Rue Madeleine-Juneau

Crédit photo: Arrondissement du Sud-Ouest

Une rue de Montréal portera désormais le nom de sœur Madeleine Juneau, originaire de Saint-Augustin-de-Desmaures. Madame Juneau a consacré sa vie à la reconnaissance des femmes comme bâtisseuses dans l’histoire et à la valorisation du patrimoine architectural de sa congrégation.

Madeleine Juneau a grandi à Saint-Augustin-de-Desmaures au sein d’une famille comptant trois filles et sept garçons. Elle était notamment la sœur de M. Bertrand Juneau, président de la Société d’histoire, et de M. Raymond Juneau, maire de notre ville de 1981 à 1985.

Plus de détails: https://montreal.ca/communiques-de-presse/larrondissement-du-sud-ouest-honore-soeur-madeleine-juneau-en-donnant-son-nom-une-rue.

26 juin 1759

Crédit photo: Capture d’écran du documentaire «Là où tout a commencé» – Aquarelle réalisée par Gilles Matte

26 juin 1759, c’est le début du siège de Québec. Les troupes anglaises, dirigées par le général James Wolfe, s’apprêtent à assiéger la capitale de la Nouvelle-France. Pour affaiblir la résistance française, elles ciblent non seulement Québec, mais aussi les paroisses qui l’entourent, essentielles au ravitaillement et au soutien logistique.

Dans cette stratégie, Saint-Augustin-de-Desmaures n’est pas épargnée. Le 28 août 1759, des navires anglais bombardent le secteur de l’anse à Maheu, touchant en particulier l’église paroissiale, alors située près du fleuve (au pied de la côte Gagnon). Ce lieu de rassemblement, cœur de la vie religieuse et sociale de la communauté, est endommagé sous les tirs ennemis. La population, impuissante, subit la violence du conflit qui s’étend désormais jusqu’aux portes de leur village.

Quelques mois plus tard, en 1760, un détachement britannique met le feu à plusieurs habitations augustinoises et détruit le moulin à farine.

Source: Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures (SHSAD)

Apprenez en plus sur l’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures. Visionnez le documentaire «Là où tout a commencé».

Le documentaire «Là où tout a commencé – Saint-Augustin-de-Desmaures» raconte l’établissement du village de Saint-Augustin sur les rives du fleuve Saint-Laurent, au 17e siècle, et son évolution jusqu’à son déplacement au début du 19e siècle. Vous pouvez le visionner sur le site web de la SHSAD.

«Nous souhaitons que ce documentaire soit partagé le plus largement possible. À chacun d’être passeur de mémoire.» – Bertrand Juneau, Président de la SHSAD.

Nouvel ouvrage à propos de notre histoire

Lien pour se procurer le livre: septentrion.qc.ca/catalogue/filles-du-roy-pionnieres-de-la-seigneurie-de-demaure-les.

«Les Filles du Roy pionnières de la seigneurie de Demaure

Qui sont ces jeunes femmes majoritairement pauvres et orphelines qui, entre 1663 et 1673, ont quitté la France et bravé la mer sur de frêles navires à voiles pour venir se faire une vie dans cette lointaine Nouvelle-France?

Parmi elles, dix-neuf Filles du Roy se sont établies dans la seigneurie de Demaure et ont vu leurs familles s’agrandir en même temps que le village. Leurs enfants ont été baptisés à la paroisse Notre-Dame-de-Québec, à Neuville, dans la seigneurie, chez monsieur Amyot dit Villeneuve, un des premiers habitants du lieu, et finalement dans l’église de Saint-Augustin. Elles ont connu le moulin banal en 1672, se sont réjouies de la construction de la première église en 1694, ont connu le premier curé Jean Daniel Testu.

Ce livre lève le voile sur ces «mères de la nation», femmes invisibles dans l’histoire, qui, avec d’autres pionnières, ont contribué à peupler et à développer l’Amérique française.»

 

Jour de Commémoration

Saint-Augustin au temps des Filles du Roy

Cliquez sur les photos pour agrandir…

Ce dimanche, c’était jour de commémoration afin de souligner le 350e anniversaire de l’arrivée en 1673 du dernier contingent de Filles du Roy venues en Nouvelle-France. C’était le point culminant d’une série d’activités s’étalant sur dix jours.

La journée a débuté par une messe commémorative à l’église Saint-Augustin avec la participation de la chorale Les voix de la Neufve France.

