Inflation, hausse des taux d’intérêts et finances de la Ville

Extrait du mot du maire – MIM Mai 2022

« […]

Au cours des dernières semaines, la Banque du Canada a haussé son taux directeur de près de 1%, ce qu’on n’avait pas vu depuis des années. Et selon les spécialistes, cette hausse n’est qu’un avant-goût de nouvelles fortes hausses à venir dans les prochains mois. La banque centrale souhaite ainsi ramener l’inflation à une cible de 2%, alors que l’on mesure plutôt actuellement, via l’Indice des prix à la consommation (IPC), une inflation de près de 6%.

Le taux directeur est le taux d’intérêt sur lequel se basent les différentes institutions financières pour prêter des fonds sur les marchés financiers. Lorsque la banque centrale hausse le taux directeur, les taux d’intérêt pour les prêts hypothécaires, cartes de crédit et autres prêts grimpent eux aussi. Ce faisant, on décourage la consommation, il y a moins d’emprunts qui se réalisent et la tendance à l’épargne augmente. C’est cette diminution des dépenses qui est recherchée par la banque centrale et qui viendra, normalement, relâcher la pression inflationniste et ramener l’IPC autour de 2%. Cela dit, si ce mécanisme économique fonctionne et a largement fait ses preuves, il demande du temps. Beaucoup de temps. Selon les experts, il faudra facilement un an ou deux avant de constater un effet suffisant des interventions de la Banque du Canada sur l’inflation pour un retour à la cible de 2%.

Dans l’intervalle, la Ville subit les mêmes contrecoups financiers que tout le monde. Les dépenses de fonctionnement augmentent puisque tout coûte plus cher, incluant le financement de nos emprunts, les taux d’intérêt étant à la hausse. La bonne nouvelle, c’est que nous avons de l’argent de côté pour faire face à la situation. Et que par ailleurs, les taux d’intérêt augmentent aussi (dans une moindre mesure) pour l’épargne. Les sommes engrangées via les surplus réalisés au cours des dernières années, notamment par les ventes de plusieurs dizaines de M$ de terrains industriels et le gain en cour contre l’Agglomération, totalisent près de 90 M$. Ainsi, non seulement ces épargnes des sept dernières années rapporteront un peu plus en intérêts, mais surtout, elles nous permettent d’envisager l’avenir du point de vue financier sans crainte. Aucune mauvaise surprise en vue.

Ainsi, malgré la turbulence économique que l’on connait, les dépenses prévues de l’ordre de 89 M$ en immobilisation (entretien et mise à niveau des infrastructures) au Plan quinquennal pourront être maintenues et payées comptant, l’engagement pris de geler les taxes et les divers tarifs pour toute la durée du mandat pourra être respecté, et ce, tout en maintenant notre programme de remboursement accéléré de la dette. Cette volonté quant au remboursement de la dette est aujourd’hui d’autant plus pertinente, sachant que les quelque 2 M$ versés annuellement en intérêts aux banquiers en pure perte pour financer ladite dette iront en augmentant de façon vertigineuse si on ne finit pas de la rembourser rapidement.

Gouvernance et gestion avisées auront marqué le passé récent de Saint-Augustin-de-Desmaures. On retiendra que le fait d’avoir gardé la tête froide et misé sur la prudence aura été le bon choix. La Ville est aujourd’hui solidement outillée pour faire face aux perturbations économiques que nous vivons, et ce, sans être déstabilisée.

Sylvain Juneau, Maire

[…] »

«Extinction complète de la dette à Saint-Augustin-de-Desmaures – Un objectif souhaitable et réaliste»

Aujourd’hui, le maire a transmis le texte ci-dessous aux différents médias.

Je partage le même objectif. M. Juneau peut d’ores et déjà compter sur mon appui.


«Bonjour,

Considérant le contexte économique qui prévaut, l’extinction complète de la dette à l’ensemble de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures devient un objectif plus que souhaitable et il est réaliste.

