2023;
  • Réduction des dépenses de fonctionnement de 2,2 millions $;
  • Baisse constatée des quotes-parts de 200 000$;
  • Stratégie de paiement au comptant des immobilisations;
  • La vente d’actif (ex. terrains du parc industriel) n’est plus considérée dans la colonne des revenus;
  • Affecter au remboursement de la dette (ou au paiement au comptant d’immobilisations):
    1. Tous les revenus tirés des ventes de terrains industriels;
    2. Tous les surplus;
    3. Tous les gains potentiels dans le litige avec l’agglomération.

Investissements planifiés dans le programme quinquennal d’immobilisations (46,9 millions $)* :

  • 2019 : 12,4 millions $;
  • 2020 : 7,9 millions $;
  • 2021 : 5,9 millions $;
  • 2022 : 8,7 millions $;
  • 2023 : 12 millions $.

*Immobilisations : Construction / entretien des routes, bâtiments, parcs, etc.

Projection de l’endettement :

  • 2018 : 87,9 millions $ / Taux d’endettement (TE) = 257 %;
  • 2019 : 77,3 millions $ / TE = 231%;
  • 2020 : 64,3 millions $ / TE = 181%;
  • 2021 : 59,3millions $ / TE = 158%;
  • 2022 : 53,4 millions $ / TE = 136%;
  • 2023 : 47,1 millions $ / TE = 113%.

Visionner la séance et consulter le document de présentation du budget en cliquant ici.

Retour au travail… ma réaction au rapport du MAMOT

Plusieurs d’entre nous retournent au travail.
Bon retour!
D’autres chanceux continueront de profiter de cet incroyable été…

La prochaine séance publique du conseil est mardi le 28 août, mais les membres du conseil reprennent toutefois le boulot en pléniers politiques dès demain.

Le 17 juillet dernier, le MAMOT a enfin déposé le rapport de vérification demandé en 2015 par le maire Juneau. Vous pouvez le consulter en cliquant ici!

Ce rapport est sans portée légale et sans sanction. Quoique selon moi incomplet, il confirme néanmoins de nombreuses irrégularités1. Bien qu’il fut déposé tardivement, il était important d’en connaître les conclusions. Nous travaillons maintenant à corriger la situation et à appliquer les 21 recommandations (cliquer ici pour les consulter). Celles-ci pourraient se résumer ainsi: communiquer, consulter, évaluer, gérer, se remettre en question, respecter les règles et les lois!

Le ministre Coiteux a indiqué que l’unité permanente anticorruption (UPAC) avait été mise au courant et avait reçu les documents (article du JDQ ici).

Pour ma part, si elle se présente, mon appui à une option judiciaire n’est pas totalement écartée, mais il y a des coûts importants à considérer dans des poursuites et le rationnel l’emportera sur l’émotionnel.

Nous entendrons encore parler de l’équipe Corriveau, car nos choix et décisions seront contraints pour plusieurs années, voire une décennie.

Je serai imputable de mes bons et mauvais coups, mais je ne désire aucunement porter le blâme de mes prédécesseurs.

Ceci étant dit, les changements sont amorcés et j’ai confiance en l’avenir. Tout est mis en oeuvre pour redresser les finances et la gestion de notre Ville.


  1. Irrégularités constatées: Permis de construction délivrés sans entente préalable, utilisation de sommes de règlements d’emprunt pour payer des dépenses non autorisées, fractionnements de contrats injustifiés, utilisation inadéquate des exceptions prévues par la loi pour octroyer des contrats de gré à gré, non-respect de la «Politique de gestion contractuelle», manque d’estimations pour les contrats octroyés, projets lancés sans évaluation préalable des besoins, déficiences dans le suivi des projets, opérations non-gérées en conformité avec la réglementation applicable et selon les bonnes pratiques en vigueur.

Bilan des 3 derniers jours aux #Assises2018 de l’UMQ

Mon collègue Jean Simard et moi même avons participé mercredi, jeudi et vendredi derniers aux Assises Annuelles 2018 de l’Union des Municipalités du Québec.

Bien sûr, il y a des coûts pour envoyer des déléguer des membres de la Ville à ce congrès:

  • Inscription = 895$ / personne;
  • Hôtel = 770$ / personne;
  • Repas, taxis et stationnement = 185$ / personne;
  • Essence = 60$ pour les 2 participants = 30$ / personne.

Au total, 1880$ / personne pour les 3 jours (compte de dépenses – cliquez ici).

À quoi ça sert?  Pourquoi participer à cet évènement?

D’abord et avant-tout, c’est une activité de réseautage.  Jean et moi avons été en mesure d’établir des contacts avec M. Lehouiller maire de Lévis, Mme Néron mairesse de Saguenay, M. Bussière conseiller ind. de Québec, M. Corbeil maire de Val d’Or, M. Porlier maire de Sept-Îles, les délégations complètes de Trois-Rivières et Gatineau, des conseillers de Lac Etchemin, Magog, Thurso, Alma, Amos, Repentigny, Lévis, des fonctionnaires de Montréal, Chateauguay, Beauharnois, Beloeil, Saint-Léonard, etc.

En discutant avec nos pairs, on comprend rapidement que plusieurs de nos défis à St-Augustin-de-Desmaures se vivent un peu partout au Québec et en échangeant avec des gens qui ont passé par là, nous avons pu partager des idées, des conseils et peut-être des pistes de solutions.

En autre, une municipalité a procédé récemment à l’inauguration d’un complexe sportif très semblable à ce que nous voulons construire.  Les exposants nous offrent toute leur documentation de projet de A à Z.  5-6 gros cartables de documents.  Ils ont déjà échangé avec 2 villes voisines.  Ceci leur permettra d’économiser 1,2M$ de dollars puisque les erreurs ou oublis initiaux ne seront pas reproduits.

En visitant le salons des exposants et des projets finalistes au gala des municipalités, nous avons reçu une quantité importante d’informations sur des sujets actuels et discutés en campagne:

  • Plusieurs concepts simples et intéressants sur le thème de la sécurité routière;
  • Aménagements/Réaménagements des parcs et outils de promotion des activités sportives/loisirs/culturels;
  • Partage exhaustif d’informations pour la construction d’infrastructures sportives;
  • Projet d’accompagnement pour aider les associations bénévoles qui manquent de relève.

Au programme, nous avions aussi d’autres activités:

    • Atelier politique: Combien vaut un élu municipal?
    • Atelier politique: Se faire allier de la jeunesse formule gagnante;
    • Débat politique : Discussion avec les chefs des partis politiques;
    • Caucus d’affinité: Caucus des municipalités locales;
    • Forum: Élections 2018 – la plateforme municipale;
    • Déjeuner Conférence des délégués: Discours de Martin Coiteux, ministre des affaires municipales;
    • AGA de l’UMQ;
    • Soirée Gala: Souper et remise de aux projets innovants des municipalités finalistes.

Nous sommes très conscients de notre situation financière et je vous rassure que nous ne partirons pas «en peur», mais nous disposerons de plus de connaissances le moment venu.

Repavage sur la rue Abadie

En début de saison, la ville effectuera du repavage sur plusieurs rues.  C’est un investissement de 2M$ qui cible les secteurs les plus prioritaires (3e Rang, Ratté, Delisle, de la Desserte, de l’Hêtrière, Chemin de la Butte, de la Grand-Voile, Route 138, Rang des Mines, Nautique, Abadie).

Donc dans le district 3, pour cette première phase, il y aura un chantier de construction sur la rue Abadie.

Soyez vigilants et respectez la signalisation!

Articles sur la démolition annoncée du CCJMR

(Crédit Photo: L’appel et Le Devoir)

Quelques articles ont été publiés ces derniers jours à propos de la démolition annoncée du Centre Communautaire Jean-Marie-Roy.

Les auteurs de ces articles ont un ton accusateur :
« La ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, de par son nouveau conseil, serait destructrice du patrimoine et de l’œuvre architecturale de Jean-Marie-Roy. »

D’abord, je respecte le travail important accompli par M. Jean-Marie Roy.  Il était un architecte reconnu par ses pairs, « ses productions sont qualifiées d’avant-gardistes et il a reçu à peu près tous les honneurs dans son domaine.

Le catalogue de M. Roy compte des dizaines et des dizaines d’édifices.  Il a construit pour des écoles, des centres de recherche, des centres médicaux, des immeubles à bureaux, des concessionnaires automobiles, des caisses populaires, des hauts lieux de la finance, des couvents, des presbytères et des églises, toute une gamme de bâtiments religieux.

Les travaux de M. Roy sur les campus intercommunautaires de Saint-Augustin auraient permis à asseoir sa renommée au milieu des années 1960.  À l’époque, il a donné une cohérence à un ensemble de 20 bâtiments en les intégrant dans le paysage, en imposant des toits plats, l’utilisation du béton blanc et les bâtiments sur pilotis. »  (Source: Le Devoir)

Ces dernières années, le secteur des campus intercommunautaires a subi des transformations majeures.  En particulier sur les rues Lionel-Groulx et Saint-Félix.  Plusieurs bâtiments faisant partie de cet ensemble ont été démolis et des promoteurs privés ont construit des tours d’habitation.

À l’ère Corriveau, les levées de bouclier ont été plutôt timides.  Aujourd’hui, lorsque l’on s’apprête à démolir un bâtiment qui a été négligé par les ex-propriétaires et ensuite par l’ancien conseil, voilà que des voix s’élèvent jusqu’à me comparer à un terroriste détruisant le patrimoine de l’Unesco.  Ceci est très malhonnête.

Il faut rappeler que l’œuvre de Jean-Marie Roy et le patrimoine de SAD sont déjà en partie préservés par l’institution privée qu’est le CNDF qui est maintenant protégé, d’autant plus que la vocation initiale des bâtiments, l’enseignement, ne se trouve pas altérée.

En 2009, la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a acquis le bâtiment du centre communautaire Jean-Marie-Roy (CCJMR):

  • Sans rapport d’inspection sur son état réel;
  • Sans étude de coûts de transformation de vocation;
  • Sans aucune analyse des besoins;
  • Sans connaître les coûts d’opération;
  • Sans plan d’urbanisme.

En 2009, le coût d’acquisition du bâtiment et du terrain était de 3,4 M$.  Des travaux de mise à niveau et de conversion intérieure du bâtiment ont été ensuite réalisés (sous-sol et au rez-de-chaussée) entre 2009 et 2015 et ont déjà nécessité des déboursés de 15 M$.

Maintenant, pour compléter les travaux amorcés, selon les plus récentes expertises d’architectes externes, il en coûterait plus de 25 M$, car voici l’état actuel du bâtiment :

  • Des corrections immédiates de 1,2M$ sont requises pour répondre à une vingtaine de non-conformités relevée par la régie du bâtiment du Québec;
  • La salle de spectacle rénovée à grands frais est fermée due à la possibilité d’exposition à des particules d’amiante non-sécurisées;
  • Le toit n’est pas étanche et doit être refait complètement dû au double toit qui ne rencontre pas les normes;
  • L’isolation est inadéquate et l’usage de nouveaux matériaux éco énergétiques seront requis;
  • Tous les panneaux de fibro-ciments blancs des murs extérieurs sont à changer et leur concept de support en porte à faux datant de la construction est à repenser.  Les barres plates en acier qui retiennent ces panneaux sont corrodées et les panneaux risquent de tomber;
  • Les fenêtres sont toutes à changer;
  • La structure est à mettre aux normes sismiques d’aujourd’hui;
  • L’amiante et d’autres matières dangereuses (ex. plomb dans la peinture) doivent être enlevées et détruites;
  • Les locaux inutilisés de deux étages complets sont à mettre à terre, à reconfigurer, à réaménager, selon des besoins inconnus ou inexistants et tout l’électricité, le chauffage, la plomberie, la ventilation, les gicleurs, etc. de ceux-ci est à faire.

Que reste-t-il de patrimoniale une fois tous ces travaux effectués?

Selon une firme comptable reconnue, le maintien des opérations (frais de fonctionnement) du CCJMR impliquerait des déboursés de plus de 60 M$ sur 20 ans.

La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, et ses citoyens, n’ont pas cette capacité financière.

Saint-Augustin-de-Desmaures est au prise avec une dette de 104 M$.  Son taux d’endettement est de 305%.  En 2018, c’est près du tiers du budget de proximité qui est affecté au service de la dette (en paiements sur les emprunts – capital et intérêts).  Les taux de taxation de Saint-Augustin-de-Desmaures sont les plus élevés de la région de Québec. Dû à un mécanisme de calcul de la quote-part d’agglomération inéquitable, notre développement est contraint.

Depuis le 5 novembre dernier, une nouvelle gouvernance est en place à Saint-Augustin-de-Desmaures.  Le dossier du CCJMR a été mainte fois débattu.

L’inconscience politique des 10 dernières années fait maintenant place à une prise en main collective. Les Augustinois ont clairement exprimé leurs attentes envers leurs élus. La Ville doit répondre à ses obligations en prenant des décisions réfléchies, centrées sur les besoins des citoyens et tournées vers l’avenir.  Les récentes décisions de démolir le CCJMR et de maintenir des infrastructures dans le secteur est de la ville vont en ce sens.

Yannick LeBrasseur
Conseiller municipal du district 3 de Saint-Augustin-de-Desmaures