Les festivités se sont ensuite déplacées au Parc du Millénaire. Un repas typique de la Nouvelle-France était servi par les Toques Gourmandes. Une reconstitution d’une criée d’époque où des produits locaux étaient adjugés aux plus offrants a permis d’amasser plus de 1000$, somme qui a été remise comme don à la Société Saint-Vincent de Paul. Finalement, il a été possible d’en apprendre plus sur l’histoire des Filles du Roy et leur mode de vie sous le grand chapiteau en rencontrant des personnificatrices des Filles du Roy augustinoises.

Merci chaleureusement à toutes les personnes impliquées dans l’organisation, notamment les membres de la Société d’histoire des Filles du Roy et de la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures. Votre dévouement et votre travail acharné ont rendu possible cette superbe programmation. Vous nous avez permis de plonger dans le passé et d’en apprendre davantage sur notre histoire. C’était très enrichissant. Bravo!

Plus de photos ici.

Saint-Augustin au temps des Filles du Roy – Commémoration

SHSAD Filles du Roy

«Des commémorations se tiendront à Saint-Augustin-de-Desmaures, du 22 septembre au 1er octobre 2023, pour souligner le 350e anniversaire de l’arrivée en 1673 du dernier contingent de Filles du Roy venues en Nouvelle-France.

« Saint Augustin au temps des Filles du Roy » est un évènement unique organisé par la Société d’histoire des Filles du Roy (SHFR) et la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures (SHSAD) en collaboration avec la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures (VSAD).

Le choix du 22 septembre pour son lancement est symbolique puisque c’est la date de l’arrivée des premières Filles du Roy en Nouvelle-France en 1663, date inscrite en 2013 au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. La programmation sur 10 jours comporte une série d’activités mettant en valeur la vie de ces femmes et leur rôle tant dans la région que sur l’ensemble du territoire de la Nouvelle-France.

Exposition de tableaux sur les Filles du Roy et de dessins d’élèves sur l’histoire de Saint-Augustin

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Crédit photo: Patrick Leclerc

Par sa touche picturale unique, l’artiste-peintre Sophie Moisan contribue depuis plus de dix ans à renouveler et à actualiser l’image des Filles du Roy. Cette exposition rétrospective de ses œuvres fait partie de la collection Vie et gens de la Nouvelle-France. Au cœur de celle-ci, le magnifique tableau intitulé « L’arbre de vie des 36 Filles du Roy » devenu l’emblème des commémorations de 2013 organisée pour souligner l’arrivé du premier contingent des Filles du Roy.

À cette occasion, sont également mis en valeur une vingtaine de dessins d’élèves présentant l’histoire de Saint-Augustin. Ils ont été réalisés en 2023 par des élèves de 4e année de l’école des Pionniers.

Cette exposition est présentée à la salle Chrysalide de la Bibliothèque Alain-Grandbois de Saint-Augustin-de-Desmaures du 22 septembre au 15 octobre 2023.

Les Filles du Roy

Au 17e siècle, entre 1663 et 1673, près de 800 femmes soutenues par le Roi de France ont bravement pris la mer pour la grande traversée dans l’espoir d’une vie meilleure en Nouvelle-France. Les Filles du Roy, ainsi nommées par Marguerite Bourgeoys, ont accompli leur mission soit de fonder des familles et de peupler le pays naissant.

La venue des Filles du Roy en Nouvelle-France est un fait majeur de notre histoire puisqu’elle a donné le véritable élan au peuplement de la colonie qui périclitait. La Nouvelle-France entamait alors une nouvelle ère de croissance, d’occupation du territoire et de développement d’une économie de subsistance.

Pour l’occasion, les dix-neuf Filles du Roy établies à Saint-Augustin seront personnifiées et présenteront leur vie quotidienne lors du point culminant de ces commémorations le dimanche 1er octobre. Après une messe commémorative toute spéciale ou seront présentes des dizaines de femmes qui ont personnifié des Filles du Roy au cours des dix dernières années, les activités vont se poursuivre au Parc du Millénaire de 12h à 16h autour d’un grand chapiteau pour une criée et animations avec les Filles du Roy au village de Saint-Augustin de la fin du 17e siècle.»

Source: Communiqué de presse – Saint-Augustin au temps des Filles du Roy – Michel Belleau

Saint-Augustin au temps des Filles du Roy – 10 jours d’activités

Source: Wikipédia

Afin de souligner le 350e anniversaire de l’arrivée du dernier contingent de Filles du Roy, les Sociétés d’histoire des Filles du Roy et de Saint-Augustin-de-Desmaures ont établi un programme d’activités qui s’étalera sur 10 jours.

Du 22 septembre au 1er octobre 2023, participez gratuitement aux conférences, projections de documentaires, à l’exposition et à la journée de commémoration.

Cliquez sur la programmation ci-dessous pour agrandir…

Filles du Roy Saint-Augustin

Les Filles du Roy

«En 1663, en Nouvelle-France, on comptait six célibataires masculins pour une femme en âge de procréer, ce qui n’était rien pour favoriser le peuplement!

Le roi Louis XIV prend les choses en main. Il dissout la Compagnie de la Nouvelle-France et instaure un Conseil souverain formé du gouverneur, de l’évêque et de l’intendant. Pour assurer la sécurité du commerce et du peuplement face à la menace iroquoise, il dépêche dans la colonie le régiment de Carignan (1200 soldats) et favorise l’envoi de filles à marier.» Suite…

Source: Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures

Saint-Augustin au temps des Filles du Roy

Source: Wikipédia

Afin de souligner le 350e anniversaire de l’arrivée du dernier contingent de Filles du Roy, les Sociétés d’histoire des Filles du Roy et de Saint-Augustin-de-Desmaures ont établi un programme d’activités qui s’étalera sur 10 jours.

Du 22 septembre au 1er octobre 2023, participez gratuitement aux conférences, projections de documentaires, à l’exposition et à la journée de commémoration.

Cliquez sur la programmation ci-dessous pour agrandir…


Les Filles du Roy

«En 1663, en Nouvelle-France, on comptait six célibataires masculins pour une femme en âge de procréer, ce qui n’était rien pour favoriser le peuplement!

Le roi Louis XIV prend les choses en main. Il dissout la Compagnie de la Nouvelle-France et instaure un Conseil souverain formé du gouverneur, de l’évêque et de l’intendant. Pour assurer la sécurité du commerce et du peuplement face à la menace iroquoise, il dépêche dans la colonie le régiment de Carignan (1200 soldats) et favorise l’envoi de filles à marier.» Suite…

Source: Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures

Il y a 372 ans…

Gouverneur de Montmagny

Source: Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures

«Le 18 septembre 1647, le gouverneur de Montmagny concéda à Jean Juchereau, sieur de Maure (Maur), une seigneurie le long du fleuve St-Laurent qui devint St-Augustin-de-Portneuf.

La seigneurie comprend « deux lieues et demie de front sur une lieue et demie de profondeur le long du Saint-Laurent au-delà de la rivière du Cap-Rouge »; bref, il s’agit d’un vaste territoire de 90 km2.

Pragmatiques, les premiers habitants s’installent principalement à partir de 1663  près de la principale voie de communication : le Saint-Laurent. Dix-sept Filles du Roy viennent s’y établir avec leurs maris. Même si l’année 1691 a été retenue par l’histoire comme étant celle de l’érection canonique de la paroisse, il n’existe aucun document pour le prouver. On estime qu’au moment de la construction d’une première chapelle en 1694, il y avait un noyau de 200 âmes. C’est le curé Pierre Auclair-Desnoyers (1713-1748) qui est le principal bâtisseur ; il fait construire au bord du fleuve une première église en pierre (1719-1723), autour de laquelle le premier village prend forme, animé par des artisans et des familles vivant essentiellement de l’agriculture.

Événement clé dans l’histoire de la municipalité : à la suite du décès tragique du quatrième seigneur, François Aubert de la Chesnaye, et de l’incapacité de sa veuve de rencontrer les obligations financières, la seigneurie est mise aux enchères. Les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec en deviennent propriétaires en 1734 au nom des « Pauvres ». Elles la conserveront jusqu’en 1868. Elles se réservent une terre qui devient le domaine des Pauvres, toujours visible dans le rang des Mines. Les revenus leur permettront de remplir leur mission auprès des pauvres de leur hôpital, à Québec.

