Un citoyen m’a demandé pourquoi je me suis opposé à la rédaction de procès-verbaux des réunions que l’on appelle «pléniers» ?
En fait, je suis contre la tenue de plénier à huis clos. Pas de réunion, pas de procès-verbal.
Mon souhait est que toutes les discussions et débats entre élus se fassent en assemblée publique. Transparence totale.
Je peux vous assurer que mes décisions prises en publiques reflètent exactement ma pensée en privée (courriels et conversations).
«What you see is what you get.»
Toute la documentation requise à la prise de décisions est transmise électroniquement aux élus de Saint-Augustin-de-Desmaures dix jours avant la séance publique. Les élus peuvent alors consulter toute l’information et poser leurs questions à l’administration.
À noter qu’au Québec, la loi ne fait nulle mention de réunion plénière. C’est un mécanisme que se sont donnés les municipalités pour transmettre toute l’information (nécessaire à la prise de décisions) simultanément aux élus. Les fonctionnaires de la Ville sont habituellement présents pour répondre aux questions des élus. Certaines informations confidentielles (par la loi) peuvent être transmises ainsi aux dirigeants. Ces réunions de travail, souvent appelées caucus, peuvent aussi servir aux élus pour échanger en privé librement.
Cette façon de faire est dénoncée par certains, vue comme essentielle par d’autres.
Au début du mandat, pour ma part, les rencontres plénières étaient très formatrices. C’était le mécanisme en place depuis des lunes. Avec le temps et avec la polarisation des idées, ces rencontres sont devenues inefficaces. Je préfère de loin la nouvelle formule en place depuis janvier où les fonctionnaires se mettent à disposition des élus une semaine avant la séance pour répondre aux questions. Tel qu’énoncé précédemment, les débats doivent se faire en public et non derrière des portes closes. Ainsi, la population a l’heure juste sur leurs représentants (conseiller et maire).
Les 9-10-11 mai derniers, mon collègue Jean Simard et moi avons participé aux Assises 2019 de l’Union des Municipalités (UMQ) qui se tenaient au Centre des Congrès de Québec. L’UMQ fêtait cette année son centième anniversaire.
Qu’est-ce que les assises?
D’abord et avant-tout, c’est un évènement de réseautage. Nous y faisons la rencontre de dizaines d’élus avec qui nous pouvons partager nos expériences. Ces échanges nous permettent de constater que plusieurs de nos défis à Saint-Augustin-de-Desmaures se vivent un peu partout au Québec. Tantôt, nous recevons des conseils et des pistes de solutions, d’autres fois, nous soumettons nos idées. Nous avons eu des discussions très enrichissantes.
Ensuite, en visitant le salon des exposants et des projets innovants finalistes au Gala Mérite Ovation de l’UMQ, nous avons pu recueillir une quantité importante d’informations sur plusieurs thèmes tels que:
les déplacements actifs;
la sécurité routière;
l’aménagement de parcs et de sentiers;
un outil stratégique pour augmenter la qualité de vie des citoyens par des choix sains;
un code d’urbanisme simplifié;
le réaménagement d’une artère principale en maintenant la vie économique et en proposant des mesures de mitigation pour les citoyens;
un programme d’expérience client;
etc.
Nous avions un programme assez complet:
Ouverture officielle: Discours du président de l’UMQ et du Premier Ministre du Québec;
Atelier politique: Marketing territorial;
Atelier politique: «Dérapage 2.0: comment gérer les indésirables sur les réseaux sociaux»;
Clinique Signature : «La réorganisation d’une municipalité: les enjeux humains et légaux»;
Forum: «Entre vigueur économique et défis démographiques»;
Forum: Participation des trois chefs de l’opposition des partis provinciaux;
Déjeuner conférence: «Unité, autonomie, démocratie: Une histoire de l’Union des municipalités du Québec», Harold Bérubé, historien;
Déjeuner Conférence: Discours de Mme Andrée Laforest, ministre des affaires municipales;
AGA de l’UMQ;
Soirée Gala: Souper et remise de prix aux projets innovants.
Visionnez l’intervention de mon collègue Jean Simard à l’atelier politique «Dérapage 2.0: comment gérer les indésirables sur les réseaux sociaux».