Travaux de restauration au Calvaire du Rang des Mines

Récemment, le nouveau Conseil Local du Patrimoine (CLP) devait donner son avis au conseil municipal sur les travaux de restauration du Calvaire du Rang des Mines (réalisés par la Fabrique), faisant partie du site patrimonial du Domaine des Pauvres.

Crédit Photo: Répertoire du Patrimoine culturel du Québec

Ce comité est formé de six citoyens membres du comité consultatif d’urbanisme (CCU), du directeur adjoint du service juridique et du greffe – Urbanisme et opérations immobilières, de ma collègue conseillère Mme Marie-Josée Tardif et de moi-même (à titre de président).

Les travaux consistent au remplacement des structures de bois pourries, à la peinture de la structure de bois ainsi que de la toiture.

J’ai vraiment apprécié participer à cette première analyse avec les membres du CLP. Nous sommes choyés à Saint-Augustin-de-Desmaures de pouvoir compter sur des citoyens bénévoles engagés et possédant une certaine expertise.

L’avis du CLP et la recommandation du service de l’urbanisme ont été d’autoriser les travaux à condition «de ne pas modifier la forme ou la couleur du Calvaire du Rang des Mines afin d’assurer la conservation des caractéristiques propres à cet immeuble patrimonial». À la séance du 30 août, le conseil municipal a autorisé les travaux sous cette condition.


Calvaire du Rang des Mines

Extrait du document «LES CROIX DE CHEMIN et autres lieux de culte populaires de Saint-Augustin-de-Desmaures»:

« […]

Situé au 234, Rang des Mines, ce calvaire se distingue en raison de sa valeur patrimoniale exceptionnelle. Il a été érigé en 1850 par Pierre Jobin, habitant L’Ancienne-Lorette mais propriétaire du Domaine des Pauvres à Saint-Augustin-de-Desmaures, en guise de «souvenir durable» de l’ancienne chapelle que les gens du Rang des Mines avaient construite au début du 19e siècle dans l’espoir d’obtenir une nouvelle paroisse. Il sera question de cette chapelle dans la section des éléments patrimoniaux disparus, plus loin dans le présent document.

Le calvaire se présente sous la forme d’un Christ en croix, sculpté et peint en blanc. La croix de bois est peinte en noir et comporte des extrémités fleurdelisées, l’inscription INRI, un tronc et une plaque où on peut lire: «Trois cents jours d’indulgence sont accordés à toute personne récitant ici un pater et un ave. Donnez pour la conversion des pécheurs». Ce corpus est l’œuvre d’André-Raphaël Giroux, un sculpteur et architecte originaire de Charlesbourg qui a étudié auprès du célèbre Thomas Baillairgé. Parmi les autres projets auxquels Giroux a contribué dans la région de Québec, citons la chapelle de l’Hôtel-Dieu de Québec (1847-1850), le décor intérieur de l’église de Notre-Dame-de- la-Victoire de Lévis (1853), le maître-autel de l’église Saint-Roch (1854) et deux ailes du monastère des Ursulines de Québec (1858-1860). Jusqu’en 1995, des statues de la Vierge et de saint Jean sculptées par Louis Jobin figuraient au pied de la croix, mais ces statues ont été retirées en raison de leur détérioration avancée. Elles sont entreposées à l’église paroissiale et sont visibles dans le jubé arrière.

La croix est abritée sous un édicule de bois en forme de parallélépipède, ouvert sur quatre faces et comportant un toit à quatre pans couronné d’une croix en fer forgé. Cet édicule a été reconstruit en 1980-1981, en prenant soin de récupérer le bois d’origine. Son état de conservation actuel est bon, en dépit de la peinture qui a tendance à s’écailler sur le toit. L’ensemble est bordé d’une clôture de bois ouverte sur le chemin.

Le calvaire a longtemps été entretenu par les gens du Rang et par des pompiers-bénévoles de la Ville de Québec, en collaboration avec l’ancien propriétaire. En 2013, il a fait l’objet d’une restauration par la Fondation du Patrimoine religieux international du Canada, à la demande de la Fabrique de Saint-Augustin-de-Desmaures.

Doyen parmi les lieux de culte populaires augustinois depuis l’effondrement du calvaire du Lac en 1977, ce calvaire figure parmi les 25 «trésors» identifiés par l’ethnologue et professeur Jean Simard en 1994, parmi 2863 autres croix et calvaires québécois.

[…] »

Source: vsad.ca//uploads/attachments/rap-lieuxculte-20181206.pdf

«Là où tout a commencé – Saint-Augustin-de-Desmaures»

Connaître l’histoire de son milieu, c’est essentiel !

La Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures a produit un magnifique documentaire que tous les augustinois devraient visionner (voir ci-dessous).

Le documentaire « Là où tout a commencé – Saint-Augustin-de-Desmaures » a été présenté pour la première fois dimanche le 15 mai 2022 aux membres de la Société d’histoire (SHSAD).

Ce documentaire d’une durée d’environ une heure raconte l’établissement du village de Saint-Augustin sur les rives du fleuve Saint-Laurent, au 17e siècle, et son évolution jusqu’à son déplacement au début du 19e siècle.

Le documentaire est maintenant disponible sur le Web de la SHSAD.

«Nous souhaitons que ce documentaire soit partagé le plus largement possible. À chacun d’être passeur de mémoire.» – Bertrand Juneau, Président de la SHSAD.

Source: histoiresaintaugustin.com

«Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va.»

Otto von Bismarck

Conservation et pérennité du patrimoine bâti

Cliquer sur l’image pour agrandir…


Source: Le patrimoine bâti résidentiel

La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures souhaite assurer la conservation et la pérennité de son patrimoine bâti d’intérêt. Certains immeubles (maisons, terrains, autres bâtiments) sont protégés ou à protéger (citation, PIIA) et l’intention est d’aider les propriétaires de ces immeubles patrimoniaux à conserver et à restaurer leurs biens. Il convient alors de mettre en place des services de soutien technique et financier.

La volonté du Conseil est donc d’instaurer un programme d’aide financière à la restauration patrimoniale et d’embaucher une personne-ressource spécialisée dans le domaine.

Le Ministère de la Culture et des Communications (MCC) vient tout juste d’inviter les municipalités à déposer une demande de subvention dans le cadre du Programme de soutien au milieu municipal en patrimoine immobilier (PSMMPI).

Conséquemment, lors de la séance extraordinaire du 13 juillet, le conseil a autorisé le Service de l’urbanisme à transmettre sans délai une demande au MCC.


Je vous invite à consulter deux documents de sensibilisation au patrimoine sur le site de la Ville:

Le «Guide de découverte du patrimoine de Saint-Augustin-de-Desmaures», publié par la Ville en 2009, est aussi disponible à la bibliothèque Alain-Grandbois.

Finalement, visitez le site web de la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures : www.histoirestaugustin.com.

Remplacement des frênes malades

L’automne dernier, plusieurs frênes malades ont été remplacés au parc des Artisans.

Sur tout le territoire de la Ville, plusieurs frênes sont touchés par l’Agrile du frêne. N’ayant pas de prédateur naturel nord-américain, cet insecte d’origine asiatique détruit des millions d’arbres dans les zones forestières et urbaines du Québec.

«La Ville a pris la décision de mettre l’emphase sur le remplacement des arbres. Plusieurs municipalités ont tenté de retarder l’invasion de l’insecte en dépensant d’importantes sommes en traitements qui n’ont que des effets temporaires.

Le conseil municipal de VSAD a plutôt fait le choix de planter de nouvelles essences sur le domaine public, de façon curative, là où des frênes malades sont abattus, ou préventive, là où l’on constate la présence en grande quantité de frênes sains mais inévitablement condamnés.

Des essences variées et résistantes aux maladies sont privilégiées.» – Sylvain Juneau, maire.

Consultez tous mes articles à propos de l’environnement.