Le compte de taxes 2022 des Augustinois a été amputé de près de 8 % pour toutes les catégories d’immeubles et les projections à moyen terme sont à l’effet de geler le tout pour les années à venir. Ce faisant, à moyen terme, le compte de taxes augustinois, encore fort élevé, sera ramené dans la moyenne régionale, surtout considérant l’inflation que l’on connait actuellement et qui se maintiendra vraisemblablement quelques années.

Il est prévu de continuer à payer toutes les dépenses en immobilisations comptants et de maintenir nos remboursements anticipés de la dette. Cette dernière a été rabattue de plusieurs dizaines de millions de dollars au cours des dernières années, tout en maintenant des investissements importants dans nos infrastructures (routes, bâtiments et autres). L’argent ainsi dégagé, en ayant de moins en moins de capital et d’intérêts à verser chaque année, permet notamment de continuer de payer nos immobilisations sans emprunter et donc de ne pas venir regonfler notre dette, afin de la ramener à un niveau dit « acceptable ».

Cela dit, la prévisible envolée des taux d’intérêts due à la forte inflation que l’on connaît force la réflexion sur ce qu’il convient de qualifier « d’acceptable » comme niveau d’endettement. Dans un contexte inflationniste tel que celui qui prévaut, il y a en effet lieu de remettre en question la règle du pouce qui consiste à viser une dette équivalente à notre budget de proximité (près de 35 M$ à Saint-Augustin-de-Desmaures).

Actuellement, les intérêts payés annuellement par la Ville sur la dette s’élèvent à près de 2 M$. Or, si les taux d’intérêts augmentent de façon significative comme le prévoient les experts, même en remboursant du capital de façon importante, le montant versé en intérêts ne diminuera pas proportionnellement et pourrait même se maintenir autour de 2 M$/année. Je l’ai déjà indiqué et je le réitère, il est aberrant d’envoyer ainsi des millions de dollars dans les poches des banquiers. Il s’agit des taxes versées par des milliers d’Augustinois, en pure perte. Il y a de quoi être interpellé.

Cette idée qu’il soit normal, voire souhaitable, qu’une Ville de la taille de la nôtre soit ainsi endettée procède d’une complaisance trop répandue qui ouvre, par ailleurs, la porte à de potentielles dérives inacceptables. Du déjà vu à Saint-Augustin-de-Desmaures, faut-il le rappeler. La meilleure des dettes est celle qu’on a fini de rembourser.

La situation financière s’est grandement améliorée à Saint-Augustin-de-Desmaures, mais nous devons encore vivre avec un lourd passif, hérité d’une gouvernance passée laxiste et irréfléchie, pour dire le moins. À titre d’exemples, la Ville traîne toujours des dettes respectives de près de 4 et 6 M$ sur l’Aréna Activital et le centre communautaire Jean-Marie-Roy, aujourd’hui tous deux démolis!

Sachez donc que pour les années à venir, en respectant les projections de gel du compte de taxes pour minimalement la durée du présent mandat, j’entends garder le cap dans la gouvernance financière de la Ville et prôner des mesures menant à moyen terme à l’extinction complète de la dette à l’ensemble de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures.

Salutations.

Sylvain Juneau, Maire de Saint-Augustin-de-Desmaures»

«L’argent ne pousse pas dans les arbres»

J’appuie à 100% le texte ci-dessous.

Extrait de l’infolettre du Maire sortant Sylvain Juneau.

«SÉCURITÉ FINANCIÈRE: PRUDENCE ET RIGUEUR – Dans quelques jours vous aurez à décider du type de gouvernance que vous souhaitez pour les quatre prochaine années à Saint-Augustin-de-Desmaures, notamment eu égard aux finances. Mon approche en est une de prudence et de rigueur, basée sur le bon sens et la recherche de la sécurité financière. Ne comptez pas sur moi pour vous raconter des histoires dignes du monde des licornes; l’argent ne pousse hélas pas dans les arbres. Je ne dilapiderai donc pas nos économies collectives en vous promettant des baisses faramineuses de taxes pour ensuite être contraint de les hausser vertigineusement sans crier gare. On a déjà collectivement joué dans ce mauvais film. Depuis six ans, je vous donne l’heure juste et je vais continuer de le faire.

