La bonne gestion des finances, la priorité à Saint-Augustin-de-Desmaures…

Je vous invite à lire l’article ci-dessous.

Nous avons déjà joué dans ce scénario. Il y a 7 ans, la Ville était dans un gouffre financier sans fond. Depuis, la situation s’est nettement améliorée, mais il sera toujours pertinent de se rappeler le passé pour ne pas répéter les mêmes erreurs.

Notre stratégie de remboursement de la dette est simple et transparente. D’ici 2024, le ratio d’endettement de Saint-Augustin-de-Desmaures diminuera progressivement jusqu’à 100% (ratio d’endettement = dette / budget de proximité).

Cliquez sur le graphique pour agrandir… (Source: VSAD.ca)

De plus, j’appuie la proposition du maire Juneau encore plus audacieuse; soit payer totalement la dette d’ici 5 à 6 ans.

Consultez mes articles à propos du remboursement de la dette.

Investissements dans les actifs

Agrandissement de l’École des pionniers

1,7 millions $ et cession d’un terrain d’une valeur de 600 000$

Nouveaux locaux pour les écoliers augustinois / Entente d’utilisation pour tous les citoyens augustinois

Pavage de 13 rues sur tout le territoire dont Jean-Juneau

Près de 3,5 millions $ en 2020

Ces investissements sont nécessaires pour maintenir le réseau routier dans un état acceptable

Réfection des ponts et passerelles en bois du parc des Hauts-Fonds

Près de 100 000$ (coût net environ 40 000$)

Cet investissement est requis pour rendre sécuritaire les infrastructures et maintenir l’accès au public

Prolongement d’un trottoir sur la rue des bosquets

400 000$

Le prolongement de ce trottoir favorisera les déplacements actifs et améliorera la sécurité des citoyens du secteur

Centre communautaire CCMSE

10 millions $ (coût net 4 millions $)

Locaux, gymnase et palestre pour tous les augustinois


Un mot sur la gestion des actifs

Les infrastructures construites il y a plusieurs années atteindront un jour ou l’autre la fin de leur durée de vie utile. Les bonnes pratiques impliquent essentiellement la planification de leur réfection.

Des investissements sont nécessaires sur les routes, les ponceaux, l’hôtel de ville, les bâtiments, les centres communautaires, les aqueducs et les égouts, les stations de pompage, la bibliothèque, les parcs, etc.

Une bonne préparation peut nous permettre de réaliser de grandes économies en ayant des projets prêts à être déposés advenant la sortie de nouveaux programmes de subventions.

La planification de la gestion des actifs est une démarche responsable qui vise à gérer les actifs municipaux de façon efficace, durable et équitable. En planifiant bien la gestion de ceux-ci, il est plus facile de faire les bons investissements, au bon moment et dans l’intérêt du bien commun.

Une bonne planification présente de nombreux avantages.

Elle permet notamment de :

  • Mieux comprendre que le mauvais état des actifs entraîne de grands risques de bris et d’accident, et que plus l’on attend pour agir, plus les risques sont élevés;
  • Disposer des renseignements pertinents et des données essentielles pour aider à la prise de décision;
  • Avoir des outils pour prioriser les projets en cas de restriction budgétaire en tenant compte des risques associés;
  • Avoir des informations pour documenter les besoins en investissement et défendre les budgets d’opération et d’entretien;
  • Établir une meilleure communication entre les décideurs et les gestionnaires et avoir de meilleurs outils pour communiquer avec les citoyens;
  • Justifier les investissements auprès des décideurs et des citoyens;
  • Assurer aux citoyens les services qui correspondent à leur capacité de payer;
  • Comprendre l’importance de mobiliser toute l’équipe municipale dans la gestion des actifs et de partager les tâches selon les besoins et les forces de chacun.

Source: SAM

Relance de l’économie et gestion des actifs

Cliquer sur les images pour agrandir…

Aujourd’hui, avec une centaine de collègues des municipalités du Québec, j’ai participé à un webinaire à propos de la «gestion des actifs municipaux».

Les premiers ministres du Québec et du Canada ont déjà énoncé que la relance de l’économie suite à la crise de la Covid-19 se fera d’abord et avant tout par des investissements dans les infrastructures publiques. À noter que plus de 60% des infrastructures publiques sont municipales.

Je vous invite à écouter la vidéo ci-dessous d’une durée six minutes produite par la Fédération Canadienne des Municipalités (FCM). Elle explique la nécessité pour les bons gestionnaires de «connaître l’état de ses actifs» qui sont dans le cas d’une municipalité:

  • le réseau routier, incluant les trottoirs et pistes cyclables;
  • les canalisations d’eaux potables et usées;
  • les bâtiments (centres communautaires, aréna, bibliothèque, gymnases, hôtel de ville, garage municipal, etc);
  • la flotte de véhicules;
  • les transports collectifs;
  • les parcs, les sentiers et les différents modules d’activités;
  • les outils de communications, dont les sites internet et les panneaux d’informations;
  • les bornes fontaines, les ponceaux, l’éclairage et tous les accessoires.

«Pour des raisons financières, nous tolérons en ce moment l’insatisfaction et la fin de vie de certains actifs. Il faut toutefois éviter de pelleter par en avant.»

La connaissance de l’état de nos actifs permet de définir les priorités afin de bien répondre aux besoins actuels des citoyens et à planifier l’accroissement futur de ces besoins.

Il existe déjà des programmes gouvernementaux qui nous permettent d’obtenir des subventions pour réaliser des économies lors de la mise à niveau des actifs (TECQ, RÉCIMFIMEAU). Ces dernières semaines, l’Union des Municipalités du Québec (UMQ), la Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) et la Fédération Canadienne des Municipalités (FCM) ont fait des représentations afin que les critères de ces programmes soient rapidement assouplis afin d’élargir l’admissibilité des projets des municipalités déjà inscrits dans leur plan d’immobilisations.

Pour être en mesure de toucher à ces subventions provinciales et fédérales, ce n’est pas le lendemain des annonces qu’il faudra commencer à se préparer, c’est aujourd’hui, car les programmes pourraient être contingentés, comme il l’a été pour le FEPTEU.

Dès maintenant, les bonnes pratiques sont:

  • de s’assurer d’avoir les ressources (humaines et matérielles) pour initier les activités menant à l’amélioration de la connaissance des actifs;
  • de préparer et mettre à jour les différents plans d’intervention et de priorisation;
  • de se tenir prêt à déposer des projets en effectuant une veille constante des programmes;
  • et bien sûr de respecter la capacité de payer des contribuables.

Si vous désirez en connaître un peu plus sur la gestion des actifs, voici différents liens:


Mes articles précédents sur le sujet de la relance: