Frais juridiques liés au litige avec l’agglomération : Un texte de notre maire, Sylvain Juneau, qui mérite d’être lu jusqu’au bout

Au cœur du sujet : les frais juridiques engagés dans le litige avec l’agglomération et l’idée, répétée depuis des années, que Saint-Augustin-de-Desmaures aurait bénéficié des démarches de L’Ancienne-Lorette sans assumer sa part des coûts.

Au-delà des perceptions et des tensions qui peuvent exister, je crois qu’il est important de revenir aux faits:

  • Saint-Augustin-de-Desmaures n’a jamais refusé de payer sa part des frais juridiques.
  • Les deux villes avaient leurs propres procureurs, leurs propres stratégies et leurs propres dépenses.
  • Saint-Augustin a assumé environ 1,3 M$ en frais liés au litige.
  • L’Ancienne-Lorette a choisi de consacrer des sommes beaucoup plus importantes à ses propres démarches.
  • On ne peut pas décider seul de ses dépenses et ensuite demander au voisin d’en payer une partie.
  • En 2020, Émile Loranger lui-même, alors maire de L’Ancienne-Lorette, a reconnu publiquement qu’il n’y avait pas lieu de réclamer ces sommes à Saint-Augustin.

Je vous invite simplement à lire ou à écouter les propos de M. Loranger et à vous faire votre propre opinion. La transparence et les faits demeurent toujours la meilleure façon de rétablir les choses.


Texte de Sylvain Juneau, Maire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures

« On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. » — Abraham Lincoln

Mes récentes publications concernant la mobilité dans la grande région ont suscité des réactions particulièrement vives et amères chez certains citoyens de l’autre ville liée de l’agglomération. Certains commentaires sont négatifs, voire agressifs, à l’endroit de Saint-Augustin-de-Desmaures et de son maire.

Sans les cautionner, on peut les comprendre.

Depuis des années, on leur répète que Saint-Augustin-de-Desmaures aurait profité des recours judiciaires contre la Ville de Québec sans assumer sa part des coûts. Qu’ils auraient payé pour nous. Que nous aurions récolté des dizaines de millions de dollars grâce à leurs démarches, sans en assumer la facture.

On est même allé jusqu’à qualifier publiquement le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures de « passager clandestin », laissant entendre que nous récoltions continuellement les bénéfices d’un combat financé par les autres.

Comment s’étonner ensuite que certains citoyens éprouvent de la rancœur envers Saint-Augustin-de-Desmaures?

On la leur a nourrie.

À force d’être répété, un tel récit, même faux, finit par s’installer.

Les Augustinois connaissent trop bien cette mécanique.

Avant mon arrivée à la mairie, il y a plus de dix ans, le clan Corriveau leur répétait inlassablement que les graves problèmes financiers de Saint-Augustin-de-Desmaures étaient entièrement attribuables à l’agglomération et à la Ville de Québec.

La méchante agglomération expliquait tout.

La faute à l’agglo.

C’était simple. C’était commode. Et surtout, cela évitait de regarder chez nous.

En 2015, lorsque nous avons ouvert les livres, analysé les finances et entrepris le redressement financier et administratif de la Ville, les faits ont progressivement raconté une tout autre histoire. À ma demande, le MAMH a enquêté. Il en est ressorti, en 2018, un rapport accablant.

Les Augustinois ont alors découvert qu’ils avaient été bernés par leurs élus.

Problèmes d’agglomération, certes. Mais surtout et principalement des problèmes internes : manque d’intégrité, fling-flangs, non-respect des règles et de la loi, mauvaises pratiques.

Les élus leur avaient menti. Et pas qu’un peu.

Je ne peux conséquemment tenir rigueur aux citoyens de la ville liée voisine qui ont cru, et croient toujours, ce qu’on leur a martelé au cours des dernières années. Les Augustinois ont eux-mêmes été nombreux à croire pendant des années le récit que le clan Corriveau leur présentait.

Moi inclus, avant 2015.

Les citoyens doivent pouvoir présumer que l’information qui leur est transmise par ceux qui les représentent et les gouvernent est complète et exacte.

C’est la moindre des choses.

Et c’est précisément là que se trouve le problème dont il est ici question.

Dans le dossier des frais judiciaires liés au litige avec l’agglomération, ce qu’on raconte depuis des années au sujet de Saint-Augustin-de-Desmaures ne correspond tout simplement pas aux faits.

Et plutôt que de vous demander de me croire, je vais laisser parler quelqu’un qui, les faits, les connaissait intimement.

Émile Loranger.

Il a été maire de L’Ancienne-Lorette pendant 37 ans. Il était au cœur de cette bataille depuis ses origines et connaissait ce dossier probablement mieux que quiconque.

Nous avons eu nos différends, M. Loranger et moi. Nombreux. C’est connu.

Cela dit, je lui reconnaissais et lui reconnais toujours certaines qualités fondamentales et essentielles chez un politicien. Trente-sept années consacrées à sa ville, élu mandat après mandat, ça parle.

On ne s’inscrit pas ainsi dans la durée en mentant à ses citoyens.

Émile Loranger disait ce qu’il pensait, pensait ce qu’il disait et avait les couilles de corriger le tir publiquement lorsqu’il jugeait s’être trompé.

Avec lui, pas de tartufferie comme on en voit chez nombre de politiciens en poste pour les mauvaises raisons.

Fin février 2020, nous avons eu une longue discussion, notamment au sujet de ce dossier et, plus particulièrement, de ce qui se disait alors concernant Saint-Augustin-de-Desmaures et sa responsabilité financière dans le litige. Notamment au sein de son conseil et dans les déclarations publiques d’un conseiller indépendant de l’époque.

Une discussion franche et claire, comme nous savions en avoir.

Un interlocuteur valable, droit et… aussi entêté que moi!

Je lui ai expressément demandé de donner l’heure juste à ses citoyens et de corriger les faussetés répandues, notamment, par l’un de ses conseillers.

L’indépendant de l’époque, qui a aujourd’hui pris du galon chez nos voisins.

Peu de temps après, en mars 2020, Émile Loranger a enregistré la vidéo que je republie aujourd’hui, destinée à ses citoyens, comme il en a fait de nombreuses.

Quelques semaines plus tard, en avril, il décédait.

Cette capsule constitue donc l’une de ses dernières prises de parole publiques sur un dossier qu’il avait porté pendant des années.

Ce qu’il y explique est limpide.

Il clarifie la situation et on comprend d’où et de qui vient l’esbroufe perpétuée depuis.

Si Émile Loranger était toujours des nôtres, il aurait réglé ça rapidement.

La vie en a décidé autrement.

Dans la vidéo, il explique qu’« un membre de son conseil » avait fait une proposition qu’il qualifie, avec une ironie difficile à manquer, de « brillante » : faire payer à Saint-Augustin-de-Desmaures une partie des dépenses engagées par L’Ancienne-Lorette.

Il reconnaît avoir initialement appuyé cette idée. Puis avoir pris le temps d’y réfléchir et de vérifier.

Et il a fait ce que tous les élus devraient être capables de faire : reconnaître publiquement une erreur.

Ses mots :
« Je vous avoue que je n’ai pas été très prudent. J’ai appuyé ça sans y réfléchir. »

Puis :
« Moi, ça ne me dérange pas d’admettre mes erreurs. J’ai fait une erreur cette fois-là et je ne corrigerai pas une erreur en faisant d’autres. Ça, c’est souvent le défaut qu’ont les politiciens. »

Sa conclusion concernant Saint-Augustin-de-Desmaures est tout aussi claire :
« Il n’y a pas lieu maintenant d’aller en réclamer quoi que ce soit à Saint-Augustin. »

Voilà les faits.

Que les faits.

Exposés par celui qui a dirigé la Ville voisine pendant 37 ans et dont on peut être certains qu’il maîtrisait totalement le dossier, qu’il n’était manipulé par personne et en était encore moins le laquais.

Saint-Augustin-de-Desmaures n’a jamais refusé de payer sa « juste part » à la ville voisine.

Cette prétendue part n’existait tout simplement pas.

Il n’y avait pas de facture commune. Chaque ville avait ses procureurs et prenait ses propres décisions.

Les dirigeants de la ville voisine ont choisi d’engager des dépenses considérables, voire astronomiques, dans la conduite de leurs recours. Saint-Augustin-de-Desmaures a choisi de contrôler les siennes et les a assumées.

Près de 1,3 M$ pour Saint-Augustin-de-Desmaures en frais juridiques pour un litige, c’est déjà ahurissant.

Près de 15 M$ en frais d’experts juridiques et comptables, selon les chiffres avancés publiquement par la Ville voisine?

J’ai mon opinion là-dessus.

Je vous laisse vous faire la vôtre…

Mais une chose ne relève pas de l’opinion : avoir choisi de dépenser près de douze fois plus que son voisin pour des honoraires divers ne crée aucune obligation pour ce voisin de payer une partie de votre facture.

Prenons un exemple tout simple.

Votre voisin doit régler un problème de drainage majeur sur sa propriété. Vous avez un problème semblable chez vous. Vous faites réaliser vos travaux pour 20 000 $, et cela suffit à régler le problème. Le voisin, lui, choisit, de son côté et sans vous consulter, une solution beaucoup plus élaborée qui lui coûte 240 000 $.

Son installation, par la force des choses, améliore aussi, indirectement, le drainage de votre terrain. Vous en « bénéficiez » donc.

Peut-il arriver chez vous, une fois les travaux terminés, et vous réclamer plus de la moitié des 240 000 $ dilapidés sous prétexte que vous en avez bénéficié? Évidemment que non.

Vous n’avez ni décidé de ses travaux, ni choisi ses entrepreneurs, ni négocié les prix, ni autorisé ses dépenses. Encore moins choisi le design de son installation surdimensionnée.

Son choix. Ses dépenses. Sa facture. Sa responsabilité.

On ne peut pas décider seul de ses dépenses et, après coup, transformer la facture en obligation pour les autres.

Pourtant, des années plus tard, on continue à présenter Saint-Augustin-de-Desmaures aux citoyens de la ville voisine comme une organisation qui aurait profité du travail et de l’argent des autres sans assumer ses responsabilités.

Déformer aujourd’hui les faits de ce dossier, c’est trahir ce qu’Émile Loranger avait lui-même pris soin de rectifier publiquement avant de nous quitter. C’est trahir sa mémoire.

Tenter de faire porter à ses voisins la responsabilité de dépenses qu’ils n’ont ni décidées ni autorisées (ce que nous n’aurions clairement pas fait), c’est trahir le devoir de rigueur qui accompagne la fonction d’élu.

Mais surtout, entretenir auprès de ses propres citoyens un récit qui ne résiste pas aux faits, c’est trahir quelque chose d’encore plus précieux : leur confiance.

Du « stuff » de Corriveau.

Je sais de quoi je parle.

J’ai hérité d’un pareil merdier il y a dix ans chez nous.

Ça lève le cœur.

Je ne reprocherai donc pas aux résidents de la ville voisine leur colère ou leur rancœur envers Saint-Augustin-de-Desmaures et son maire lorsqu’elles reposent sur ce qu’on leur a raconté. Ni même leurs commentaires, aussi virulents soient-ils et même lorsqu’ils n’ont à peu près aucun lien avec le sujet discuté — comme une simple proposition de remettre à l’étude le prolongement de l’autoroute 40.

Quand une colère est alimentée pendant des années par une histoire qu’on vous présente comme vraie, elle finit nécessairement par s’installer. Et lorsque personne ne vous donne les éléments permettant de savoir que cette histoire ne tient pas, vous n’avez aucune raison de remettre votre colère en question.

Elle n’en devient pas justifiée pour autant. Mais ceux qui l’éprouvent peuvent sincèrement croire qu’elle l’est.

Et lorsqu’on croit depuis des années avoir été lésé, floué ou avoir payé pour le voisin, on finit parfois par frapper sans trop regarder sur quoi on frappe. Même lorsqu’un sujet n’a pratiquement rien à voir avec ce qui nourrit cette rancœur.

C’est précisément pourquoi les faits comptent.

Je leur demande simplement aujourd’hui d’écouter.

Pas ma version.

Celle d’Émile Loranger.

Écoutez celui qui a dirigé votre Ville pendant 37 ans.

Écoutez ce qu’il avait lui-même choisi de rectifier et préciser publiquement.

Et faites-vous votre propre opinion.

Lien vers la vidéo intégrale d’Émile Loranger

Lien vers la transcription intégrale de l’audio de la vidéo

Les Augustinois connaissent cette mécanique. De la « bullshit ».

Il y a dix ans, on leur expliquait que tous nos problèmes venaient d’ailleurs. De Québec. De l’agglomération.

Puis nous avons ouvert les livres.

La suite est connue.

Je crois que ce qui est arrivé à nos voisins mérite de créer l’expression : Depuis le départ d’Émile Loranger, vous vous « faites passer un Corriveau ».

Une administration municipale se juge beaucoup moins à ce qu’elle raconte qu’à ce qu’elle laisse derrière elle : des décisions, des comptes et des résultats.

C’est exactement pour cette raison que le dossier que je viens d’exposer est préoccupant bien au-delà de la seule question des frais judiciaires et de l’esbroufe l’entourant.

Lorsqu’on découvre qu’un récit répété pendant des années ne résiste pas à l’examen des faits, il devient parfaitement légitime de s’interroger sur les autres. Voire de s’y intéresser de plus près.

Mais ce sera pour une autre fois.

Pour aujourd’hui, restons-en à ce qui est démontré ici.

Pendant des années, on a nourri chez certains l’idée que Saint-Augustin-de-Desmaures avait profité de leur argent sans assumer sa part.

C’était faux.

Émile Loranger l’avait lui-même rectifié publiquement en 2020.

Ses citoyens méritaient de le savoir.

Ils méritent encore de le savoir aujourd’hui.

« Le mensonge peut faire des années de route, la vérité finit par le rattraper en une journée. » — Proverbe africain, popularisé par Boucar Diouf.

Sylvain Juneau, Maire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures

Source: Page Facebook – Sylvain Juneau Candidat élu à la mairie VSAD

« Rêver la ville de demain ? Non. Gérer la ville d’aujourd’hui »

« Depuis quelques jours, notre volonté d’examiner sérieusement la possibilité pour Saint-Augustin-de-Desmaures de quitter le Réseau de transport de la Capitale fait beaucoup réagir.

Avant d’aller plus loin, une chose doit être très claire.

Un maire qui fait cavalier seul ne fait rien. Du moins rien de bon. On le constate dans certaines villes.

J’ai le privilège de travailler avec des membres du conseil municipal engagés et une administration compétente. Des gens forts qui n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent et d’en débattre. C’est essentiel.

Je n’ai jamais cru qu’un maire devait être la personne la plus importante dans la pièce. Au contraire. Mon travail consiste notamment à m’entourer de gens compétents, à leur donner les moyens de travailler, à écouter, à poser les bonnes questions et, ultimement, à participer à la prise de décisions.

Un chef d’orchestre.

Les résultats obtenus à Saint-Augustin-de-Desmaures au cours de la dernière décennie sont ceux d’une organisation.

Et cette organisation fonctionne. Très bien.

C’est cette même organisation qui envisage le présent projet. Pas moi seul.

Revenons donc à ce projet de transport collectif.

Les questions soulevées à gauche et à droite depuis quelques jours sont légitimes. Les critiques aussi. Mais après avoir lu et entendu beaucoup de propos, très souvent émotifs, je crois utile de faire quelques mises au point et de rectifier certains faits.

Notre démarche est beaucoup plus simple que certains tentent de la présenter.

Nous payons plus de 9 millions de dollars par année pour le RTC. Pour une ville d’environ 21 000 habitants.

Le service reçu est médiocre et simplement pas à la hauteur. La fréquence est insuffisante. Les temps de parcours sont peu attractifs. Notre territoire ne compte que quatre abribus, nombre qui, de surcroît, ne cesse de diminuer.

Les Augustinois eux-mêmes portent un jugement plutôt sévère sur la situation. Selon notre récent sondage Léger (avril 2026), 96 % des citoyens se disent satisfaits ou très satisfaits des services municipaux dans leur ensemble. Pour le transport collectif, ce score chute drastiquement à 67 %.

À Saint-Augustin-de-Desmaures, 67 % de gens satisfaits d’un service, ce n’est pas notre standard.

C’est carrément pourri.

Le problème est donc facile à poser : nous payons très cher pour un service qui répond mal aux besoins de notre population.

Que fait-on lorsqu’on constate un problème?

En ingénierie, mon domaine :

  • On définit le problème.
  • On analyse.
  • On cherche une solution.
  • On chiffre.
  • On valide.
  • Si ça fonctionne, on agit. Autrement, poubelle. Fin.

Problème? Solution.

Aucune émotion là-dedans.

Des faits. Des données. Des résultats.

Depuis quelques jours, on m’expose plutôt, de façon parfois paniquée, toutes les raisons pour lesquelles ce serait compliqué, voire impossible.

  • Notre territoire est grand.
  • Il faudra modifier la loi.
  • Il faudra organiser le service.
  • Il faudra penser aux correspondances.
  • Il faudra prévoir la perception.
  • Il faudra régler les systèmes informatiques.
  • Il faudra déterminer qui exploitera les véhicules.
  • Il faudra possiblement s’entendre avec le RTC pour les citoyens qui poursuivront leur déplacement vers Québec.

Ben oui. Évidemment. On le sait et on le savait.

Mais ce ne sont pas des raisons pour lesquelles un projet ne peut pas fonctionner. Ce sont des paramètres à considérer pour le concevoir.

C’est précisément pour cela qu’on analyse un projet et qu’on attache tout avant de le réaliser.

À Saint-Augustin-de-Desmaures, je précise.

D’autres fonctionnent différemment. Ça leur appartient. Très peu pour moi.

La première question à se poser est fondamentale et simple : est-il possible, avec plus de 9 millions de dollars par année, d’offrir aux citoyens de Saint-Augustin-de-Desmaures un meilleur service de transport collectif que l’actuel?

Nous croyons très sérieusement que oui.

Nous avons déjà effectué des estimations budgétaires préliminaires. Elles nous indiquent que la démarche est réaliste.

Si les chiffres nous avaient indiqué qu’il fallait dépenser 15 millions de dollars pour remplacer un service qui nous en coûte 9, le dossier aurait été assez vite mis de côté.

Ce n’est pas ce qu’ils indiquent. Nous allons donc poursuivre sur cette voie.

Et la gratuité? Parlons-en.

À peine avions-nous évoqué un réseau autonome qu’au RTC on brandissait déjà le spectre de la double facturation.

« Un citoyen devrait payer son nouveau service à Saint-Augustin, puis payer une deuxième fois pour utiliser le RTC à Québec. Ça coûterait ben cher. »

Pardon? Un instant.

Pourquoi présumer que notre citoyen devra payer son service local? Ou, dit autrement : de quoi on se mêle?

Parmi les scénarios que nous entendons sérieusement étudier figure celui d’offrir gratuitement notre futur service local de transport collectif aux résidents de Saint-Augustin-de-Desmaures.

Pas comme slogan.

Pas comme promesse électorale.

Pas parce que la gratuité serait une fin en soi.

Parce que ça pourrait être efficient.

Si nous récupérons les sommes que nous versons actuellement au RTC et qu’un meilleur service peut être organisé pour moins cher, il serait parfaitement rationnel d’examiner si une partie de cette marge peut servir à éliminer la tarification locale.

C’est exactement ce que nous allons chiffrer.

Et si la gratuité complète n’est finalement pas possible, une chose demeure : les utilisateurs actuels doivent gagner au change, tant sur le plan du service que financièrement.

Notre objectif n’est certainement pas de leur faire payer davantage. Ça serait stupide.

Et clarifions une chose : il ne sera pas davantage question de jouer à la taxite sur l’essence, l’immatriculation, le lait ou la couleur de vos cheveux pour financer le transport collectif.

On se débrouille avec ce qu’on a tant qu’on le peut. Et on n’écoeure pas les gens.

Cela dit, pourquoi croyons-nous être capables de faire mieux que le RTC?

Certainement pas parce que je rêve d’un réseau d’autobus local. Je ne suis pas particulièrement porté sur les rêves municipaux. On y reviendra.

Je préfère les faits, les données et surtout les résultats.

Il y a onze ans, Saint-Augustin-de-Desmaures traînait une dette de quelque 120 millions de dollars.

Nous avons dit que nous allions régler le problème. Les Augustinois nous ont fait confiance.

En 2027, cette dette sera éliminée. Totalement.

Nous avons réduit les taxes de 8 % en 2022 et elles sont gelées depuis.

La satisfaction envers les services municipaux atteint 96 %.

Et lorsqu’on demande aux citoyens s’ils sont satisfaits du déneigement, le résultat est oui pour 99 % des répondants.

Oui, oui, un taux de satisfaction de 99 %.

Pourquoi et comment on obtient un tel résultat?

Parce que notre rôle est de déneiger, alors on déneige.

On ne passe pas notre temps à expliquer aux citoyens à quel point la neige est complexe, que la glace présente cette année des caractéristiques particulières à cause d’El Niño ou de La Niña, que les précipitations varient et surviennent davantage la fin de semaine, que les équipements ont leurs limites, qu’il existe toutes sortes de modèles ailleurs sur la planète, que l’an prochain on va revoir notre politique de déneigement pour que ça aille moins mal d’ici 2035 ou que plusieurs systèmes doivent communiquer entre eux et que le niveau de complexité est proportionnel à leur interconnectivité et aux contraintes du système, alors que pendant ce temps, la neige tombée il y a une semaine est encore là, même pas grattée à plusieurs endroits.

Non.

Pas à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Il neige? On déneige.

Vite, bien, sur-le-champ.

Jour, nuit, soir, semaine ou fin de semaine, congé ou non.

Pas de philosophie, de posture, de discours ou d’approche novatrice découverte en mission à l’étranger.

Pas de tataouinage sur le nombre de centimètres qui doivent tomber avant de bouger.

Il neige, on sort les grattes, les souffleurs, les chenillettes et le reste, pis on déneige. Là.

Verglas? On sale. On sable. Vite.

Le printemps approche? On ne range pas la machinerie. On redouble d’ardeur. On arrache la glace pour pouvoir commencer le balayage des rues sans délai.

Puis passer au lignage et au marquage.

Et on commence à préparer la machinerie. Pour l’hiver qui s’en vient.

Conséquence : 99 % des gens sont satisfaits ou très satisfaits.

Parce qu’on fait ce qu’on a à faire au lieu de participer à des tables de réflexion sur ce que sera le déneigement dans le futur ou à des colloques sur la façon de moins déneiger en se faisant croire que c’est pour sauver la planète.

C’est notamment pour ça que nous croyons être capables de faire mieux que le RTC.

Notre approche. Dans tout. Toujours. Ça fonctionne.

Évidemment, organiser un service de transport collectif est différent du déneigement.

Cette fois, il ne s’agit pas de déplacer de la neige, mais des gens.

Mais la mécanique de gestion demeure étonnamment semblable.

  • Déterminer le besoin.
  • Définir le niveau de service attendu.
  • Analyser les contraintes.
  • Organiser les ressources.
  • Simplifier les opérations.
  • Budgéter.
  • Exécuter.
  • Constater les résultats.
  • Corriger au besoin.

Prioriser, analyser, simplifier et agir.

Dans l’ordre. Avec des chiffres. Pas des impressions, des convictions ou de grandes philosophies.

La base.

On nous dit par ailleurs que le RTC possède une expertise que nous n’avons pas.

Certainement.

Mais l’expertise n’est pas une fin en soi. Elle doit produire des résultats.

En 2024, le gouvernement du Québec a mandaté Raymond Chabot Grant Thornton pour évaluer la performance des dix principales sociétés de transport du Québec. Le RTC s’est classé 9e sur 10 pour sa performance financière. Expertise?

Selon ce rapport indépendant, l’exploitation d’un autobus du RTC coûte 229 $ l’heure, contre 207 $ à la STM et 175 $ à Lévis. Le rapport fait également état d’un taux de 43 % d’autobus immobilisés pour entretien ou en attente d’opération.

Je ne présente pas ces chiffres pour dénigrer qui que ce soit.

Quoique…

Je les présente surtout parce que ce sont des chiffres. Des données. Factuelles.

Et quand une organisation à laquelle nos citoyens versent plus de 9 millions de dollars chaque année affiche de tels résultats, le conseil municipal a non seulement le droit de poser des questions : il en a le devoir. A fortiori quand cette somme croît sans cesse : 50 % d’augmentation depuis 2023! Et le service? Deux abribus de moins…

Bref, si, comme ils l’affirment, c’est le mieux que le RTC peut faire, raison de plus pour changer, et vite.

On ne sait pas comment on va se passer de tant d’expertise, mais on va essayer.

Le garage Newton constitue d’ailleurs un exemple assez spectaculaire de ce qui me préoccupe dans la façon de gérer au RTC.

Un autre exemple d’expertise dont on se passera aisément et sans regret.

Un projet évalué initialement à près de 200 millions de dollars. Le coût projeté a par la suite atteint 647 millions de dollars. Une augmentation de plus de 220 %. Manifestement, l’expertise en estimation est à parfaire.

Un projet dont la mise en œuvre a débuté avant que toutes les conditions essentielles soient sécurisées, notamment les orientations gouvernementales nécessaires à sa réalisation.

Et ce qui devait arriver arriva.

Le projet a finalement été interrompu par le gouvernement alors que près de 100 millions de dollars avaient déjà été dépensés ou engagés.

Des ouvrages de fondation déjà réalisés ont ensuite été remblayés. Littéralement. Enterrés.

Après avoir dépensé ou engagé près de 100 M$ dans le projet.

C’est exactement l’inverse de ma conception de la gestion responsable. Quant à l’expertise… Comment dire…

Analyse. Validation. Action. Dans cet ordre. Toujours. Jamais l’inverse.

Autre sujet d’excitation la semaine dernière : de prétendues chicanes politiques.

Pour ma part, il n’y en a pas. On m’a demandé de réagir aux commentaires négatifs et critiques du maire de L’Ancienne-Lorette concernant notre projet et moi-même.

Je n’ai aucune émotion à l’égard des propos du maire de L’Ancienne-Lorette.

S’il est satisfait du RTC pour ses citoyens et des coûts associés, actuels et à venir, tant mieux. C’est sa ville, pas la mienne. Ses citoyens, pas les Augustinois.

Saint-Augustin-de-Desmaures m’importe. Je ne prends pas mes décisions en fonction des émotions de mes homologues et de leurs priorités.

Ce qui compte, ce sont les idées, les faits, les données et les résultats. Point.

Cela dit, simplement pour rappel, en juin 2025, le quotidien Le Soleil rapportait ces propos du maire de L’Ancienne-Lorette à mon sujet :

« S’il veut se départir du service du RTC et que ça ne lui convient pas, je vais l’aider. Qu’il débarque, qu’il enlève le RTC à Saint-Augustin, il s’organisera. S’il dit que c’est trop cher, c’est qu’il pense qu’il peut avoir moins cher ailleurs. »

C’est précisément ce que nous proposons maintenant d’étudier.

Il devrait donc être content, mais ne l’est pas.

Ben coudonc.

Il est d’ailleurs à noter que nous ne demandons absolument rien aux maires des autres villes de l’agglomération de Québec, ni au RTC et à son nouveau président. Ça aussi semble commander une mise au point.

La situation actuelle découle de la loi. C’est donc au gouvernement du Québec que revient la décision de modifier le cadre législatif pour permettre éventuellement à Saint-Augustin-de-Desmaures de se retirer du RTC.

C’est pourquoi notre conseil municipal s’adresse actuellement aux candidats et aux partis politiques qui sollicitent la confiance des Québécois. À personne d’autre.

La première décision n’est pas de déterminer aujourd’hui la marque des autobus, leur couleur, le système informatique utilisé ou l’emplacement de chaque arrêt.

La première décision consiste à nous donner la possibilité d’étudier sérieusement une autre façon de faire et, si les chiffres fonctionnent, de la mettre en œuvre.

Ensuite, nous ferons ce que nous faisons normalement.

  • Nous analyserons.
  • Nous chiffrerons.
  • Nous comparerons.
  • Nous sécuriserons les aspects juridiques, financiers, opérationnels et politiques.
  • Et seulement ensuite, le cas échéant, nous agirons.

Notre objectif demeure d’amorcer les discussions formelles et les analyses en 2027 afin qu’un nouveau modèle puisse éventuellement être mis en place en 2028.

Alors les nerfs.

On n’a rien demandé à qui que ce soit, sauf aux partis et aux candidats actuellement en campagne.

Je suis allé en politique pour régler des problèmes. Pas pour expliquer éternellement pourquoi ils sont impossibles à régler. Je laisse ça à d’autres. Certains sont excellents à ce jeu.

Lorsque je suis arrivé à la mairie, les finances de Saint-Augustin-de-Desmaures constituaient un problème majeur.

Avec le conseil et notre administration, nous l’avons réglé.

Nous avions une dette énorme.

Nous l’avons réglée.

Nous voulions améliorer les services tout en contrôlant les coûts.

Nous l’avons fait.

Nous voulions réduire la pression fiscale.

Nous l’avons fait.

Aujourd’hui, nous avons un problème de transport collectif.

Même approche. On veut le régler.

Peut-être qu’au terme des analyses, certaines de nos hypothèses devront être modifiées. C’est précisément à cela que servent les analyses.

Je n’ai aucun attachement émotif à un autobus, à une structure administrative ou à un modèle particulier.

Je veux un résultat.

Un meilleur service.

Un service plus attractif.

Un coût inférieur ou, à tout le moins, mieux maîtrisé.

Aucune détérioration de la situation financière des utilisateurs actuels.

Et, si les chiffres le permettent, un service local gratuit pour nos résidents.

Voilà le projet.

Pas davantage, pas moins.

On peut évidemment continuer à nous expliquer pourquoi tout cela est très compliqué, voire impossible.

Nous préférons chercher comment le faire. C’est une approche d’ingénierie.

Peut-être plate, mais furieusement efficace.

Ça m’amène à quelque chose de plus fondamental, pour terminer.

On entend constamment parler de rêver la ville de demain.

C’est joli. Mais un peu insignifiant.

Il faut gérer la ville d’aujourd’hui. Pas rêver celle de demain.

Gérer, pas rêver.

Aujourd’hui, pas demain.

  • Réparer les routes.
  • Entretenir les infrastructures.
  • Ramasser les ordures.
  • Distribuer l’eau potable et collecter les eaux usées.
  • Déneiger les rues.
  • Entretenir les parcs.
  • Gérer correctement les finances.
  • Offrir de bons services.
  • Et, oui, assurer un transport collectif digne de ce nom.

La base.

Parce qu’une municipalité n’a pas à rêver à la place de ses citoyens. Son rôle est de leur fournir une ville qui fonctionne, des services qui répondent à leurs besoins et des finances suffisamment solides pour ne pas hypothéquer leur avenir.

Bien gérer la ville d’aujourd’hui pour permettre aux citoyens, eux, de rêver demain.

C’est moins spectaculaire, moins glamour, moins glorifiant, certes.

Mais je m’en sacre.

C’est mon rôle, mon travail, ma responsabilité.

Et avec les membres du conseil, notre administration et les gens compétents dont nous avons su nous entourer, c’est exactement ce que nous allons continuer de faire.

La base.

Sylvain Juneau
Maire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures »

Quote-Part d’agglomération – Une situation difficile à justifier pour Saint-Augustin-de-Desmaures

Crédit image: Ville de Québec

Lors de la séance du conseil du 16 juin, les élus ont adopté une résolution demandant au gouvernement du Québec de confirmer rapidement le versement de la contribution financière accordée à la Ville de Québec dans le cadre de son rôle de capitale nationale.

Pourquoi est-ce important?

Le règlement d’agglomération R.A.V.Q. 1714 détermine la quote-part que doivent payer Saint-Augustin-de-Desmaures et L’Ancienne-Lorette pour financer les services d’agglomération. Il prévoit notamment que la contribution versée par le gouvernement du Québec à la Ville de Québec pour son rôle de capitale nationale influence directement la facture des deux villes liées.

Ce règlement a été adopté par le conseil d’agglomération, où les élus de Québec détiennent la majorité des voix. Saint-Augustin-de-Desmaures et L’Ancienne-Lorette ne disposent chacune que d’un seul vote. Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures s’est fermement opposé au règlement* pour plusieurs motifs, l’un d’eux étant qu’il fait reposer une partie de la facture des villes liées sur une contribution gouvernementale qui peut être modifiée ou retirée à tout moment.

Or, la Ville de Québec a récemment informé les villes liées que cette contribution gouvernementale n’avait toujours pas été confirmée pour les années 2026 à 2028.

Si elle n’est pas versée, la facture de Saint-Augustin-de-Desmaures augmentera d’environ 2,3 M$ dès 2026, tandis que celle de L’Ancienne-Lorette augmentera de 1,2 M$.

Concrètement, les deux villes se retrouvent à assumer un risque financier lié à une aide destinée à la Ville de Québec, sans aucun contrôle sur la décision du gouvernement de la verser ou non. Saint-Augustin-de-Desmaures agit ainsi comme une forme de police d’assurance pour la Ville de Québec, une situation qui apparaît difficilement justifiable.

Même si notre ville continue de contester ce règlement devant les tribunaux et la Commission municipale du Québec, elle demande aujourd’hui au gouvernement de confirmer rapidement cette contribution afin d’éviter que les contribuables augustinois aient à assumer cette hausse de coûts récurrente.

*Une position partagée par l’ensemble des élus augustinois.


Résolution adoptée à la séance du 16 juin 2026

AFFAIRES JURIDIQUES ET GREFFE — RÈGLEMENT R.A.V.Q. 1714 DE L’AGGLOMÉRATION SUR L’ÉTABLISSEMENT ET LE PAIEMENT DES QUOTES-PARTS ANNUELLES DES MUNICIPALITÉS LIÉES — DEMANDE DE LA CONTRIBUTION DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC

CONSIDÉRANT QUE le conseil d’agglomération de Québec a adopté le Règlement R.A.V.Q. 1714 de l’agglomération sur l’établissement et le paiement des quotes-parts annuelles des municipalités liées (ci-après « le Règlement »), lequel est entré en vigueur;

CONSIDÉRANT QUE le Règlement établit les quotes-parts des Villes de L’Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin-de-Desmaures, lesquelles sont constituées d’un montant de base auquel est ajoutée la contribution du Réseau de transport de la Capitale (RTC) et l’ajustement TECQ, et auquel est ensuite soustrait un montant équivalent à la contribution financière versée par le gouvernement du Québec à la Ville de Québec pour l’accompagner dans son rôle de capitale nationale, réparti entre les deux villes en proportion de leur potentiel fiscal respectif;

CONSIDÉRANT QUE, bien qu’il soit contesté devant la Cour supérieure et la Commission municipale du Québec par la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, le Règlement est pour le moment en vigueur et appliqué par la Ville de Québec;

CONSIDÉRANT QUE la Ville de Québec a transmis à la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures un avis, le 1er juin 2026, l’informant que le gouvernement du Québec ne lui avait pas confirmé le versement de ladite contribution financière visant à l’accompagner dans son rôle de capitale nationale pour les exercices financiers 2026, 2027 et 2028;

CONSIDÉRANT QUE l’absence de confirmation de ladite contribution financière a un impact significatif pour la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures dans le contexte de l’application du Règlement, puisqu’elle augmente de 2 323 011,00 $ le montant de sa quote-part dans les dépenses d’agglomération pour l’exercice financier 2026 et qu’un impact similaire est anticipé pour les exercices financiers à venir si la contribution n’est pas confirmée et que le régime fiscal établi par le Règlement demeure en vigueur;

EN CONSÉQUENCE, IL EST RÉSOLU :

QUE la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures informe la Ville de Québec que toute somme réclamée à titre de quote-part ou de quote-part amendée en vertu du Règlement d’agglomération R.A.V.Q. 1714 de l’agglomération sur l’établissement et le paiement des quotes-parts annuelles des municipalités liées est acquittée sous protêt, considérant les contestations entreprises devant la Commission municipale du Québec et la Cour supérieure concernant le Règlement;

QUE, sans préjudice aux contestations entreprises à l’égard du Règlement d’agglomération R.A.V.Q. 1714 et étant donné que ledit Règlement est actuellement en vigueur et appliqué par la Ville de Québec, la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures fasse part au gouvernement du Québec de l’impact significatif de l’absence de confirmation du versement, à la Ville de Québec, de la contribution financière gouvernementale pour l’accompagner dans son rôle de capitale nationale et demande à ce que ladite contribution soit rapidement confirmée et versée pour l’année 2026.

Le maire Juneau s’exprime sur le lac Saint-Augustin à la lumière de la reconnaissance de l’agglomération comme Réserve de biosphère de l’UNESCO

« La récente reconnaissance de l’Agglomération de Québec à titre de Réserve de biosphère de l’UNESCO est une nouvelle positive qui mérite d’être soulignée. Elle met toutefois en lumière une façon de travailler de la Ville de Québec qui laisse pour le moins perplexe.

En effet, lorsqu’il est question de mettre en valeur les richesses environnementales de l’Agglomération, le lac St-Augustin est présenté comme un atout, un actif collectif et un élément d’intérêt écologique. Il est d’ailleurs identifié comme tel dans le Schéma d’aménagement de l’Agglomération de Québec et figure parmi les éléments mis de l’avant dans la démarche ayant mené à la reconnaissance internationale par l’UNESCO.

Par contre, lorsqu’il est question d’assumer les responsabilités que la loi attribue à l’Agglomération à l’égard du lac en question, l’enthousiasme disparaît. Complètement.

Pourtant, la loi est claire (RLRQ, c. E-20.001, art. 19, al. 7). Les lacs municipaux sont de compétence d’agglomération. Point.

Trois avis juridiques distincts obtenus par la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures en 2025 et 2026 arrivent à cette même conclusion. Malgré tout, l’Agglomération nie systématiquement une responsabilité pourtant prévue explicitement par la loi.

Il est toujours surprenant de constater avec quelle créativité certaines organisations publiques peuvent interpréter un texte législatif lorsque vient le temps de faire des recommandations. Ce faisant, cela peut faire en sorte que des décisions politiques soustraient l’organisation à ses responsabilités (et aux coûts) qui y sont associées… La bonne foi se présume. La mauvaise se constate.

Une compétence prévue dans la loi n’est pas un slogan. Ni une image de marque. Ni un argument de communication. C’est une responsabilité et un devoir dont les dirigeants doivent s’acquitter avec rigueur, cohérence et respect du Législateur et des institutions. Tout écart est indigne de la fonction.

Les distinctions, les déclarations, les missions et les exercices de rayonnement ont leur utilité. Mais ils ne remplacent ni les obligations ni les responsabilités.

À force de privilégier le récit, le discours et les exercices de positionnement, on finit parfois par perdre de vue l’essentiel et les règles.

Une réserve de biosphère n’est pas un concept marketing. C’est un patrimoine naturel dont il faut reconnaître la valeur et assumer la responsabilité. Avec sérieux.

Le lac St-Augustin n’a pas besoin d’esbroufe. Ni d’un exercice de mise en scène d’un mauvais théâtre. Il a besoin que les responsabilités prévues par le Législateur soient reconnues et assumées.

Aucun élu municipal ne peut se placer au-dessus des lois.

Les intentions relèvent du discours. Les responsabilités relèvent des faits.

Faire plutôt que plaire.

La base. » – Sylvain Juneau, maire de Saint-Augustin-de-Desmaures

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Rubrique sur le sujet

Lac Saint-Augustin

Revue de presse – Tramway et abattage d’arbres

Dans les médias Saint-Augustin

2026-03-17 – Entrevue de Mario Dumont avec le maire Sylvain Juneau – Arbres abattus pour le tramway: «On ne suit pas les bonnes règles de l’art» (Qub Radio)

2026-03-16 – Tramway et abattage d’arbres: une question de séquence… et de jugement – Opinion du maire Sylvain Juneau (Journal de Québec)

2026-03-16 – « Apôtre de l’inertie », « irresponsable » : Marchand et Juneau s’échangent des critiques (Radio-Canada)

2026-03-16 – Tramway: débat houleux sur l’abattage d’arbres entre Marchand et Juneau (Le Soleil)

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20 ans !

Le 1er janvier 2026 marquait un jalon important pour Saint-Augustin-de-Desmaures : le 20e anniversaire de sa reconstitution à la suite de la défusion. Depuis, notre ville a su s’affirmer et se développer.

Cette étape déterminante est le reflet d’une volonté citoyenne forte : décider ensemble de notre avenir, tout en collaborant avec les différents partenaires.

Aujourd’hui, nous pouvons être fiers du chemin parcouru et résolument confiants pour la suite.

Quote-part d’agglomération : un règlement inéquitable

Crédit image: Ville de Québec

L’actualité des derniers jours a remis à l’avant-plan le règlement de partage des dépenses d’agglomération, adopté par le conseil d’agglomération et jugé inéquitable pour Saint-Augustin-de-Desmaures. Le maire Juneau a tenu à préciser les éléments qui posent problème dans un texte transmis aux médias le 8 décembre.


«Dès mon arrivée à la mairie, il y a plus de dix ans, j’ai soutenu que le mécanisme de partage des dépenses devait être revu, car profondément dysfonctionnel et inéquitable.

Depuis le début des discussions entre les trois villes liées, nous avons défendu une approche simple: une quote-part basée sur un montant de départ fixe et raisonnable, indexé annuellement, sans recours au potentiel fiscal. Stabilité, prévisibilité, équité. VSAD a maintenu cette position tout au long d’un processus de plusieurs années.

Le règlement sur les quoteparts récemment adopté par l’Agglomération ne présente rien en ce sens.

Les chiffres et les faits sont clairs:

  1. Un montant de départ arbitraire: Le montant de départ proposé pour VSAD (plus de 27 M$ pour la portion indexable seulement) est près du double de celui de l’autre ville liée, basé sur notre potentiel fiscal versus cette dernière, sans lien logique avec les coûts des services rendus, leur quantité ou leur qualité. Aucune explication valable ne nous a par ailleurs été fournie sur ce qui a mené à l’établissement du montant de départ de l’autre Ville liée, et ce, malgré nos demandes.
  2. La contribution au RTC – un gouffre financier annoncé: Près de 25 % de notre quote-part demeure calculée selon l’ancienne formule. Nous suggérions que cela soit inclus dans la formule globale. Pour VSAD, en 2025, cela représente 8,3 M$, soit une hausse de 40 % en un an, pour un service minimal. Et malgré l’exclusion des infrastructures du tramway, les coûts d’exploitation, l’électrification et les hausses salariales feront inévitablement enfler la facture. Sans parler de l’endettement et des évidents problèmes de gestion. Il n’est par ailleurs pas question de taxer davantage les automobilistes (essence, immatriculation ou autres) ni d’inventer de nouvelles surtaxes pour générer des revenus supplémentaires. Une organisation bien gérée n’en a pas besoin. Il n’y a pas que la colonne des revenus dans un budget; celle des dépenses importe tout autant.
  3. Une indexation bancale: L’indexation de la quotepart selon l’IPC, la population et le potentiel fiscal crée une redondance et une iniquité évidentes. Une hausse de la population de VSAD augmentera notre quote-part, mais cette mathématique ne s’appliquera pas pour la Ville de Québec. Et l’ajout du potentiel fiscal par-dessus le tout perpétue une iniquité de fond.
  4. Les surplus d’agglomération conservés par Québec: Le règlement prévoit que la Ville de Québec conservera tous les surplus futurs. VSAD récupérera sa part du surplus 2024 (1,7 M$) uniquement grâce à nos procureurs. Ce mécanisme disparaît ensuite. Si on paie trop pour des dépenses décidées par l’Agglomération, on ne récupérera rien de ce qu’on aura payé en trop.
  5. Une subvention provinciale dont le risque nous est imposé: Si Québec perd sa subvention annuelle de 7 M$ à titre de Capitale Nationale, les villes liées devront dorénavant absorber 50 % du manque à gagner. Pour VSAD: 2,3 M$ additionnels. Jamais jusqu’à maintenant on ne nous avait imposé d’être les « co-assureurs » de cette entente qui date de plus de quinze ans entre le gouvernement et la Ville de Québec et sur laquelle nous n’avons aucune prise.
  6. La compétence sur le Lac Saint-Augustin toujours ignorée: Malgré la clarté de la Loi, cette compétence d’agglomération n’est toujours pas reconnue et conséquemment les coûts associés doivent être assumés par VSAD. Nous demandions que la situation soit corrigée. 
  7. Une poursuite de Québec contre VSAD demeure: La Ville de Québec maintient une poursuite d’environ 3 M$ pour des travaux effectués dans le parc industriel et relevant de l’Agglomération. Nous avions demandé son retrait: cela avait été accepté, puis refusé.

La finalité de toutes ces négociations reste décevante: l’équité n’était pas au rendez-vous. Pourtant, nous avons négocié de bonne foi, cherché des compromis, proposé des solutions et sommes demeurés ouverts. Cette ouverture n’a pas été réciproque.

À VSAD, je suis entouré de gens forts, qui n’hésitent pas à remettre en question mes idées et réflexions. Cela nous permet de prendre des décisions réfléchies, cohérentes, et assumées et de tenir tête lorsque c’est nécessaire, sans éclat ou effet théâtral inutiles.

Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures n’est pas au service d’un système; il est au service des Augustinois. Je n’accepterai jamais qu’on tente de leur faire porter un fardeau qui ne leur revient pas. Tenir sa ligne est parfois moins commode politiquement, mais infiniment plus respectable.

C’est exactement ce qu’on attend d’un maire. C’est ce que je continuerai de faire.»

Sylvain Juneau, maire de Saint-Augustin-de-Desmaures


Entrevue du maire Juneau à Boulevard 102.1

Article du journal Le Soleil

Dans les médias – Nominations au sein du RTC et de la CMQ

Crédit photo: Radio-Canada

Ce fut une semaine chargée médiatiquement pour notre maire à la suite des nominations du conseil d’agglomération de Québec, qui n’incluent aucun représentant de Saint-Augustin-de-Desmaures au conseil d’administration du RTC ni à la Communauté métropolitaine de Québec.

M. Juneau a accueilli la décision du maire Marchand et des autres membres de l’agglomération en faisant preuve de hauteur et avec un regard résolument tourné vers l’avenir.

Bien qu’il soit regrettable de ne pas siéger à ces instances, le conseil continuera de faire entendre sa voix et de défendre les intérêts des Augustinois.

Notre contribution au réseau de transport collectif est substantielle (près du double de celle de L’Ancienne-Lorette) et elle augmente rapidement parce qu’elle est liée à la valeur (en forte hausse) de nos résidences, commerces et industries. Il est donc normal que nous nous opposions à tout financement additionnel par l’imposition de nouvelles taxes sur l’immatriculation ou sur l’essence.

De même, la nouvelle formule de partage des dépenses d’agglomération demeure inéquitable pour les contribuables de notre ville, et nous ne pouvons l’appuyer en l’état.

Certains élus de l’agglomération perçoivent nos positions comme de la dissidence ou un manque de collaboration. Or, dans les faits, nous ne faisons que notre travail : représenter fidèlement nos citoyens dans les instances prévues à cet effet.

Et c’est précisément cela, la démocratie : discuter, débattre, confronter des idées, parfois diverger, toujours dans le respect. Avoir une opinion différente n’est pas un manque de collaboration, c’est une condition essentielle pour faire avancer une collectivité de façon transparente et responsable.


Articles et entrevues

2025-12-03 – Radio-Canada – Exclue du conseil de la CMQ, Saint-Augustin-de-Desmaures « regarde en avant »

2025-12-03 – Boulevard 102.1 – Entrevue avec le maire Sylvain Juneau

2025-12-03 – Ici Première – Entrevue avec le maire Sylvain Juneau

2025-12-03 – FM 93 – Entrevue avec le maire Sylvain Juneau

2025-12-03 – Noovo – Entrevue avec le maire Sylvain Juneau

2025-12-04 – Radio X – Entrevue avec le maire Sylvain Juneau

2025-12-02 – Journal de Québec – «C’est mon choix»: Bruno Marchand exclut Sylvain Juneau du conseil de la Communauté métropolitaine de Québec

2025-12-02 – Marchand exclut le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures du conseil de la CMQ (Radio-Canada)

 

Pourquoi ne prolonge-t-on pas les rues du Charron ou des Artisans jusqu’à la route Tessier?

Les travaux actuellement en cours à l’intersection de la route 138 / Fossambault amènent des citoyens à se demander pourquoi la Ville ne prolonge pas les rues du Charron ou des Artisans vers la route Tessier, ou encore pourquoi elle ne crée pas une nouvelle voie reliant la route Racette à la route de Fossambault.

En réalité, la Ville a dû renoncer à ces projets puisque les terrains visés se trouvent en zone agricole protégée, et leur exclusion de cette zone s’est avérée impossible. Les plus récentes orientations gouvernementales (provinciales), ainsi que les derniers schémas d’aménagement adoptés par la Communauté métropolitaine de Québec et l’agglomération de Québec, ne permettent pas l’agrandissement du périmètre urbain augustinois, ce qui empêche par conséquent l’aménagement de nouvelles voies de contournement.

Gardons à l’esprit les raisons pour lesquelles les travaux à l’intersection sont actuellement réalisés : améliorer la fluidité de la circulation et réduire le nombre d’accidents — ce qui devrait notamment permettre une meilleure réponse en cas d’urgence, surtout compte tenu du peu d’alternatives disponibles.


Pourquoi notre ville ne peut-elle pas simplement décider où et comment se développer?

Plusieurs instances encadrent le développement d’une municipalité. C’est un véritable système en cascade, comparable à des poupées russes.

Le développement de notre territoire doit d’abord respecter notre plan d’urbanisme, qui est adopté par la municipalité. Ce plan doit être conforme au Schéma d’aménagement et de développement de l’agglomération de Québec (SAD), qui regroupe les villes liées (Québec, L’Ancienne-Lorette, Saint-Augustin-de-Desmaures).

Ce schéma d’agglomération, à son tour, doit respecter les grandes orientations du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD), adopté par la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) qui regroupe 28 municipalités, réparties en 4 MRC.

Finalement, l’ensemble de cette planification doit s’arrimer aux Orientations gouvernementales en matière d’aménagement du territoire (OGAT) établies par le gouvernement du Québec.

Une municipalité ne peut donc pas planifier son développement de façon complètement autonome. Elle fait partie d’un ensemble régional et provincial plus large, dans lequel les décisions doivent s’harmoniser pour assurer une cohérence territoriale, environnementale, sociale et économique.

C’est pourquoi les changements importants, notamment ceux liés au périmètre d’urbanisation, nécessitent des approbations à plusieurs niveaux.

Puisque les instances supérieures n’ont pas inclus les zones visées dans le périmètre d’urbanisation, la municipalité n’est pas autorisée à aller de l’avant avec le prolongement de routes.

FEQ : Le RTC offrira une nouvelle navette événementielle à l’ouest 

Crédit photo: RTC

Le transport en commun est une excellente option pour profiter du Festival d’été de Québec sans tracas, en évitant les défis de stationnement et de circulation au centre-ville.

Nouveauté cette année: une version bonifiée de la navette 420 s’arrêtera au Parc-O-Bus Le Gendre, facilitant l’accès pour les citoyens de l’ouest de l’agglomération, dont Saint-Augustin-de-Desmaures.

Merci à mon collègue Jean Simard, qui a soutenu activement cette amélioration au sein du CA du RTC. 

Une belle avancée!

Plus d’informations ici!