Le gel du compte de taxes pour l’année 2021 et les projections en ce sens pour les années à venir votés par le conseil municipal en décembre dernier constituent un signal clair que le redressement des finances de la Ville est sur la bonne voie, et ce, même s’il reste encore du chemin à parcourir. Considérant le fait que le coût de la vie augmente constamment, un gel du compte pendant quelques années chez nous fera en sorte de ramener le niveau de taxation des Augustinois dans la moyenne régionale. C’est d’autant plus vrai que de l’avis unanime des experts, l’Indice des prix à la consommation ira en forte croissance à court et moyen terme.

Il sera tout de même permis au conseil municipal d’envisager à court terme l’élimination de la surtaxe dédiée à la dette, laquelle est de près de 4%, sans compromettre la viabilité de notre cadre financier. Consultez votre compte de taxes, une ligne est spécifiquement dédiée à cette surtaxe. Le compte de taxe amputé de près de 4% dès 2022 serait ensuite gelé pour les années subséquentes. C’est l’approche que j’entends prôner.

Le cadre financier sur cinq ans adopté en même temps que le budget 2021 prévoit, en plus des dépenses habituelles de fonctionnement, le maintien du programme intensif de remboursement de la dette publique et d’importants investissements en immobilisation payés comptant (près de 10 M$/année). En procédant ainsi, on s’assure que le redressement financier en cours ne se fasse pas au détriment de la qualité de nos infrastructures municipales. Autrement, à terme, on ne serait pas gagnants puisqu’il faudrait emprunter massivement pour remettre en état ce qui aurait été négligé.

Le fait de rembourser de plus en plus notre dette tout en en maintenant le niveau de taxation (gel) permet de dégager chaque année de plus en plus d’argent en ayant de moins en moins de capital et d’intérêts à verser. L’argent rendu disponible permet notamment de continuer à payer nos immobilisations sans réemprunter, mais aussi de rembourser notre dette encore plus rapidement. Les résultats sont significatifs et exponentiels. Il importe donc de ne rien relâcher. Notre niveau d’endettement est encore très élevé.

Les intérêts seulement coûtent actuellement près de 2 M$ annuellement à la Ville et les experts prévoient unanimement des hausses de taux importantes d’ici peu. Raison de plus pour rembourser et ne pas réemprunter. Depuis 2017, Saint-Augustin-de-Desmaures a versé EN INTÉRÊTS aux banques un total de près de 13 M$!

Il importe d’avoir une vue d’ensemble et de faire des projections qui vont plus loin que l’année à venir pour que l’opération soit un succès à long terme et ainsi assurer la stabilité et la sécurité financière de la Ville. L’inverse a été démontré de façon tristement éloquente pendant les dix ans de gouvernance à courte vue qui ont suivi la défusion de Saint-Augustin-de-Desmaures. Il faut donc que les sommes disponibles soient affectées à bon escient au cours des années à venir, avec jugement et en évitant de s’emballer dans de grandioses projets ou encore en faisant des promesses de baisses de taxes majeures qui impliquent inéluctablement un retour vers l’endettement coûteux.

Après tout le chemin parcouru, prudence et rigueur sont de mise pour assurer aux Augustinois un retour à la santé financière de leur Ville. Il faut garder le cap, pour un avenir stable et prévisible.

Sylvain Juneau, Candidat à la mairie.»

🏷 Élections 2021

Québec condamnée à rembourser plus de 20 millions à Saint-Augustin-de-Desmaures

«C’est évidemment là une excellente nouvelle qu’il convient d’apprécier dans son contexte.»

Point de vue du Maire Sylvain Juneau

«Le procès portait sur ce qui constitue ou pas des dépenses devant être imputées à l’agglomération et conséquemment être payées en partie par les villes liées. Le jugement récemment confirmé apporte un éclairage certain qui, souhaitons-le, contribuera à ce que soit mieux défini le partage des dépenses. Cela dit, malgré ce jugement, la mécanique de calcul de la quotepart demeure quant à elle inchangée puisque le procès ne portait nullement sur cet aspect.

Ainsi, les villes liées se voient facturée une part des dépenses d’agglomération non pas en fonction de la quantité de services rendus mais bien en fonction de leurs poids relatifs en valeur foncière. Plus la valeur foncière d’une ville liée est grande, plus sa part à payer du budget d’agglomération est grande. Or, il appert qu’il n’y a pas de correspondance directe entre une augmentation de ladite valeur foncière et la quantité de services consommée. Par exemple, la récente révision du rôle d’évaluation fait en sorte que du jour au lendemain, le poids relatif de Saint-Augustin-de-Desmaures au sein de l’agglomération a bondi de près de 0,4% en raison de la seule hausse globale de notre valeur foncière par rapport à celle de l’ensemble de l’agglomération de Québec, alors que nous n’utilisons évidemment pas plus de services que la veille. Moins d’un demi-pourcent peut sembler minime, mais considérant que le budget de l’agglomération est de l’ordre de 750 millions de dollars, l’impact chez-nous pourrait se traduire en une hausse de près de 3 millions de dollars de notre quotepart…

L’entente que j’avais négociée en 2016 avec la ville centre venait éliminer cette mécanique de calcul hautement pénalisante pour Saint-Augustin-de-Desmaures en gelant notre quotepart et en l’indexant annuellement. Les conseillers membres du parti Horizon Saint-Augustin-Équipe Marcel Corriveau ont à l’époque fait avorter cette entente en usant de stratagèmes pour le moins douteux. À la suite de la récente décision de la Cour d’appel, la semaine dernière, ils se sont permis une fanfaronnade dans ces pages, d’où la présente lettre.

Heureusement que nous avons eu gain de cause en appel! L’argent qui nous sera remboursé permettra d’éponger les hausses de quotepart passées et, pour un certain temps, celles, substantielles, à venir. Autrement, le fiasco aurait carrément été un désastre.

La mécanique de calcul de la quotepart est sans contredit à revoir. Maintenant que le procès est terminé, il faudra reprendre la négociation d’une nouvelle façon de faire. Les discussions en ce sens sont déjà amorcées.

Ces gens du parti Horizon Saint-Augustin-Équipe Marcel Corriveau auront cruellement manqué de vison dans la gouvernance de notre Ville pendant plus de 10 ans après les défusions et nous auront plongés dans un bourbier financier et administratif dont nous sommes lentement mais sûrement en train de nous extirper, fort heureusement. Le fait d’avoir fait avorter l’entente de 2016 n’est qu’un exemple parmi d’autres que l’Histoire retiendra des errements, toujours unanimes, des membres de ce parti politique. Le ministère des Affaires municipales a publié en 2018 un rapport accablant au sujet de leur gouvernance après trois ans d’une enquête que j’avais demandée en 2015 (le tout est maintenant entre les mains de l’UPAC). Ce même ministère a aussi statué qu’ils devaient rembourser des salaires qu’ils s’étaient octroyés en contravention avec la loi, faut-il le rappeler.

Les membres du parti Horizon Saint-Augustin-Équipe Marcel Corriveau étaient-ils totalement insouciants ou ils ont agi sciemment? Quelle que soit la réponse, c’est épouvantable et, disons-le, franchement écœurant. Les Augustinois ont été tenus dans l’ignorance et bernés par ces gens pendant des années et, ligne de parti oblige, aucun de ces élus ne s’est levé pour dénoncer quoi que ce soit. Alors qu’ils sortent aujourd’hui de leur retraite pour jouer aux donneurs de leçons avec un tel bilan en poche, cela procède de l’outrecuidant culot, voire de l’inconscience. Et que dire du fait que certaines de ces personnes grenouillent toujours et appuient ouvertement la formation d’un nouveau (!) parti politique à Saint-Augustin-de-Desmaures? Ouf…

Sylvain Juneau, Maire»


Articles sur le sujet

Historique du litige de la quote-part à partir de 2009

Mécanique de calcul de la quote-part

Rectification des faits – Entente négociée (2015-2016)

Mot du Maire Septembre 2021

«De l’époque des défusions à 2015, la gouvernance de notre Ville a été tel que nous nous sommes retrouvés en situation financière périlleuse. En moins d’une dizaine d’années, de multiples règlements d’emprunts tantôt irréfléchis, tantôt illégaux, ont précarisé de façon majeure l’état de nos finances. La Ville s’est à l’époque comportée comme si la disponibilité des fonds publics était infinie et a usé de son pouvoir d’emprunt sans considérer que tout ce qui est emprunté doit un jour être remboursé. Et que dans l’intervalle, des intérêts substantiels doivent être versés aux banques, et ce, année après année. En pure perte.

Le tableau suivant présente les intérêts versés annuellement depuis 2017 aux banques par Saint-Augustin-de-Desmaures sur le capital emprunté. Un total de près de 13 M$ en seulement 5 ans.

Il faudra encore plusieurs années d’une gouvernance responsable et rigoureuse pour replacer totalement la Ville sur les rails du point de vue financier. Les orientations prises dès 2017 par le conseil municipal ont permis d’amorcer un vigoureux redressement en s’attaquant au remboursement de la dette tout en maintenant des investissements importants dans les infrastructures (routes, bâtiments, parcs et autres) sans emprunter, en les payant systématiquement comptant à même les surplus tirés principalement des ventes de terrains industriels.

Le fait de ne plus emprunter, tout en intensifiant les remboursements, a depuis 2017 permis de rabattre notre dette de plusieurs dizaines de millions de dollars. Le graphique suivant présente l’évolution à la baisse de la dette de Saint-Augustin-de-Desmaures depuis 2017.

En maintenant le niveau de taxation, cette façon de procéder permet de dégager chaque année de plus en plus d’argent en ayant de moins en moins de capital et d’intérêts à verser. L’argent ainsi rendu disponible permet notamment de continuer à payer nos immobilisations sans emprunter, mais aussi de rembourser notre dette encore plus rapidement. Les résultats sont significatifs et exponentiels. Les bénéfices allant en s’accentuant, nous en sommes au moment où l’opération est la plus efficace. Les résultats sont là pour le démontrer. Il importe donc de ne rien relâcher. Notre niveau d’endettement est encore très élevé et une éventuelle flambée des taux d’intérêt serait hautement dommageable. Il faut continuer à rembourser tout ce que nous pouvons afin de cesser de verser chaque année aux banquiers des intérêts à coup de millions de $. Cet argent doit demeurer chez nous.

L’objectif n’est pas encore atteint, il reste du chemin à faire, mais nous sommes définitivement sur la bonne voie et les orientations prises par votre conseil municipal au cours des dernières années et les prochaines via les projections à long terme adoptées lors du dernier budget sont les bonnes et… totalement dans VOTRE intérêt!

« Les intérêts courent, même la nuit. » Proverbe indien

Sylvain Juneau, Maire»

Source: MIM Septembre 2021


En tant que conseiller indépendant sortant, je suis entièrement en accord avec le texte du maire. Au cours du prochain mandat, j’ai d’ailleurs pris l’engagement de continuer d’appuyer le plan de redressement financier amorcé en 2015. Consultez mon article sur le sujet en cliquant sur ce lien:

🏷 Élections 2021

Le 5 novembre !

Ma dernière pub de campagne l’an dernier…

Il y a un an, vous avez été appelé à exercer votre droit de vote pour élire un nouveau Conseil.

Dans mon cas, c’était l’aboutissement d’une campagne qui avait débuté quelques mois auparavant, mais surtout d’une passion et d’un parcours personnel qui me menait inévitablement à faire un jour de la politique.

Il faut dire que je suis «passé» par un fil, avec seulement 11 voix de majorité. La soirée électorale n’était pas de tout repos. J’ai tiré de l’arrière jusqu’à la toute fin, mais l’écart se rétrécissait, et puis le résultat de la dernière boîte de scrutin fut connu!

Cette faible majorité nous a tenu en haleine une semaine de plus, jusqu’au recomptage, et puis voilà, je pouvais m’investir dans ce nouveau défi et rejoindre mes collègues déjà confirmés.

Quel défi!

La confiance est à rebâtir, une nouvelle gouvernance doit s’imposer et il y une obligation de résultats vis-à-vis les citoyens.

La première étape fut alors d’adopter un budget et un PQI. Il fallait s’approprier tous les grands dossiers.

La volonté de rembourser notre énorme dette est clairement affirmée. Il est ainsi décidé d’affecter à la dette une taxe de 1,5% par année, ainsi que d’y verser tous les surplus cumulés, ou plutôt que d’emprunter, si opportun, de payer comptant des immobilisations essentielles.

Dans le PQI, des investissements permettant de maintenir nos infrastructures routières et nos bâtiments à un niveau acceptable sont prévus.

Les Augustinois l’ont clairement exprimé… Il n’était pas question de dépenser 25 millions de dollars supplémentaires aux 19 millions déjà engouffrés dans le Centre Communautaire Jean-Marie-Roy.

Après plusieurs semaines d’études et d’analyses des options, il a été décidé de démolir le CCJMR et de construire un nouveau complexe dans l’Est de la ville qui répondra aux besoins réels et surtout qui respectera la capacité de payer des citoyens.

L’amélioration et l’instauration de mesures favorisant la transparence et la participation citoyenne sont aussi misent en place :

  • Retour du mot du maire dans le MIM;
  • Début de la webdiffusion en direct des séances du conseil et des évènements spéciaux;
  • Formation d’un comité «Relations Citoyens»;
  • Maintien des avis publics dans les journaux et ajout de ceux-ci dans le système d’Alertes Citoyens;
  • À venir : modifications du site web pour faciliter l’accès à l’information, modifications du système de requête en ligne et implantation d’une plateforme de consultation publique.

Puis, il est devenu nécessaire de donner un nouvel élan à notre administration municipale. Appuyée par la direction générale par intérim, une nouvelle philosophie de gestion est établie et quelques services sont réorganisées afin de répondre aux nouvelles orientations.

La population demande à ses élus d’agir en bon conseil d’administration et de prendre des décisions à haut rendement économique.

C’est ainsi que plusieurs actions sont entreprises, comme :

  • Maximiser la portée de chaque dollar dépensé en ayant une vision long terme, en planifiant et en s’appuyant sur des études d’experts, en respectant les lois, en mettant la sécurité au premier plan, en ayant de bonnes pratiques en matière d’emprunt, en entretenant nos infrastructures, etc.;
  • Réviser notre politique de reconnaissance des organismes communautaires: plusieurs rencontres avec ceux-ci ont permis de comprendre leur mission et de bien orienter nos appuis;
  • Négocier une entente pour l’usage de la bibliothèque Roger-Lemelin de Cap-Rouge sans frais pour nos citoyens et sans coût pour la Ville;
  • Régler via la médiation certains litiges et éviter des frais et des honoraires exorbitants;
  • Représenter les citoyens de Saint-Augustin-de-Desmaures avec vigueur, tact et stratégie à travers les différentes instances décisionnelles, comme l’agglomération, ou au niveau provincial auprès de nos députés et ministres.

Voilà!

Ce fut une année bien occupée, mais combien plaisante et valorisante, entouré de collègues et de professionnels dévoués et engagés.

On continue…

Fin d’association entre la Ville et M. Doré

Hier soir, en séance extraordinaire sans préavis*, j’ai voté, tout comme l’ensemble de mes collègues, « POUR » l’acceptation de l’entente mettant fin à l’association entre la Ville et M. Robert Doré.

Cette décision est mûrement réfléchie et s’explique très simplement ainsi:

  • Nouveau Conseil;
  • Nouvelle Gouvernance;
  • Nouvelle Philosophie de Gestion.

*Une séance extraordinaire sans préavis, ou plutôt sans avis de convocation, est une mesure prévue à l’article 325 de la Loi sur les cités et villes.  Elle a été utilisée exceptionnellement afin d’entériner l’entente sans délai et pour éviter une pause dans le fonctionnement de la Ville et du Conseil.