Assumant avec rigueur leur responsabilité de « seigneur », les Augustines favorisent le développement de la seigneurie. Le meilleur exemple : leur volonté de faire fonctionner le moulin banal, outil indispensable à la vie quotidienne, construit là où la décharge du lac Saint-Augustin se jette dans le fleuve. Elles remettent le moulin à farine en marche en 1737, puis le rebâtissent après l’incendie de 1741. Elles font ensuite construire un canal de dérivation sur près de deux kilomètres, de la rivière du Cap-Rouge au lac Saint-Augustin, afin de réguler l’alimentation en eau du moulin à deux roues. Les Anglais brûlent l’édifice en 1760, mais qu’à cela ne tienne, un nouveau moulin en pierre de trois étages fonctionne déjà en 1762. Il demeure jusqu’en 1884, alors qu’il est à nouveau détruit par un incendie. Malheureusement, à la suite d’un glissement de terrain survenu en 1939, il n’en reste aucun vestige, seulement le souvenir de son emplacement à la décharge du lac Saint-Augustin, au bout du chemin y conduisant. Le décor invite à la rêverie et, avec un peu d’imagination, on peut entendre les pierres moudre le grain.

Nouvelle église, nouveau village

Avec la construction de routes donnant accès aux concessions plus éloignées du 1er Rang, la population de Saint-Augustin augmente rapidement, passant de 309 habitants en 1706 à 801 habitants en 1739, pour atteindre un pic surprenant de 1998 habitants en 1790.

S’étalant sur un vaste territoire, cette croissance engendre de nouvelles difficultés chez une population qui vit au rythme des saisons, du calendrier liturgique et des préceptes de l’Église catholique. L’église de l’Anse-à-Maheu, trop petite et en mauvais état (elle a été bombardée par les Anglais en 1759), se trouve bien loin des habitants des concessions plus au nord. Aussi ceux-ci décident-ils de bâtir une chapelle en 1804, avec l’idée de former une nouvelle paroisse. Mgr Plessis ordonne la construction d’une nouvelle église, mais sur une terre, propriété du curé, entre le 1er  et le 2e  Rang. Érigée dès 1809, elle est ouverte au culte en 1816. Les conséquences de cette décision forgeront les traits actuels de Saint-Augustin. En quelques décennies, le centre du village se déplace et s’établit autour de la nouvelle église, où se concentrent marchands et artisans. Autour du noyau paroissial, les habitants poursuivent la culture des terres et l’exploitation des forêts. Du premier village près du fleuve, il ne subsiste aujourd’hui que des vestiges et des plaques commémoratives. La nature y a cependant planté son décor pour toujours.

L’urbanisation gagne du terrain

Saint-Augustin-de-Desmaures est une municipalité essentiellement agricole jusqu’aux années 1960, moment où elle vit sa « révolution tranquille » : fermeture des écoles de rang, ouverture du Séminaire Saint-Augustin et de l’école Notre-Dame-de-Foy, adhésion à la Communauté urbaine de Québec en 1969, ouverture d’un parc industriel et premiers développements résidentiels au début des années 1970.

La création d’un parc industriel en 1971 et la construction de l’autoroute 40 en 1976, qui traverse le territoire d’est en ouest, modifient profondément l’aspect de la municipalité en mettant fin à l’activité de nombreuses petites exploitations agricoles.

Les années 1980 et 1990 voient un deuxième pôle résidentiel d’importance se développer au sud du lac Saint-Augustin. C’est ainsi que la population passe de 3000 à 18 000 habitants entre 1971 et 2009. Cet apport massif de population amène la mise en place et l’ajustement de nombreux services, allant de la bibliothèque à la sécurité, en passant par le transport en commun.

En un peu plus de 20 ans, le développement accéléré de Saint-Augustin-de-Desmaures lui a conféré un nouveau visage. La municipalité a dû trouver l’équilibre entre des pôles résidentiels offrant une qualité de vie satisfaisante, un secteur institutionnel comptant des maisons d’enseignement, une vocation récréative (grands espaces et proximité du fleuve obligent) ainsi qu’un secteur commercial et industriel, dont le parc regroupe 125 entreprises de fabrication, de services, de distribution et de recyclage. En 2002, la municipalité de Saint-Augustin-de- Desmaures est intégrée à un arrondissement de la ville de Québec dans la foulée des fusions municipales. Cependant, après un référendum tenu en 2004 sur le choix, entre le maintien de la fusion ou la défusion, les citoyens choisissent la reconstitution de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, le 1er  janvier 2006.»

Source: Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures